FEU D'UN VISAGE
L'autre côté que déjà se dérobe
Ce que nous percevons comme essentiel
Comme une lame de feu nous transperce
Le visage de foudre qui nous lie
À l'axe de notre vie déployée
Brûlure que notre cœur se décourage
À nommer et cependant nous savons
Que ce nom est la clé de nos vertiges
Sans lui la chute interminable et lente
À travers les dédales enspiralés
D'une conscience identique au néant
Sans lui nous sommes à jamais condamnés
Aux émotions superficielles et vaines
Aux saveurs synthétiques, sans substance
Je ne recherche rien que ces moments
Où le sens de la vie est contenu
Dans l'instant qui en signe l'évidence
Je ne désire rien qu'ouvrir les yeux
Et regarder en face ce visage
Où l'Horreur et la Beauté sont un tout
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 1 Decembre 2006 à 17:30 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE (article, RSS)





