RESPIRER LA COULEUR
À ces pièces bien rangées
- Objets utiles et précis
Aux fonctions déterminées
(chacun d'entre eux à sa place)-
Mais aux greniers entoilés
Par des araignées mutines,
Aux gouffres sombres des caves
L'ordre obéit à des règles
Réinventées chaque fois
Mais le chaos s'organise
Autour d'axes indéniables
Seule l'imagination
Parfois peut donner un rôle
Aux éléments composant
La fresque de l'inutile
Mais on peut trouver souvent
Dans le fouillis des mensonges
Indispensables ou futiles
Rutilant de tous leurs feux
Des vérités au cordeau
Et d'impensables trésors
Des talismans, des miracles
Encore en état de marche
Il faut s'armer de patience
- Rien ne s'y donne d'emblée-
Pour fouiller dans les instants
Jetés ici pêle mêle
Un œil qui s'y risquerait
Pour y trouver quelque chose
D'utile ou de fonctionnel
Verrait échouer sa quête
Les instants et les objets
Face à l'œil qui les salit
Se rétractent et disparaissent
- Iles réfugiées sous la mer-
Mais que des merveilles s'offrent
À qui y erre et musarde
Sans objectif et sans but
- Rien à prouver mais à vivre-
À respirer la couleur
Rêver hors de la durée
Sans direction sans rien d'autre
À réaliser que soi-même
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 7 Fevrier 2007 à 13:18 GMT+2 dans UN PEU DE MOI … (article, RSS)





