Vendredi 19 Juin 2009
LE SEPTIÈME ÉTAGE DE LA MÉLANCOLIE
La fenêtre est déjà ouverte sur d'autres dimensions de l'ego qui n'ont rien de déshonorant. Il ne reste plus qu'à tenter ton essor.
Que crains-tu ? Il n'y a plus rien à trouver au septième étage de la mélancolie.
Inutile de regretter ceux que tu n'as point visités. Ce sont des pièces en trompe-l'œil qui ne contiennent rien d'essentiel. Rien que des décors usés sur lesquels la poussière accumule ses strates. Les escaliers sont clos par des codes inviolables. Les ascenseurs archaïques ne mènent plus nulle part.
Peut-être préfères tu t'asseoir, pleurer sur ton passé perdu, ton avenir inaccessible seul face à la fenêtre ouverte au septième étage de la mélancolie …
Il se peut que les ailes ne soient plus fonctionnelles que pour les fonctionnaires du souvenir. mais qui a dit que les rêves ne comportaient pas de risques ? Ne vaut-il pas mieux se briser les os sur l'échine d'acier du souffle que de se voir décliner dans un cube sans lumière, sans même une identité, au carrefour imprécis des moins définies déchéances ?
La question reste ouverte.
Et la fenêtre aussi …
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 19 Juin 2009 à 02:50 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE





