Mercredi 24 Janv 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 24 Janv 2007 à 17:39 GMT+2 dans HOMMAGE AUX VIVANTS !
Tristan Cabral !!! Pour l'auteur de ce blog, une figure légendaire, à la vie tourmentée, aux poèmes percutants. J'eus la chance de l'inviter autrefois sur la télé libre "Ondes sans Frontières". Il vient de rejoindre l'aventure "Insurrection Poétique !", qui va bientôt pouvoir prendre son essor.
Tristan Cabral !!! Ces deux textes, extraits de ses recueils, vous feront mieux comprendre les raisons pour lesquelles je lui voue une admiration inconditionnelle.
EMMURÉ PARLE …
ce sont des enfants seuls
attelés à leurs cris
qui avancent de face
sur des chemins possibles
ils nous jettent des mots
simples comme les pierres
leur royaume visible
est une route droite
ils entrent par effraction
dans nos yeux éboulés
et suivent des aurores
qui toujours se rassemblent
ils creusent leurs demeures
dans les charpentes mortes
pour apporter aux évidences
le démenti formel
d'un battement de cœur …
©Tristan Cabral (extrait de "Ouvrez le feu !" - Plasma-)
LOS OLVIDADOS
ils ont la mer à l'ancre entre les deux épaules
et la mer tout entière se ferme dans leurs poings
ils accrochent par mégarde le soleil à leurs pas
et les aveugles voient le cœur brûlant du monde
ils aiment les oiseaux qui ont perdu leurs ailes
ils cherchent dans leurs poches le seuil de la maison
qu'ils n'ont jamais quittée
ils portent le ciel à bout de bras
et jouent à la marelle enfer et paradis
ils tranchent les amarres du jour
et ils voient ce que seul un enfant
peut voir au fond des neiges
ils sont au bord du monde
le ciel tombe à leur place
ils conduisent l'enfant au pays des fontaines
le loup privé d'enfance les cherche dans la neige
et les change en oiseaux
©Tristan Cabral (extrait du "Passeur de silence"-La Découverte)
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 24 Janv 2007 à 17:07 GMT+2 dans ÉVÉNEMENTS
LUNDI 5 JANVIER À 20h15
CHEZ PASCALINE
(libre participation)
Pascal PERROT aka Poetic Gladiator et Guy PERROT aka
l'Octogêneur font leur show chez Pascaline.
"Au nom du père et du fils" est un spectacle à
double-détente. D'un côté, l'Octogêneur, chantre de
l'humour grinçant et doyen des slameurs. Il est contre
tout, contre tous et tout le temps, mais avec un sens
aigu du panache et de la dérision.
De l'autre son fils indigne, Pascal Perrot, aka Poetic
Gladiator. La poésie n'est pas sa tasse de thé, mais
son bâton de dynamite. Et il le prouve le bougre, par
l'interprétation survoltée de ses textes incisifs et
pamphlétaires, rarement tout à fait politiquement
corrects.
La participation est libre, mais on peut, pour
quelques deniers, y boire et y manger avec appétit.
Ne ratez pas cette soirée subversive, explosive et
inoubliable. Venez nombreux !
