DÉPROGRAMMER LA NUIT
Comme une île au milieu des grands flux monétaires
Qui vient nous rappeller que la valeur d'un homme
Ne réside pas dans son bulletin de salaire
Qu'un cri peut quelquefois abolir le poison
D'un monde à son déclin sans identité fixe
Qu'il est d'autres façons de s'incarner au monde
Comme une boussole aimantée vers l'infini
Vers ce qu'il est de nous qui transcende nos chairs
Et qui se peut transmuter en actes concrets
Comme une épée tranchant la densité des dogmes
Et qui nous relie à l'essence de l'humain
Filtre puissant contre l'agonie de nos rêves
La poésie n'est pas cette fade tisane
Que l'on présente dans les salons du "bien pensant"
Mais crachat de lumière à la face du rien
Déprogrammer la nuit qu'on inscrit dans nos veines
Le refus de réduire notre âme à un jingle
Une publicité pour cœurs aseptisés
Une respiration, un feu et un combat
Dans l'arène du tout-à-l'égoût mondialisé
Où nos douleurs et nos joies sont numérisées
Ces sans-abris des mots et de l'imaginaire
Sont voués au langage et aux rêves bancaires
Qui sculptent nos visages en utopies cruelles
La poésie : juste se réapproprier
L'être, réinventer notre réalité
En cinglant démenti des cœurs édulcorés
Qui vient nous rappeller que la valeur d'un homme
Ne réside pas dans son bulletin de salaire
Qu'un cri peut quelquefois abolir le poison
D'un monde à son déclin sans identité fixe
Qu'il est d'autres façons de s'incarner au monde
Comme une boussole aimantée vers l'infini
Vers ce qu'il est de nous qui transcende nos chairs
Et qui se peut transmuter en actes concrets
Comme une épée tranchant la densité des dogmes
Et qui nous relie à l'essence de l'humain
Filtre puissant contre l'agonie de nos rêves
La poésie n'est pas cette fade tisane
Que l'on présente dans les salons du "bien pensant"
Mais crachat de lumière à la face du rien
Déprogrammer la nuit qu'on inscrit dans nos veines
Le refus de réduire notre âme à un jingle
Une publicité pour cœurs aseptisés
Une respiration, un feu et un combat
Dans l'arène du tout-à-l'égoût mondialisé
Où nos douleurs et nos joies sont numérisées
Ces sans-abris des mots et de l'imaginaire
Sont voués au langage et aux rêves bancaires
Qui sculptent nos visages en utopies cruelles
La poésie : juste se réapproprier
L'être, réinventer notre réalité
En cinglant démenti des cœurs édulcorés
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 21 Decembre 2006 à 20:04 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL … (article, RSS)





