Samedi 30 Sept 2006
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 30 Sept 2006 à 23:57 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Plus vite que la lumière et le son
Te retrouver, quelle que soit la distance ;
Goûter la lave sucrée de tes lèvres,
Me faxer dans le flux de tes atomes
Et des silex armoriés de nos ventres
Ressusciter des feux immémoriaux,
Des vaisseaux lilliputiens de mes doigts
Parcourir l'immensité de ta peau
Pour voir de l'autre côté de ton âme
Nue dans la phosphorescence des rêves
Chorégraphiant l'espace des notes
Tes gestes sont fruits de ma renaissance
Prodiges de matière enchantée
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 30 Sept 2006 à 23:51 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL …
Il ne suffit pas d'apercevoir un voilier
Dans de la confiture de fraises ou de myrtilles
Pour se déterminer, s'écarteler poète
Il faut que le voilier soit paré au départ
Vers le large incertain de nos aubes internes
Et franchisse le cap de nos mornes tempêtes
Qu'il puisse s'amarrer à notre hanche gauche …
De loin, on entendra claquer sa toile rêche
Qu'il devienne l'amorce de rebellions nouvelles
Mais le voilier jamais ne se nomme lui même
Le pirate n'a de nom que pour ceux qu'il aborde
Aussi, le poète est sans visage et sans nom
Le poème est action, cri, arqueboutement
Il fait basculer l'axe de la Réalité
Donne à voir l'angle mort et la face cachée
Réveil matin brasier dans l'ordre mécanique
Il interrompt l'élan des gestes anonymes
Et dans ses alambics où fermente et bouillonne
La substance sacrée d'où bientôt surgira
La pierre philosophale des métaphores
Réinvente l'Humain dans l'alchimie de l'homme
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 30 Sept 2006 à 23:42 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Un zeste de mélancolie pour croire
Qu'on ressemble encore à un être humain
Et l'ironie comme un bouclier de fortune
Pour descendre dans l'arène des sentiments humains
En sachant qu'on va mourir et renaître
Renaître et mourir en boucle inlassable
Mais que toujours, au bout du compte, on est vaincus
Par la fée grimaçante qui peuple nos miroirs
Trains perdus et sas trop tôt refermés
Impasses élevées à la puissance dix
Équations, émotions aux inconnues multiples
L'algèbre de l'amour est peuplée de fantômes
Des blocs de glace en nos cœurs qui dérivent
Font monter la marée des souvenirs
Jusqu'aux demeures blêmes où nous nous réfugions
Et submergent l'essence absolue de notre être
Amputés et solubles dans l'alcool
Nous continuons à marcher droit devant
Nous n'avons pas atteint la lassitude extrême
Et face à l'ouragan, nous sommes toujours debout
Guettant le défi que la mort nous lance
Guerriers du néant et de l'infini
Bravant l'immensité : perpétuelle quête
Jusqu'au défi ultime qui nous crucifiera
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 30 Sept 2006 à 23:23 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Dans le cercle hypnotique des amours avortées
Nous dansons, invoquant les miracles en pagailles
Nos plaies ressemblent à des messages en braille
Que seule une âme peut comprendre et déchiffrer
Dans la nuit multiple aux solitudes barbelées
Nous tentons de trouver un souffle, un axe, un sens
Au désordre aliéné des vies tissées d'absence
De silence et d'attente et d'extases niées
Bousculés, basculés dans des néants soldés,
Détectives de l'Etre, nous recherchons en nous
La trace du vivant dans la nuit qui se noue
Très méthodiquement à nos songes émiettés
Archéologues, nous ne trouvons que décombres,
Écho de ces cités enfouies sous la faille
Qu'a dessiné l'écart entre l'axe vital
Et les terres friables où notre désir sombre
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Vendredi 29 Sept 2006
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 29 Sept 2006 à 05:19 GMT+2 dans ÉVÉNEMENTS
Oyez oyez, lecteurs et lectrices parisiens - s'il en est- de ce blog, là, sous vos yeux.
