Jeudi 29 Mar 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 29 Mar 2007 à 13:02 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL …
Tu voudrais des mots de soie
Les miens sont rugueux, presqu'infréquentables
Ils ont traîné dans des bas-fonds
Que tu peinerais à imaginer
Mais aussi dans des joies intenses
Si vives que leur simple approche
Suffirait à te consumer l'esprit
Si seulement tu l'osais
Mes mots sont des funambules
Dansant dépenaillés sur un fil en lambeaux
Entre deux gouffres profonds et pestilentiels
Ils sont un peu sauvages, rebelles à la caresse
Et à la discipline
Volonté, courage et patience
Sont vertus essentielles pour les apprivoiser
Mais passée l'apparence de leurs rêches écorces
De leur impitoyable soif d'immensité
Ils nourrissent l'esprit, le corps, l'âme peut-être
Et rendent aux rêves leur éclat perdu
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 29 Mar 2007 à 12:54 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Voir plus loin et oser prétendre
Qu'au delà des murs qui nous cernent
Existe un monde en gestation
Que de la multiplicité
De ses infinies variations
Dépend l'expansion de l'homme…
Dans le cadre d'une perception
Rationnelle et technocratique
Est une pathologie mentale
À la guérison incertaine
Instabilité désignée
Comme syndrôme du doux rêveur
Et de l'utopiste acharné
Névrotiquement dynamique
À un degré d'intensité
Sans hésitation incurable
Je suis de ceux qui le prétendent
Et qui l'affirment et qui le clament
M'engageant de manière active
Dans l'implosion des certitudes
Le mirage est revendiqué
Car toujours l'oasis fantôme
Est réverbération solaire
D'un eden authentique offert
À des milliers de kilomètres
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 29 Mar 2007 à 12:44 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Tu fis passer dans mon sang
De petits soleils en fraude
Loin des brigades du rêve
Qui contrôlent les alcôves
Où nos plus secrètes sèves
Défient le néant qui rôde
Ta chair s'éclairait d'étoiles
Lorsque je réinventais
Son chemin de mes dix doigts,
De ma lumière vitale
Arqueboutée contre toi
Dans le sacre des secrets
De nos mécaniques intimes
Aux rouages incertains
Un arc-en-ciel naquit :
Fertilisant nos miracles
Par sa rosée, ton con sacre
Mon corps qui monte en ta nuit
À l'assaut du mot ultime,
Mot muet que dire est vain
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 29 Mar 2007 à 12:40 GMT+2 dans POÉSIES HARDCORE
Dans les rapides, je nagerai
Contre les siècles, face à la vague ,
Face à la roche aiguisant l'os
Pour reconquérir la suprématie
Du vivant régnant aux terres des nuits !
Je suis goémon du regret,
Je suis la souche de la rage
Et l'époque creuse ma fosse
Comme celle de tout être humain en quête
D'une lumière par delà ce qui l'inquiète ;
Je traverse les murs et les bois,
Je polis la pierre des vents ;
Sauvage parmi les grands feux,
Je reste le barbare d'une horde perdue
Dans les landes brisées par les fleuves en crue !
Solitaire plus qu'autrefois,
Je scrute mon secret dans mon sang
Qui ouvre mon cœur et mes yeux,
Pour aller plus loin, vers une ouverture
De ce ciel qui bat entre mes blessures
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 29 Mar 2007 à 12:35 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Sommeliers du grand silence
Apportez-nous les vins qui procurent l'oubli !
Nous qui jadis étions si riches d'innocence
En sommes aujourd'hui démunis
Où sont les arbres et les fontaines
Qui déversaient sur nous leurs feuilles et leurs ondées
Qui nous donnaient un poids et une identité ?
Prisonniers des croque-mitaines !
Et si nous devons repartir
Au combat, purs héraults des beautés menacées
Gorgez de sang nos corps, nous sommes anémiés
Mettez-en nous leur désir !
Dites, quand se sont fanées
Les voluptés qu'autrefois nous donnaient les choses ?
À nous, drogués de vie, dites nous quand la dose
Devint trop faible et diluée
Donnez nous enfin des rêves
Et des aspirations à hauteur de nos cris
Avant que ne commence notre chute infinie
Néant sans limite et sans trève …
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 29 Mar 2007 à 12:31 GMT+2 dans ÉVÉNEMENTS
Hé oui … Dès que la possibilité s'en offre, j'aime à me décentraliser et à porter la parole poétique dans les contrées de notre belle France.
