DES YEUX DE PORCELAINE
Pour ne pas en oublier le visage
Mes yeux sont devenus porcelaines vivantes
Brisées, recousues, recollées
Mais la Beauté à en réunir les fragments
Ne put suffire, imparfaits, décalés
Scrutant plus loin, plus vrai, sous des angles inédits
Trop plein de ce que l'on taisait
Je percevais une part de la vérité
Que nul ne voulait comprendre et aimer
Dissimuler ce que mon cœur sentait
Épreuve dont je ne ne sortais pas
Toujours vainqueur et qui me séparait du monde
Regards décomposés, recomposés
Je vous cherchais sans cesse dans le monde des hommes
Quelle fête lorsque je vous trouvais
Vous constituiez ma tribu secrète
Et j'y appartenais quoiqu'il advienne
Mais si disséminée pourtant que je tremblais
De ne plus jamais pouvoir dire
Avec vous seuls le dialogue était possible
De cœur à cœur ; lorsque je vous perdais
Je perdais un peu de la vigueur douloureuse
Qui me tenait, me tient vivant et pur
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 29 Decembre 2006 à 22:07 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR (article, RSS)