Ce soir, à 20h30, la Fée Cabossée inaugure son tout nouveau spectacle "Autour de la vie" au restaurant La Page Blanche, 46 rue Jean-Pierre Timbaud, dans le onzième, au métro Oberkampf. C'est dix euros, soupe du pêcheur incluse et, croyez moi, vous ne regretterez pas cet investissement somme toute minime.
Qui ne l'a jamais vue sur scène ignore jusqu'où peut aller la poésie en action. Commencez en premier lieu par oublier le mot "lecture". Ici on interprète, on incarne, on vibre, on s'émeut. Plus proche cette fois du récit poétique que de la poésie pure, ce texte décapant et drôle tourne autour de l'art culinaire et de la vie d'un restaurant ; il colore la vie de sauces épicées.
La Fée ne se "contente" pas d'écrire des textes magnifiques, elle brûle littéralement les planches, les planchers et tout le reste avec. Et en plus de ça, elle est jeune, jolie comme un cœur et j'en passe.
Preuve qu'il n'est pas nécessaire d'avoir la gueule de travers, voire même un grand corps malade, de faire du slam ou d'avoir atteint un âge "respectable" pour posséder exigence et talent. Pendant que certains ronronnent des métaphores bancales, y'en a qui travaillent pour de vrai.
Si vous voulez être sûrs d'avoir des places, réservez au 01 43 38 37 43. Sinon passez toujours.
Si c'est bondé, il ne vous restera plus qu'à biberonner dans les multiples mastroquets de ce quartier pour vous consoler de votre imprévoyance. Un spectacle comme ça, ça ne se rate pas !
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 29 Sept 2006 à 04:52 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Si l'on définit l'utopie
Comme la prison de l'irréalisable
Où sont enfermées nos aspirations
Alors, ce ne sont pas les pistes où nous cherchons
L'improbable révélation de l'être
La voie du bonheur, de l'épanouissement
L'insoumission ludique aux contraintes des dogmes
Qui doivent être qualifiées d'utopiques
Mais votre prétention à la pérennité
Des cultes du pouvoir et de l'Économie
Où le vivant n'est plus qu'une erreur de calcul
Et qui ont su prouver l'ampleur de leur néant
Et le reprouvent encore, et le sous-titrent en braille …
Vous qui croyez que l'âme, la dignité, l'honneur
Sont des valeurs marchandes pour bigots égarés ;
Pour qui les génocides sont un fond de commerce
Et la survie de l'homme bien moins essentielle
Que la sécurité immédiate et chiffrée,
Vous qui vous accrochez aux os de vos cadavres
Nos songes incandescents échappent à vos mesures
Et leur force est rebelle à vos égarements
Ils écrivent en clair la fin de votre monde …
Méfiez vous, nous savons fabriquer des miracles !
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 29 Sept 2006 à 04:46 GMT+2 dans UN ZESTE D'ÉROS
Ce cercle au delà duquel
Ceux qui ne connaissent rien
À l'amour suave et brutal
Dans sa barbarie première
Ne voient nulle volupté
Ce cercle y pénétreront
Ma langue, sa horde de mots
Enspiralés de salive
Goutte à goutte j'y construirai
Un nid d'étoiles ardentes
Et c'est ton cul, ton cul seul
Qui m'imposera sa règle
L'anus empereur régnera
Sur les rythmes du silence
Rimes à rimes et voyelles
Après voyelles incantées
Lèvres à ta croupe soudée
Comme un chiot je lécherai
Tes souillures et tes mystères
Jusqu'à ce que tu implores
L'union obscène et sacrée
De tes tendres profondeurs
À ma rugueuse joie d'homme
En un hymne sodomite
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 29 Sept 2006 à 04:39 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Nous déchiquetions de nos dents
Le silence et la solitude
Tant et tant et tant d'archipels
Où la boussole désaxée de nos cœurs
Nous avait égaré dans les massacres
Pistes sanglantes des vautours
Pour qui les émotions humaines
Étaient leviers parfaits des manipulations ;
Et lorsqu'en un lieu incertain
L'arbre de la rencontre déploya ses feuillages
Nous étions sur le seuil, armés
Au bout des bras tendus vers l'autre
Le bouclier des tendresses écorchées
Océan de lames d'acier
Remugles nauséeux de l'injure
Éructations de nos angoisses
Dé tournoyant formé de labyrinthes
Dépeçage de l'autre où se reflétait
En miroir l'âpre écho des batailles perdues …
Mais l'écume arbitraire de nos déchirements
Était sous-tendue d'un souffle d'amour !