Me voici donc de retour du "Festival de poésie partagée" de la Ciotat. En dépit d'une organisation des plus aléatoires et d'un organisateur dont le sourire "pince à linges" portait tout autant sur les nerfs que l'incapacité à assumer ses choix, une merveilleuse synergie entre poètes naquit, ponctuée de belles rencontres.
Car cette année, fut invitée la revue "Nouveaux Délits", dans laquelle je fus publié grâce au Net. Sa directrice, Cathy Garcia, est également une poétesse d'exception et une sacrée bonne femme. Et il y avait aussi l'impeccable Patrick Evrard, poète, cinéaste, plasticien et sculpteur. Le talentueux Philémon Le Guyader et la comédienne Lil Loyce.
Et moults godets partagés nous ont sérieusement rapprochés. Et moults poèmes incantés ont eu un chaleureux écho. Je salue également ici Claire, Jean Charles, Marc et Nicole et le Bar de la Renaissance, où nous avons organisé une soirée "sauvage" en marge de la programmation "officielle", où nos voix reçurent un accueil généreux de la part d'un public "non préparé".
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Mardi 20 Mar 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 20 Mar 2007 à 16:23 GMT+2 dans HOMMAGE AUX VIVANTS !
Le slam mouvement social permettant à chacun de s'exprimer ? Je ne puis qu'y adhérer.
Le slam, mouvement artistique visant à renouveller la poésie ? Je ne puis qu'exprimer de sérieux doutes, face au manque d'exigence, sur le plan littéraire - métaphores clichetonneuses et vers de mirliton-, de la plupart des slameurs.
Et pourtant … au sein de ceux et celles qui se produisent dans les scènes slam, existent de vrais talents à la plume incisive, aux images musclées et originales, qui ne se contentent pas du premier lieu-commun venu. Mais curieusement, ceux-là ne sont pas, à de très rares exceptions près, parmi les plus estimés.
Ainsi en est-il de Nana Yansane. Il suffirait que les slameurs se décrassent quelque peu les oreilles et le cœur pour que son nom se répande comme une traînée de poudre dans les scènes slam, où malheureusement on ne prête qu'une oreille des plus distraites à ceux et celles qui travaillent, avec courage, exigence et sincérité … Voici quoiqu'il en soit un poème de cette jeune slameuse offert à l'appétit de mes lecteurs et lectrices.
FRONTIÈRE TERRASSÉE
Hier d'affronts dans la danse de nuit,
j'ai frotté mon calice à la flamme des fées...
Tu menaçais mon âme et tes oreilles de cire bleue
fondirent sur les drames de nos rêves de beau feu.
Ils suintèrent quelque temps, avant de s'évaporer !
Hiers d'affronts dans la danse indécise,
Il a fallut décompter la farce grise de ses peurs.
En célèbre menace elles t' alanguissaient
dans une odeur salace de souffre et de rancoeur.
Je tentais une grimace, tu te moquais...couchée.
Hiers d'affront dans la danse des si,
c'est aujourd'hui que tu demeures imbécile et de vide
alourdie comme tes cendres sur mon brasier d'avant.
Il y a nos joues qui rougiront de honte, et le vent livide
Y forme un totem de ventres jaunes, jeunes, et creux, maintenant.
Nana Yansane
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 20 Mar 2007 à 15:57 GMT+2 dans HOMMAGE AUX VIVANTS !
L'acrostiche est un genre éminemment frustrant. On aurait envie de dire tant de choses … mais le nombre de lettres du nom et du prénom nous limitent.
Quand il s'agit d'une personne de l'envergure de la Fée Cabossée, la frustration s'amplifie car en ce cas, le surplus de matière est immense.
Alors ajoutons simplement pour tous ceux et toutes celles pour lesquels la poésie se respire par tous les pores de la peau, qu'ils et qu'elles sortiront émerveillés de son spectacle "Autour de la Vie", variation poétique sur le monde de la restauration dont elle est l'auteur-interprète (très) inspirée.
Où ça ? Au Melting-Potes, 16 rue des 3 Bornes, 75011 Paris. Métro : Parmentier. Quand ça ? Le vendredi 23 mars à 20h30. Avec une scène ouverte après.