CHEZ PASCALINE 49 rue de Pixéricourt, 75020 Paris
Métro: Télégraphe. Tel : 01 44 62 22 80
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 24 Janv 2007 à 17:03 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Toute pensée qui deviendrait système
Se muerait par essence en tyrannie
Et si telle s'avérait la destinée
De cela que présentement j'exprime
Je serais le premier à le combattre
Jusqu'à ce que cette lutte elle-même
Perversement ne s'érigeât en dogme
Et qu'aussi fermement je la condamne
On aimerait croire que les idées soient
De confortables et moëlleux canapés
Sur lesquels la raison puisse s'asseoir
Immuable, solide et rassurante
Mais elles sont permutations, chaos
Houle et roulis, instables et fluides
À peine formulées, désagrégés
Préludes aux métamorphoses inédites
À peine le temps que vous vous installiez
Dans ce concept d'un douteux agrément
Ma réflexion m'aura poussé plus loin
Vers des rivages pour l'heure inconcevables
Ne pas subir, jamais, mais précéder
Épier l'émergence de la limite
Confronté à sa propre intolérance
Et basculer dans un autre univers
Puis, parvenu en des terres inconnues
Réinventer sa vie à la seconde
Tracer les voies que nous emprunterons
Jusqu'à encore et toujours bifurquer
Devancer cet instant où nos pensées
Se calcifient, rigides certitudes
Ne jamais s'accomplir que dans le doute
Etre vivant quoi qu'il puisse en coûter
L'idée nous mène ailleurs et autre part
Jusqu'à nous retrouver à l'affronter
Toute pensée qui se fige est insulte
À la mémoire des futurs hommes libres
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 24 Janv 2007 à 16:46 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Naïfs qui nous imaginions l'enfer
Incandescence et feu sans rémission
Quand il n'était que l'avancée des glaces
Enserrant progressivement nos cœurs
Nous ne pouvions que retarder l'instant
Écarter les mâchoires de l'étau
Trouver entre elles l'espace de vivre
Sans en éradiquer l'âpre menace
L'esprit et les émotions en éveil
Ne suffisent à conjurer son empire
Pourtant, différer notre abnégation
Demeure comme une dignité première
Savoir en observer la trace en soi
Et amputer impitoyablement
Les morceaux d'âme déja contaminés
Désespéré de ne pouvoir pourtant
Aider ceux qui l'accueillent en invité
Impuissant face aux progrès de leur mal
Pour eux conçu comme bénédiction
Reculer certes mais demeurer debout
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 24 Janv 2007 à 15:49 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
De nos amours il ne reste
Que d'étranges ossements
Mais ces encombrants squelettes
Nul acide ne les dissout
Je les jette dans la rivière
Honorablement lestés
Par une voie inconnue
Ils reviennent dès le matin
Je les brise et les dévore
Ils s'évadent de ma bouche
Reconstitués à l'identique
Dès lors il me faut reconstruire
Sur un terreau de meurtrissures
Tâche ingrate et aléatoire
Que l'échec si souvent couronne
Les ossements s'accumulent
Avec les désillusions
Et le cœur se met à battre
Un peu moins fort, un peu moins
Qu'entravent les amours mortes
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Vendredi 19 Janv 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 19 Janv 2007 à 16:56 GMT+2 dans POÉSIES HARDCORE
Il devenait de toute urgence
De raviver nos soumissions
Dont les couleurs avient pâli
- Assaut d'utopies corrosives-
Il devenait prioritaire
De relooker nos démissions
De leur donner un air de fête
Que l'apocalypse nous fût joie
Les muselières désormais
Sont serties d'or et de diamants
Supposant des humiliations
Dont nous puissions nous montrer fiers
Et les mots "Soyez productifs !"
Et les mots "Suivez la cadence !"
Ne furent plus les pires bassesses
Qu'on puisse cracher sur l'humain
Ils devinrent sources de gloire
Et l'économiquement viable
Et le constant harassement
Et la dépossession de soi
Plus que jamais idolâtrés …
Qu'importait notre reptation
Si une médaille, un salaire
La sanctifiaient, la déifiaient
Jamais la besogne ou l'effort
Le métier où les doigts tissaient
Lentement la recréation
Permanente de notre visage
Jamais la profession de foi
La fatigue quasi-mystique
Jamais œuvrer ne nous fît peur
Mais le travail ! Ah, le travail …
Promotions de mâts de cocagne
Produire de la consommation
Et consommer du surproduit
Ce monde où l'inventivité
La beauté de l'acte accompli
La valeur de l'homme en tant qu'homme
Non en tant qu'unique rouage
Méprisée, avilie, souillée
Ne pourrait relever la tête
Que furtivement, par mégarde
Je ne m'en sens pas solidaire
Je ne méprise pas l'esclave
L'esclave est et fait ce qu'il peut
J'ai comme lui courbé l'échine
Mais je réfute le bien-fondé
De l'omniprésent esclavage
Ne vous y trompez pas, je ne
Valorise pas la paresse
Cette autre extinction de soi
Mais l'oprressante dépossession
De ce qui fait notre grandeur
-Ce qui fertilise et bâtit
Et fait corps avec l'univers-
Cette honteuse reddition
Aliénant l'aptitude à être
Le Travail fut, est et sera
Plaie suppurante du déni
On nous emploie, autrement dit
Nous utilise jusqu'à ce que
Notre cœur et notre sang même
Fussent jugés improductifs
Se déployer, se déplisser
Et ne pas ployer sous le joug
Inutile, inutilisable
Déchets fastfoodisés du monde
Reprendre sa place d'humain
Tension monstrueuse de l'être
Tendu vers l'accomplissement
Etre outil et matériau
L'œuvre est négation du travail
Mais l'œuvre est sacre de l'effort
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 19 Janv 2007 à 15:53 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Colonne vertébrale des rêves
Axe d'un possible univers
Ton ombre danse en moi sans trève
Et les écuyers de l'éther
Vers ta grâce immense soulèvent
Les chevaux blancs de la lumière
Pour te conduire jusqu'à la sève
Coulant dans l'arbre des sépher
Sombres nuages de tes doutes
Dont je voudrais, d'un coup d'aiguille,
Faire jaillir les miracles en pluie
Vois, même les yeux du soleil cillent
Face à tes ardents paradis
Où mon âme veut se perdre toute
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 19 Janv 2007 à 15:34 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Cette phrase imbécile qui nous culpabilise
- on manipule aisément qui se sent coupable- :
Qu'as-tu fait … Qu'as-tu fait des tes rêves d'enfant ?