Il était écrit que les crêtes
Des vagues devaient imploser
Pour livrer le passage à des noces extatiques
Dansant jusqu'au vertige de la terre promise
Je t'ai abandonnée, mais tu es revenue
Flux de marée d'un arc-en-ciel incompressible ;
Voulant m'anesthésier de ton amputation,
J'étais vide et flottant dans le néant des choses
Et lorsque tu fus là, dans ta ressurection
Et lorsque tu fus là, au centre de ta gloire
Je compris que le puzzle était reconstitué
Que je n'étais entier qu'avec tes yeux en moi
Je suis trop vieux déjà pour renoncer encore
Mais mon cœur n'a pas désappris
À reconstituer le feu
Aux flammes longues et douces qui sans blesser réchauffe,
Annulant la fatigue et l'écartèlement
Blottis toi comme un enfant dans mon grand fleuve animal
Accepte la protection de mes esprits totem
Soyons l'un pour l'autre le signe
Tant attendu de l'accomplissement
Toi, ma tendresse inébranlable !
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 29 Sept 2006 à 04:28 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
L'amour du vif et de l'intense
L'amour de l'amour de la vie
Atouts absents des politiques
Il faut maintenir la cadence
De la machine économique,
Perpétuer la supercherie
Le monde n'est-il, en fin de compte,
Qu'un gigantesque arbre à ulcères
Des reniements fertilisé,
Le cœur un animal qu'on dompte ?
Sur nos rêves stérilisés,
Lentement l'étau se resserre ;
Les dignes et droits contrebandiers
Franchissent les montagnes en silence
Et passent quelques rêves en fraude
Refusant règles et décrets,
Soleils de conscience en maraude,
Tumultes en incandescence !
Nous avons tout à déclarer :
La naissance de nouveaux défis
L'Amour comme religion d'état
L'innocence et la liberté
Que nous conquerons pas à pas …
De vos taxes, fixez le prix !
Si l'homme ne vaut pas davantage
Que la simple valeur marchande
De sa peau, de ses idéaux ;
Si ses passions sont hors d'usage,
Sont marquées comme des bestiaux
Par le fer rouge des dividendes
Nous ne sommes que guérilleros
D'une cause perdue d'avance,
Menée jusqu'à l'issue fatale
Mais si les graines de nos mots,
Hantées d'une sève vitale,
Font naître des chemins d'espérance
Si l'Homme, des dés de la chance
S'empare, qu'à travers les espaces
Il les lance, afin qu'apparaisse
Le chiffre de sa délivrance
Multiforme, jusqu'à ce que naisse
L'astre émerveillé de la grâce
Alors d'autres mondes en jachère
Naîtront des voyages interdits
Au cœur de notre identité
De l'Amour ancré dans la chair
Nous ferons une réalité,
Rempart contre vos usufruits
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Mercredi 27 Sept 2006
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Sept 2006 à 02:21 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
L'habitation première des hommes est leur angoisse
Leur faim de vivre une résidence secondaire ;
Ils s'installent dans l'une et s'évadent dans l'autre
Mais déménager est au dessus de leurs forces …
Habiter l'exigence de leur révélation
Du devenir, de l'être en ses métamorphoses
C'est s'exposer aux métastases de l'idéal :
Notre métabolisme n'y résisterait pas !
Pourtant le maquillage se craquèle à outrance
Les rêves avortés ne veulent lâcher prise
Lestant nos abandons de tout un poids de manque
Pourtant, dans la vacance, l'oubli ne nous vient pas …
Et si la résidence était la vraie demeure,
Le lieu où l'angoisse dissoudrait ses cristaux
Pour que nous nous élevions droits vers nous mêmes ?
Le fardeau qui nous ploie est-il si nécessaire,
Et n'abusons nous pas de la réalité,
De ce qu'on nous dit être le concret, le certain
Et nous force, chaque jour, à la mutilation ?
La question reste ouverte, mais la porte est fermée !
