CONFORTABLES NÉANTS
Vivant au ralenti dans le brouillon, l'esquisse
De ce que pourrait être une vie véritable
Nous nous aménageons des néants confortables
Où tout choix, tout amour, tout penser est silice
Dont le feu trop brûlant déchirerait l'image
Que nous avions bâtie de paresses complices
Quelle dérive du cœur en nous identifie
Le glas des rêves à une marche triomphale
Dont l'escalier nous mène à de sombres états
Où le couperet tranche nos secrètes envies
En morceaux de fades pestilences létales
Nous ne voulions rien d'autre qu'être un peu plus que rien
Et ce vœu même n'aura pu être exaucé
Nous sommes en deça de nos réalités
Même si nos néants se parent de parfums
Différents leurs saveurs une fois effacées
Ne laissent entre les lèvres que de plus âpres faims
La terre vierge inexplorée de la splendeur
Le déploiement de l'âme en son élan premier
Sont des défis que nous n'oserons relever
Dans un monde truqué, tronqué, sans profondeur
Comme si amputés de notre densité
Nous titubions heureux vers l'ombre des douleurs
Comme si la tentation n'induisait pas le doute
Et se satisfaisait dans l'absence d'écho
Comme si son état seul apaisait notre peau
Hors du vertige des atomes en déroute
Comme si le mystère ne naissait pas du chaos
Dont nous différons et la naissance et l'écoute
De ce que pourrait être une vie véritable
Nous nous aménageons des néants confortables
Où tout choix, tout amour, tout penser est silice
Dont le feu trop brûlant déchirerait l'image
Que nous avions bâtie de paresses complices
Quelle dérive du cœur en nous identifie
Le glas des rêves à une marche triomphale
Dont l'escalier nous mène à de sombres états
Où le couperet tranche nos secrètes envies
En morceaux de fades pestilences létales
Nous ne voulions rien d'autre qu'être un peu plus que rien
Et ce vœu même n'aura pu être exaucé
Nous sommes en deça de nos réalités
Même si nos néants se parent de parfums
Différents leurs saveurs une fois effacées
Ne laissent entre les lèvres que de plus âpres faims
La terre vierge inexplorée de la splendeur
Le déploiement de l'âme en son élan premier
Sont des défis que nous n'oserons relever
Dans un monde truqué, tronqué, sans profondeur
Comme si amputés de notre densité
Nous titubions heureux vers l'ombre des douleurs
Comme si la tentation n'induisait pas le doute
Et se satisfaisait dans l'absence d'écho
Comme si son état seul apaisait notre peau
Hors du vertige des atomes en déroute
Comme si le mystère ne naissait pas du chaos
Dont nous différons et la naissance et l'écoute
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 27 Novembre 2006 à 23:33 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR (article, RSS)