Mes rêves d'enfant ? Évidemment aux ordures …
Ces rêves obsolètes de confort tiède et moi
D'aventures sans enjeux, de défis sans péril
Ces vains hochets puérils, ces déchets d'embryon ;
Caramels mous, guimauves pris comme axes de vie ?
Mes rêves adolescents et mes rêves d'adulte
Ont une autre saveur plus épicée, plus âpre
Avec rage et ferveur, tout mon être se tend
Vers leur accomplissement, car ils se sont frottés
À la boue du réel sans s'être dévoyés
Parceque j'en sais le prix et les arrachements
Que suppose le fait de les maintenir droits
Que ni le rire de toile émeri des moqueurs
Ni le poids de la vie, la moite intimité
De ses fosses d'aisance n'ont pu semer en eux
La gangrène du doute et du renoncement
Parceque ces rêves-là savent ce dont ils parlent
Et ne s'encombrent ni du flou ni du peut-être
Ils ont le poing tendu et le cœur généreux
Ce sont des rêves foudroyants, montrant les crocs
Ils ont grandi en moi avec la fièvre d'être
Et la faim sans limites qui est leur étendard
Que m'importent mes rêves d'enfances en ruines
Rêves de sucre d'orge pour humains endormis !
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Lundi 15 Janv 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 15 Janv 2007 à 19:29 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
C'est le grand rêve occidental
Librement inspiré des curés hindouistes
Mourir, renaître du même au même
Rénové, reprendre la route
Comme si toute ressurection
N'était en premier lieu un écartèlement
Inouie douleur d'âme et de corps
Concassage moléculaire
Comme si nous pouvions revivre
Avec les mêmes yeux tatoués d'ignorance
Comme si le Savoir n'incluait
D'indéracinables souffrances
Conjointes à la joie bâtisseuse,
À la joie acérée, écorchée des mutants
Brassant fièvres et cataclysmes
Dans un unique élan vital
Notre mort, nous ne la vivrons pas
Dans une anesthésie médiatico-chimique
Nous vivrons pleinement nos plaies
Et l'âpre don des renaissances
L'univers se déstructure
Nous refusons le prix de nos métamorphoses
Leur échéance inéluctable
Devenir signifie périr
Et pleinement conscient renaître
Mais renaître autre et le choc est brutal
Labour incessant des cellules
Des atomes de l'identité
Ni silencieux, ni indolore
Ressusciter sera constant arrachement
Avant de prendre vraiment place
Au cœur de notre différence
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 15 Janv 2007 à 19:07 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Sous ce fatras de masques et de renoncements
D'utopies avortées, de vies en trompe-l'œil
De mensonges edeniques et d'enfers de façade
De peurs et de paroles, de non-dits fatidiques
Creuser, impitoyablement, creuser toujours
Pour qu'en pleine lumière surgisse le Réel
Paraisse le vivant. Où est la Vie ici ?
