MÊLER NOTRE SOUFFLE À LA BRAISE
Afin d'en faire jaillir le feu
Asperger d'amour ou de rage
Pour que flambe l'immensité
Mêler notre souffle à la braise
Des plaies anciennes que la douleur
Devienne joyau rougeoyant
Pour épousseter la ténèbre
Et par défaut nommer cet acte
Poésie, battement de cœur
Ou silence, lumière de l'âme
Emportés par sa majesté
Ou se taire, simplement se taire
Laisser les mots vous pénétrer
Se mêler au sang de vos rêves
En alchimie moléculaire
Accepter la transmutation
De ce chant en vie délivrée
Et jaillissante dans l'obscur
Ou nier, rejeter le miracle
Et ne pas comprendre la soif
Qui nous tenaille les entrailles
Ne pas comprendre cette faim
Qui ne nous laisse aucun répit
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 27 Novembre 2006 à 23:40 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL … (article, RSS)