Jusqu'à quand contenter de soupçons d'oxygène
Notre être qui aspire à s'ennivrer du vent ?
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Sept 2006 à 02:07 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Ici, la guerre ethnique ne s'accomplit jamais
Qu'à fleurets mouchetés et ne fait pas de morts …
Du moins en apparence, tout juste des exclus !
L'Économie Moderne est une religion
Dont il ne fait pas bon professer l'athéisme,
Sous peine d'être marqué du sceau des utopistes
On vend de la conscience dans les hypermarchés
Le mot "exploitation" n'est plus au goût du jour ;
La terre aux inaliénables cicatrices
Par ceux-là même qui l'ont couturée de blessures
Est arborée comme le blason rédempteur …
On respecte les hommes et l'environnement
O mensonges foutraques des marchands de ténèbres …
Tout est beau, tout est propre, bienvenue en enfer
Quand les contacts humains sont une marchandise
Des peuples entiers sont sacrifiés à nos veaux d'or
Sur l'autel du dieu Économie de Marché
Leurs prêtres ont revêtu les masques du moment
Réveillez ceux qui dorment, gardez les yeux ouverts,
Nulle autre solution pour ne pas succomber
À l'effondrement nécessaire de nos mythes
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Sept 2006 à 01:55 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Il n'y a pas de message. Il n'y a rien à comprendre. Juste que l'homme vit en dessous de son rêve d'être humain.
Juste que nous nous échouons toujours sur de semblables banquises, que nous sanctifions au nom de la Très Sainte Inquisition réaliste.
Juste que nos religions sont injustes et criminelles et déracinent l'homme de son devoir de perpétuelle métamorphose. Je n'évoque pas ici ces dogmes établis dont la prière ne se conçoit qu'à travers telle ou telle église, mais de ces cultes insidieux, dont la perversité sournoise n'ose se proclamer nouvelle mystique, nouvelle idéologie, dont il faut respecter les étroits théorèmes. Elles hantent sexe et politque et conception de la réalité, censurent nos aspirations.
On peut leur donner bien des noms : culte de la lucidité, de la science omnisciente, du bouc émissaire réglementaire, engrangé dans une case économique, diktat de l'identité sexuelle, déification de la réussite sociale et de l'émotion tue.
"Tue ! Tue ! Tue" : c'est le nom authentique de ces nouveaux dogmes. Assassine en toi rêve et utopie, transcendance et chant de vie, et tranche le cou à ton imaginaire !
Las des morales sans éthique, des politiques sans êtres humains, des systèmes économiques castrés de l'individu, je crie ce poème de guerre, sans message, sans rien à comprendre, parce qu'il n'y a rien à dire … et que c'est ce rien qui nous ronge !!!
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Sept 2006 à 01:49 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Tu vois, je suis là, devant toi
Écorché vif, privé de peau
Ainsi que tu le désirais
J'ai mis une muselière
Et coincé mes mâchoires à l'aide d'un étau
Ainsi que tu le désirais
Pour ne plus être tenté de te toucher
Pour ne plus être tenté de prononcer ces mots
De plume et de sang, ces caresses tendres
Qui te sont aboiements et papier émeri
J'ai pris comme tu le désirais
Rendez-vous afin qu'on me tranche
D'un coup sec la moitié de la langue
Afin de ne pouvoir prononcer que
La moitié des mots que je ressens
Comme des pulsations vitales
Ils te gênent, t'embarrassent, te persécutent
Je le comprends, car je suis de nature compréhensive ;
Je me suis même crevé les yeux ainsi que tu le désirais
Pour t'éviter l'offense de mes regards d'amour
De mes larmes ou de mes sous-entendus
Quelques furies hargneuses envers les hommes
S'occuppent de ma verge et de mes testicules
Avec un peu de chance elles m'émasculeront
Et tu n'auras même plus
À entendre parler de mon désir de toi
Comme tu me le demandais
La nuit, je porte le silice
Comme les moines pénitents
Un silice neuronal mais urticant à souhait
Je ne te dis cela qu'à titre d'information
Pour que mes mains ne soient pas tentées de t'étreindre
Je les ai gantées de fil barbelé
Comme tu me le demandais
La nuit, des foreuses viennent creuser mon crâne
Au matin, leurs perforations
Ont dessiné un nom, toujours le même
Je crois bien que c'est le tien
Je te tiens au courant, n'y vois pas une plainte
Il y a longtemps que j'ai appris
À ne plus gémir, hurler ou me tordre
Que lorsque je suis seul - on a sa dignité-
Mais le seul corps que je veuille
À mes côtés est le tien
Tu vois, je suis là, devant toi
Écorché vif, mais presque affable
Sans peau mais souriant quand même
Je travaille beaucoup ces temps-ci
À devenir un pur esprit
Mais tu sais, c'est difficile
Quand on n'est ni fou, ni mystique
Et le plus difficile à accepter vois-tu
C'est que tu remarques rien de tout cela
Et que pour toi, tout est normal !!!