Las de ces clones humains où tout est prévisible
Ce n'est qu'en découvrant les coulisses de l'être
Sa part ensevelie, dissimulée, secrète
Que se révèle à nous la puissance du souffle
L'Homme n'est qu'un détournement d'identité
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 15 Janv 2007 à 18:59 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Ma ruche d'étoiles sauvages
Au miel d'ardente communion
Quand soulignerons-nous ensemble
L'inanité des marécages ?
Un lien de foudre et d'horizon
Unit l'ombre des murmures amples
Au silence de nos prénoms
Les poches emplies de météores
Et de soleils décomposés
Que je sèmerai dans la terre
Et d'où naîtra l'aube des corps,
J'ouvre dans ton chant incanté
Un espace né de la pierre ;
Une maison surgit des miroirs …
La chambre où nos corps enlacés
Éparpilleront les plaies obscures
Est là, à gauche de la mémoire
Et je sens monter l'escalier
Jusqu'aux prémices de l'azur
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 15 Janv 2007 à 18:46 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
De la géométrie parfaite
Initiale de l'univers
Pourquoi donc nous acharner à
Distordre toute perspective ?
Comme redoutant l'harmonie
Et alimentant la douleur
Vorace, jamais rassasiée
Qui nous poigne depuis l'enfance
Cherchant l'anguleux, le rétif
Plus que la douceur de la courbe
Le vide plus que la plénitude
L'incertain plus que le concret
Jetant nos dernières forces
Dans des combats perdus d'avance
Nous recherchons l'illimité
Mais nous complaisons dans l'inane
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Vendredi 12 Janv 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 12 Janv 2007 à 19:34 GMT+2 dans ÉVÉNEMENTS
La Fée Cabossée commence l'année sur les chapeaux de roues, en reprenant les poèmes épicés de "La vie musclée", l'un de ses précédents spectacles, qui plus est dans un vrai théâtre au nom fort évocateur, puisqu'il s'agit du Pandora.
À l'image de sa poésie, boîte de Pandore d'où démons et merveilles jaillissent en un flot continu.
Certes, ce n'est pas pour les jeunes filles sorties tout droit du Couvent des Oiseaux, mais ça du corps, de la chair, du panache. Ca flamboie, ça meurtrit, ça râle, ça sussure, ça écorche, ça transcende … Bref on ne s'en lasse pas.
Courez donc au Théâtre Pandora, 30 rue Keller, dans le onzième, à Bastille, le VENDREDI 19 janvier à 20h30 et pour douze euros,offrez-vous un grand frisson épidermique. (voir lien)
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 12 Janv 2007 à 19:08 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
O mon évanescente, ô mon calme séisme
Tu bagues l'océan d'un anneau de vertige
Et d'un geste marie le banal et l'immense
Sorcière inconsummable aux flammes amnésiques
Quel brasier saura dire l'incantation de toi
Quelle écume ourlera les plis de ton silence ?
Je te veux nue en moi, décervellant l'espace
Outrepassant les mots dans ta fugacité
Oscille l'ostensoir dans la moue des miroirs
Prêtresse guerrière menant fœtus en armes
Vers l'accomplissement de leurs incantations
Quelle invocation te transmuera matière ?
J'irai comme à la source aux éclats de silex
Boire l'ombre à l'évangile de nos corps confondus
J'irai à la rencontre du vouloir jaillissant
Et je tairai tes masques en mes chaudes mains d'homme
Mon vampire, mon ange, ma peau sera ton sacre
Et tu couronneras l'ivresse du présent
De tes doigts en voltige aux lumineux atomes
J'aspire à ta tendresse écorchée, tyrannique
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 12 Janv 2007 à 18:51 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Miracles ébréchés jonchant
Les plus extrêmes solitudes
La joie différée de connaître
L'annonciation du mystère
Demeurent ces messes éphémères
Qu'hantent quelquefois cependant
Les spectres pâlis de la Grâce
Sans lesquels vivre est impossible
Mais la voie qui mène au salut
Au pardon de nos impuissances
À décanter l'espace en nous
Ne nous est encore révélée
Les signes s'enlacent aux songes
Sans que nous saisissions leur sens
Mais le vent quelquefois nous parle
D'imprévisibles plénitudes
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 12 Janv 2007 à 18:47 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
La sensation de s'être trompé
De ville, de train et de compartiment
De vie, d'enjeu, de route et de voyage
Et ignorer ce qui pourra
Nous rendre à notre statut d'être humain
Un métronome qui indique
Le rythme de construction des ruines
Est notre seule certitude
Notre seul repère évolutif
Danser plus vite que la destruction des mémoires
Un chant nous frappe de plein fouet
Nous invitant à des soleils trop larges
Que nous ne pouvons pas porter sur nos épaules
Puis disparait dans des nuits provisoires
Sans traces , juste à l'instant où nous tentons d'y croire
Et le train nous amène vers des rives étrangères
Si dénuées de ressemblance
Avec les mondes que nous croyions connaître
Qu'elles nous demeurent à jamais hermétiques
Exilés de l'intérieur à jamais
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Lundi 8 Janv 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 8 Janv 2007 à 14:23 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Le sang coagulé des rêves
Alourdit la marche ; l'attente
Du feu nous est intolérable
Les épis fauchés de nos sacres
Comment pourrions-nous nous résoudre
À les brûler sans compassion ?
