PARADIS MORCELÉS
Fermant les paupières m'apparut
Une constellation d'ardentes cathédrales
Et je devins oiseau dont les ailes emplissaient
Chacune des ramifications de l'espace
Puis j'ouvris lentement les yeux
Et ne vis plus que combats
Soumissions, dominations
Humiliations, impasses
Brumes, chaos, paradis morcelés
Réalités puzzléiformes et dissociées
Fragments solaires entre strates d'enfer
Et tièdes et contraignants atermoiements
Où les mouvements se diluaient
Dans une pénombre visqueuse
L'amour une plaie, une poubelle,un fourre-tout
Où nous entassons nos histoires anciennes
Nos déceptions, nos amertumes
Nos clichés et nos défaites
Alors plus rien, désert et vide
Aspiration au silence intérieur
À cette paix que le présent ne saurait nous procurer
Que par des artifices de mémoire
Et l'on s'attache, se détache, se fracasse
Sans y attacher plus d'importance que cela
Avec un soupçon de lassitude
Mais au delà de la conscience, de l'inconscience et de la mort
Des lambeaux de peur et de fièvre
Des lambeaux de rêves aussi
Accrochés au pli de nos lèvres
Comme des plaques de cuivre à l'arrière des genoux
Pour nous empêcher de plier, de supplier
De nous soumettre, de nous annihiler
Mais dieu qu'un peu de vie vraie, intense et paradisiaque
Reposerait notre conscience !
Une constellation d'ardentes cathédrales
Et je devins oiseau dont les ailes emplissaient
Chacune des ramifications de l'espace
Puis j'ouvris lentement les yeux
Et ne vis plus que combats
Soumissions, dominations
Humiliations, impasses
Brumes, chaos, paradis morcelés
Réalités puzzléiformes et dissociées
Fragments solaires entre strates d'enfer
Et tièdes et contraignants atermoiements
Où les mouvements se diluaient
Dans une pénombre visqueuse
L'amour une plaie, une poubelle,un fourre-tout
Où nous entassons nos histoires anciennes
Nos déceptions, nos amertumes
Nos clichés et nos défaites
Alors plus rien, désert et vide
Aspiration au silence intérieur
À cette paix que le présent ne saurait nous procurer
Que par des artifices de mémoire
Et l'on s'attache, se détache, se fracasse
Sans y attacher plus d'importance que cela
Avec un soupçon de lassitude
Mais au delà de la conscience, de l'inconscience et de la mort
Des lambeaux de peur et de fièvre
Des lambeaux de rêves aussi
Accrochés au pli de nos lèvres
Comme des plaques de cuivre à l'arrière des genoux
Pour nous empêcher de plier, de supplier
De nous soumettre, de nous annihiler
Mais dieu qu'un peu de vie vraie, intense et paradisiaque
Reposerait notre conscience !
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 17 Octobre 2006 à 06:00 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR (article, RSS)





