RÊVES EN DÉSORDRE
De ce capharnaüm de rêves en désordre
Nous ne mesurons pas quel serait le pouvoir
Si nous les assemblions en formes compactes
Capables de lutter contre l'effacement
Progressif de notre âme à laquelle nous contraint
Le martèlement continu de la machine
Cette vie sans visage où rien ne nous ressemble
Pour laquelle nous n'avons ni goût ni aptitude
Dans laquelle il nous faut pourtant persévérer
Qui nous apprit dès notre premier silence
Qu'il n'existait plus nulle issue vers les grands vents
Qu'abdiquer notre essence était la voie unique
Que nous devions renoncer à devenir …
Si tel était le sens pourquoi cette douleur
Des mondes avortés où nous n'avons pu être ?
Il suffirait d'un cri ou d'un effleurement
Pour que ce que nous pensons être le Réel
Se disloque et qu'un ciel sauvage nous embrase
Peut-être mais nous n'osons crier no effleurer
Préférant ne respirer qu'à peine sous le joug
À l'impatience écorchée des incertitudes
Alors, faute d'un choix périlleux, radical
Nous osons l'impensable : ce fourmillement tiède
Sans élan, sans saveur, nous l'appellons la vie
Qu'importe que je chute, écartelé d'absence
Et que mon corps soit bombardé de météores
Puisque parfois la fulgurance me foudroie
Qu'importe que mes victoires, qu'importe que mes défaites
Tracent dans l'espace des figures indéchiffrables
Si quelquefois il m'est permis d'entendre battre
Le cœur de l'univers en son immensité
Bref éclat mais si vif qu'il emplit une vie
Puisqu'il m'est permis d'entrevoir l'inaccessible
Nous ne mesurons pas quel serait le pouvoir
Si nous les assemblions en formes compactes
Capables de lutter contre l'effacement
Progressif de notre âme à laquelle nous contraint
Le martèlement continu de la machine
Cette vie sans visage où rien ne nous ressemble
Pour laquelle nous n'avons ni goût ni aptitude
Dans laquelle il nous faut pourtant persévérer
Qui nous apprit dès notre premier silence
Qu'il n'existait plus nulle issue vers les grands vents
Qu'abdiquer notre essence était la voie unique
Que nous devions renoncer à devenir …
Si tel était le sens pourquoi cette douleur
Des mondes avortés où nous n'avons pu être ?
Il suffirait d'un cri ou d'un effleurement
Pour que ce que nous pensons être le Réel
Se disloque et qu'un ciel sauvage nous embrase
Peut-être mais nous n'osons crier no effleurer
Préférant ne respirer qu'à peine sous le joug
À l'impatience écorchée des incertitudes
Alors, faute d'un choix périlleux, radical
Nous osons l'impensable : ce fourmillement tiède
Sans élan, sans saveur, nous l'appellons la vie
Qu'importe que je chute, écartelé d'absence
Et que mon corps soit bombardé de météores
Puisque parfois la fulgurance me foudroie
Qu'importe que mes victoires, qu'importe que mes défaites
Tracent dans l'espace des figures indéchiffrables
Si quelquefois il m'est permis d'entendre battre
Le cœur de l'univers en son immensité
Bref éclat mais si vif qu'il emplit une vie
Puisqu'il m'est permis d'entrevoir l'inaccessible
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 3 Octobre 2006 à 02:28 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE (article, RSS)