Trébuchant au seuil du mystère
L'instant de la révélation
Recule sans cesse et pourtant
Nous sentons la proximité
De sa lancinante émergence
Au cour des ombres imprévisibles
L'aile de l'ange nous effleure
Mais presque imperceptiblement
Et sa furtivité nous brise
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 8 Janv 2007 à 14:19 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
À t'imaginer sous la douche
Livrée aux caresses de l'eau
Monte le désir de ta peau
D'y boire des étoiles farouches
Ta nudité contre ma bouche
Et mon orgueil en ton étau
Nulle offense dans ce tableau
De ta chair libre et désarmée
Dans l'ivresse de se lover
Dans ta tendresse sans veto
Porté par l'aile de mes mots
Vers ton ultime vérité
Miracle d'une pulsion
Charnellement émerveillée
Par ton rire en moi éveillée
Que tes yeux d'ange polisson
Font monter, semblable aux marées
À ton mystère entrebaillé
Je veux apposer mon poinçon
Tu me parles et ton corps anime
Une danse de funambule
Où rebelle sans matricule
Je te ferai l'amour en mime
Sans ne jamais rompre la bulle
Dans laquelle nue je te dessine
Dans laquelle nue je te devine
Ma lumineuse tarentule
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 8 Janv 2007 à 13:51 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Ne croyez pas vous être débarrassés de l'âme ;
L'âme reviendra toujours vous chatouiller les pieds
Quand vous serez sevrés de confort matériel
Ne croyez pas pouvoir longtemps la limiter
À la portion congrue. D'essence spirituelle
Certes, mais elle est tétue. Son chatoyant fantôme
Viendra troubler vos rêves et l'ordre du concret.
Elle vous dira "fantoche, qu'as-tu fait de tes chants ?
Dans quel tiroir de mort as-tu pu les ranger ?
L'inanité d'une possession sans élan
D'objets ou d'êtres humains comme toi reniés
Ne te conduit à rien qu'accumuler les faits"
À ceux qui la croient toute entière contenue
Dans les singeries sans grâce du dimanche matin
Elle dira que la vie est plus ample et plus vraie
Qu'étiquettes et miroirs sont d'autres noms du rien
Que ces tours de passe-passe pour sombres trous du cul
Ne sont que trompe-l'œil affamant nos secrets
L'âme n'est pas un hobbie, un spot, un jeu social
Elle est ce qui vous somme de vivre maintenant
L'accomplissement concret de nos idéaux
Vouloir la réduire à un concept ou un mot
Serait obscénité, crime de lèse-vivant
Car elle demeure en nous l'axe fondamental
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 8 Janv 2007 à 13:39 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Tout devrait être facile
Et les articulations
Entre les mondes être souples
Mais à force d'entasser
Vides sur vides en nous
Nous finissons par n'avoir
Plus de place pour l'essence
Pour le noyau indécent
De nos pulsions vitales
Qui réclament leur pâture
Sans jamais être assouvies
Par les rêves à bon marché
Notre volonté s'égare
Vers ce que l'on nous apprend
À vouloir, qui ne possède
Pas l'élégance des astres
À peine ouvrons-nous les bras
Les tendons-nous vers le ciel
Que déjà tout se complique
Et la faim qui noue le ventre
Cette faim de choses immenses
D'amplitude de la vision
D'existence en plénitude
Sans limites et sans frontières
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