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Lundi 25 Sept 2006
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 25 Sept 2006 à 23:21 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Enseignant la suavité
Aux gestes de braises et de lys,
Souterraines élévations
Aux élans bleus de nos mystères
Nous hisserons haut la bannière
De nos rages émerveillées,
De nos indignations ludiques
À l'envers du renoncement
La trame neuve des orages
Au fil des révoltes patientes
Tissée dans nos mutismes hurlants
Créera d'inédites utopies
O ma volcanique soie mauve
Fuyant l'anarchie des démences
Nous dirons la folie consciente
Affranchisseuse de limites
Toujours nous nous évaderons
Des révolutions sans amour
Et bâtirons nos guérillas
En demeures, en fêtes de mots
Nous insérerons les ruptures
Aux pages des livres trop sages
Et déferons les ordres froids
Dans l'omniprésence des miracles
Nous serons vigilants à être
Toujours davantage que nous
Et à semer des grains de sable
Dans l'écartèlement du visible
Nous prouverons qu'un rire peut
Etre un chant révolutionnaire
Et freiner l'avancée du froid
En devenant contre-pouvoir
Rire face à ceux qui se croient
Des dieux nouvellement promus
Unanimement respectés
Tel est le mot d'ordre du jour
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 25 Sept 2006 à 23:13 GMT+2 dans ANTIPOÈMES
Le poète est une putain
Qui ne sait monnayer ses charmes ;
Il a de la joie et des larmes
A revendre, mais il ne vend rien …
- Dis, c'est combien ta camelote ?
-Fais moi rêver, ça suffira,
Un peu d'amour et tu sauras
Mes alexandrins, mes litotes
- Non, mais regardez moi ce drôle !
Du rêve, moi j'ai pas ça en poche,
Je travaille pas de la caboche …
D'abord, où c'est qu'elle est ta piaule ?
- Est c'que tu fais des trucs cochons
Du genre, sécurité, confort,
Jouer à être le plus fort …
Enfin, ce genre de perversions ?
- Je te porte plus loin que la vie,
Je te propose l'aventure
Au soleil des littératures,
Tu ne connaîtras plus l'ennui …
- Et ma petite vie ordinaire,
Mes habitudes, mes p'tites idées ?
Tu crois qu'j'vais tout abandonner
Pour un vagabond de misère ?
Parfois, le poète a si froid
Au grenier glacé de sa tête
Qu'il solde ses vers au kilomètre,
Dix poèmes pour le prix de trois,
Ou les donne ; personne n'en veut !
Qui voudrait changer la tiédeur
Molle de sa vie, grise, sans couleur,
Contre une étoile et un ciel bleu ?
Qui voudrait d'une vie plus grande,
D'une fête de tous les instants,
Plus que du calme lénifiant ?
Et pourtant, il faut qu'il attende,
Le poète sur le trottoir,
Malgré l'hiver de la conscience,
La solitude et l'indécence
Du rêve, de l'âme et de l'espoir
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 25 Sept 2006 à 23:07 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Vous rejettez les païennes idoles,
Et vous croyez encore à la Morale,
La Science, la Politique, les Étoiles ,
Veaux d'or auxquels cœur et raison s'immolent !
