Étonné d'être debout
Malgré massacres, naufrages
La cendre des espérances
Teintant nos lèvres d'absence
Marchant constellé de plaies
Mais absorbant les miracles
Par les pores de ma peau
J'oscille mais je tiens bon
Si las mais capable encore
D'éprouver plus que tout autre
L'ivresse de vivre en entier
Déployé pour peu de temps
Étendre vers le haut mes rêves
Comme les arbres leurs branches
Simplement mais pleinement
Incarné dans la matière
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 29 Decembre 2006 à 22:00 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR (article, RSS)
Vos commentaires
Le Samedi 30 Decembre 2006 à 00:50 GMT+2, par Nina Louve
Je serai avare de verbe.
Me voilà ici simplement repue.
Le Lundi 1 Janvier 2007 à 17:16 GMT+2, par Nina Louve
Pas étonnée d'être debout
Malgré noyades et naufrages
Le centre de mon ROC
L'essence de ma flamme
Ne souhaitait tout simplement pas
Devenir cendre
Sel
Poussières d'ambre
Ou vésuves morts-nés
Dansant entre deuils
Et nouvelles figures
Un miracle hasard destin
Chaque fois
Chaque FOi
Est venu juste à temps, au seuil,
À la porte de mes paupières
Pour empêcher le sacrifice certain
D’impossibles lendemains
Si vive et coupable encore
Capable d'entendre, d'ouïr, de jouir
Dans toutes les langues je pense
Je tremble volontaire
M'émeus par terre debout couchée levée lovée
M'habille et, me dénude en-corps pour la joie
Toucher mes rêves
Libre louve
Louve libre
Force
Foi
Fougue
Vive la Vie après les petites morts
Vive la Belle, la Sauvage, la Bonne, la Douce, l’Offrande
Cadeau que de vivre plus, mieux, avec appétit.
Le Mardi 2 Janvier 2007 à 04:06 GMT+2, par Pascal Perrot
Quelle fougue est la vôtre Nina. Si mon poème, fût-ce de loin, a engendré la création du vôtre, alors je suis heureux de l'avoir mis en ligne. Belle âme et belle prose que la vôtre, en symphonique accord, en sensuel écho avec les rythmes incantés de mon verbe.