O mon évanescente, ô mon calme séisme
Tu bagues l'océan d'un anneau de vertige
Et d'un geste marie le banal et l'immense
Sorcière inconsummable aux flammes amnésiques
Quel brasier saura dire l'incantation de toi
Quelle écume ourlera les plis de ton silence ?
Je te veux nue en moi, décervellant l'espace
Outrepassant les mots dans ta fugacité
Oscille l'ostensoir dans la moue des miroirs
Prêtresse guerrière menant fœtus en armes
Vers l'accomplissement de leurs incantations
Quelle invocation te transmuera matière ?
J'irai comme à la source aux éclats de silex
Boire l'ombre à l'évangile de nos corps confondus
J'irai à la rencontre du vouloir jaillissant
Et je tairai tes masques en mes chaudes mains d'homme
Mon vampire, mon ange, ma peau sera ton sacre
Et tu couronneras l'ivresse du présent
De tes doigts en voltige aux lumineux atomes
J'aspire à ta tendresse écorchée, tyrannique
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 12 Janvier 2007 à 19:08 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER (article, RSS)
Vos commentaires
Le Vendredi 12 Janvier 2007 à 23:36 GMT+2, par Nina Louve
Diantre ! Aimer vous va très bien Poetic. Je vous souhaite deux choses distinctes et fort belles.
Que cette aimante muse vous fascine en-corps, encore et souvent ! Tellement souvent.
Et, que vous sachiez un jour vous passer des encores pour écrire si fort l'écho de l'A. Chaque miette de vie est brute ! suave crue... et bonne. Déchirante ou délectable, avec ou sans muse à embraZer. (souriress)
Le Vendredi 12 Janvier 2007 à 23:57 GMT+2, par PPle Moqueur
Dites donc, amiperrot, on deviendrait "néo" ?
Moi je m'en fous, j'aime ça ! mais gare aux intègristes !
Celui là aussi je l'aime ! normal non ?
Le Samedi 13 Janvier 2007 à 00:40 GMT+2, par Pascal Perrot
J'entends vos vœux, Nina, et je les prends en moi. Mais je garderai toutefois une part de mon jardin secret sur ce blog, surtout en ce qui concerne les poèmes d'amour. Pour qui donc tel ou tel a-t-il été écrit ? À quel moment et dans quelles circonstances ? Je préfère garder le mystère, l'essentiel étant bien sûr que le texte qui en résulte présente quelque intérêt. PP, je n'ai pas bien compris ton commentaire - serais-je en une phase de bêtise aigue ?-. Néo quoi tout d'abord ? Néo-classique, néo-surréaliste ? Je ne sais. Je vais sans cesse d'une case à l'autre, aussi multiple et divers que ce dont je me nourris.
Le Samedi 13 Janvier 2007 à 00:47 GMT+2, par Nina Louve
Craingnez pas Gladiat'OR. Avec soif, on s'en moque de savoir à qui pour qui comment et quand. Écrivez, c'est tout. Louve se délecte.
Le Samedi 13 Janvier 2007 à 10:33 GMT+2, par PPle Moqueur
Sois rassuré, je voulais simplement dire que tu cédais (momentanément ) aux charmes d'un retour à une certaine " tradition". C'est une chose qui m'intéresse en musique. On peut être désormais néo-classique et un moment après tout autre chose, sériel, modal , spectral, voire désormais, un "néo" de tout ça . Les ukases, les devoirs, les règles enfin n'existent plus, le terrorisme des "écoles" est terminé, le pouvoir de leurs maîtres aussi. On peut aujourd'hui à nouveau ( comme le souhaitait Schönberg) écrire en ut majeur.
Nina a raison. On fait ce qu'on veut. Mon commentaire sans doute trop bref allait dans ce sens .
Les intégristes dont je parle sont ces gardiens du Temple de l'Abscon. Les enfants étiolés de Mallarmé... Les fils anémiés de Ponge ou bien de Char, qui maintiennent leurs carcans comme on garde sa vertu...
Voilà soyons divers !