L'ENVERS DES MIROIRS
Les routes abandonnées et les chemins perdus ;
Aussi, du plus lointain que souffle la mémoire ,
J'avais conçu l'amour comme un grand fleuve en crue
Plus vaste que les soulèvements de l'Histoire …
Il viendrait du plus loin de la nature humaine ,
Un monstre fabuleux, un céleste animal ;
Elle le portait sur l'aile des semaines …
Elle serait licorne, sphynge, griffon, narval,
Ce flamboiement brisant la mesure et la chaîne
Quelle femme ouvrirait cette révélation ?
Qui pourrait porter ce tumulte en son miroir ?
Etre l'équilibriste au fil de ma passion
Et m'amener plus loin aux rives du regard
Par la simple puissance issue de son prénom ?
Et moi, homme de chair en son manteau d'abîme
Que pourrais je donner à la femme-incendie,
Réinventant la clé, le mystère et la cîme ?
A chaque instant vécu dans son ciel infini
Comme multiplié en ma saison intime ?
Je n'ai jamais aimé que l'envers des miroirs,
Les routes abandonnées et les chemins perdus ;
Aussi, du plus lointain que souffle la mémoire ,
J'avais conçu l'amour comme un grand fleuve en crue
Plus vaste que les soulèvements de l'Histoire …
(22 ans)
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 25 Fevrier 2007 à 01:54 GMT+2 dans ANTIQUITÉS (article, RSS)





