TROP DE TERRE, TROP DE MER, TROP DE FERVEUR DE VIVRE
Des morceaux de son âme et le vide a mangé
D'elle plus que sa part en moi et cependant
Elle est si vaste encore qu'elle vous terrifie
Nul ne peut prétendre à l'aisément circonscrire
À la classer dans une case définie
Elle s'arqueboute encore contre la mort de l'être
Ses chants polyphoniques entre horreur et beauté
Déconcertent l'oreille et laissent troublé l'ange
Et le démon qui cohabitent, se superposent
Se confondent parfois en chaque frère humain
Ils chevauchent enfer et paradis à la fois
J'étais une planète, demeure un continent
Oh non ! Je ne fus pas moins fragmenté que vous
Et cette ampleur est accueillante et sans mépris
Mais son existence même vous apparaît défi
Je tais ce que je peux, il y en a toujours trop
Trop de terre, trop de mer, trop de ferveur de vivre
Pour vous accoutumer à mes eldorados
Que faire de ces soleils que mon cœur porte en croix ?
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 24 Novembre 2006 à 03:11 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR (article, RSS)