Que vous niiez cela qui vous dérange
Ou érigiez en dogmes vos croyances,
C'est toujours sacrifier l'innocence,
La pureté sur l'autel de vos fanges ;
Matérialisme et mystique ne sont
Qu'un même dieu au double visage :
Intolérance est le nom du naufrage
Où nous conduit sa duelle illusion !
Ne pas vendre notre âme à la matière,
Mais ne jamais donner à celle-ci
Nos dédains d'hommes, car en elle se construit
Un rêve où s'enclôt notre lumière …
Sceptiques, peut-être, mais ouverts cependant ;
Je peste contre ce siècle shizophrène
Qui voit dans l'âme ou le corps la gangrène
Et tranche l'un ou l'autre dans son chant !
L'astre, ou la viande … oh ce choix impossible !
Transcendance ou dédain de l'exigence …
Il faut toujours qu'il y ait cette absence
Où nous nions tant de mondes possibles !
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 25 Sept 2006 à 22:52 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Comment être sûr, comment être sûr
Que cela qu'on se sent obligé d'accomplir
Pour sauver notre peau n'est pas précisément
Ce qui nous précipite dans le lit des ténèbres ?
Comment être sûr, comment être sûr
Avec exactitude de l'instant où devient
Impossible pour l'âme et le cœur de s'épandre
D'entrer en expansion, transmutant la matière
Parce que sont atteintes les limites des murs ?
Comment être sûr, comment être sûr
Que le dernier train vers le bonheur ne soit pas
Celui-là qui vient de partir sans voyageurs
Nous laissant seuls face à des instants sans substance ?
Comment être sûr, comment être sûr ?
La fleur du doute déploie ses ronces vénéneuses
Sans que nous saisissions ni le sens ni l'essence
Voyageurs immobiles accablés de fatigue
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Samedi 16 Sept 2006
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 16 Sept 2006 à 07:20 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL …
Ne placez pas la poésie
Sur vos tables de dissection
Mais acceptez les sensations
Qu'elle provoque sous votre peau …
J'ai chargé de foudre mes mots
Qu'ils éclatent en salves de cris
J'ai planqué des rêves acérés
Jusqu'en la moindre métaphore
Pour qu'ils fassent dans votre corps
Un trou où passent les étoiles
Etre déchiré est vital
Pour renaître de l'autre côté
Et l'épée tranchante de l'ange
Toujours à portée de mes vers
Vous montrera votre lumière
Décapitera l'obscurité
Vous laissera nus, désarmés
Face à tout ce qui vous dérange
Vous devrez vous réinventer
À l'aune de votre cœur battant
Danser jusqu'à ce que votre âme
Unisse en vous l'homme et la femme
Et que mes vers vous aient brûlé
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 16 Sept 2006 à 06:09 GMT+2 dans HOMMAGE AUX VIVANTS !
Les premiers textes que je lus de Jorge étaient étonnamment brefs ( parfois quelques lignes à peine) et bizarrement je m'en sentais frustré. C'est ainsi que je mesurai la valeur de ses poèmes. Un mauvais texte nous paraît toujours trop long et ne laisse jamais ce sentiment de manque … Une émission télé (pirate donc bordélique) et quelques manifestations plus tard, nous sommes devenus amis. Je ne vous dirai rien de plus, sinon qu'il vit en région parisienne et participe au mouvement "Insurrection poétique !". Ces deux poèmes, plus longs que ceux précités, sont à savourer d'urgence …
... lire la suite
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 16 Sept 2006 à 00:48 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
S'accrocher à des mantras dérisoires
Cœur ébréché et miroirs en attente
De présenter un reflet acceptable
Ensevelis sous de vaines esquisses
-Mensonges qui nous tiennent hors du risque-
De faux edens, artefacts monnayables
Quand c'est dans le péril de ses entrailles
En misant notre souffle et notre peau
Qu'il nous sera possible d'entrevoir
Un fragment de l'Essentiel peut-être
Trop frileux pour être vraiment vivants
Dans la plus haute acceptation du mot
Dans un monde d'émotions falsifiées
La vie que nous nous acharnons à vivre
Est un affront au regard des étoiles
Si tu ne vois que l'ensemble des mots
Et non le sang dont les lettres transpirent
Va, camarade, ta voie n'est pas la mienne
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