La nuit, réfugiée dans ta féroce tendresse
Attend l'expansion de ton verbe incanté
Formant constellation d'élans bruts et vitaux
Et si tu es obscène, c'est parce que TU ES
Étirant la splendeur invivable de l'être
Comme un collier de feu sur nos nuques courbées
Apprentissage brusque du péril et du don
Brûlant les décors de ce qu'un instant nous crûmes,
Osions avoir cru ressembler à nos vies
Soulevant jusqu'au ciel ta peau comme une étoile
Striant la chair, le sang, sillonnant nos organes
Égrenant le chapelet maudit de nos faims
En marge d'un soleil qu'elle ne sauraient atteindre
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 20 Mar 2007 à 15:36 GMT+2 dans ÉVÉNEMENTS
C'est le jour des poissons - mais nous serons bien là-, autrement dit le 1er avril, que mon père, Guy Perrot, aka l'Octogêneur, doyen vénéré des slameurs et insupportable polisson, et moi-même, tirerons nos prochaines salves en duo.
Au programme, humour grinçant et poésie hardcore. Mais, fait rare, nous nous produirons en fin d'après-midi, ce qui je l'espère convaincra de nombreux spectacteurs et de nombreuses spectatrices potentiels.
Or donc, dimanche 1er avril, à 18h, au Babel Café, 109 boulevard de Ménilmontant, 75011 Paris, le spectacle "Au nom du père et du fils" va secouer les bonnes consciences. Qu'on se le dise !
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 20 Mar 2007 à 15:18 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Bien que "classé" dans la catégorie "ça va mieux, merci …", ce texte est en quelque sorte "hors rubrique". Certes, la tonalité générale en est relativement sombre, mais la forme adoptée est celle d'un jeu, d'un exercice de style et je me suis beaucoup amusé à l'écrire. Il s'agit en l'occurrence de jongler avec la sonorité du "sss" déclinée sous toutes ses formes.
Des ambitions affaissées
Des fossés qui nous séparent
De nos rêves désossés
Qui s'enracinent ou s'égarent
Des gares sans train c'est
Le silence de la mémoire
Le sas ouvert du passé
Ou le sens de notre histoire
Quand par le milieu sciés
Nos âmes s'arquent sans gloire
Démesurément courbées
Sangles de cendre du soir
Aux sortilèges nouées
Cécité d'un sang avare
Qui s'abstiendrait de couler
Dans le songe ; cœur hagard
Sous la nuit, cisaillant dard
Nous singeons la vie, vrillés
Par les sarments du brouillard
À des idéaux sevrés
De leur sève, sans cette part
De mensonge qui nous guidait
Vers les oiseaux du hasard
Yeux ensevelis, figés
À l'envers … s'il est trop tard
Que l'on me dise où aller
Qu'un asile provisoire
Accueille mon souffle ensablé
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 20 Mar 2007 à 15:02 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Parenthèse d'espoir entre deux précipices
Poignard d'étoiles tranchant les nœuds de la mort
Elle hisse nos destins hors du silence
Où nous contraignent nos utopies mutilées
La beauté dont l'éclat éblouit nos mémoires
D'edens indéchiffrables où nous avons vécu
À peine entraperçus mais scindant à jamais
Ces rêves fragmentés qui signent notre essence
Forçant la solitude et le renoncement
Déverrouillant l'espace et décillant nos âmes
Elle ouvre dans la chair la chambre du miracle
Où l'absolu déploie son souffle incorrompu
Elle est la dignité de vivre en plénitude
Camouflet qui dément la royauté du vide
Et nous dit "quand déploieras-tu tes ailes quand
Oseras-tu enfin, mon frère, être vivant ? "
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Jeudi 15 Mar 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 15 Mar 2007 à 03:41 GMT+2 dans ÉVÉNEMENTS
L'air de rien, le poème ci-dessous est le 250ème de mes textes publié sur ce blog. L'air de rien, le tout premier le fut il y a sept mois et demi. Lorsque, presque par hasard, sur les conseils d'un ami, j'ouvris cet espace virtuel, j'étais à mille lieues de penser poursuivre si loin l'aventure.
À mille lieues de penser aussi qu'elle m'amènerait si loin et m'apporterait autant. Merci à tous ceux et toutes celles qui m'ont suivi dans ce périple, en espérant avoir su les émouvoir, les avoir faire réfléchir et sourire, avoir su accompagner et seconder leurs révoltes et leurs utopies, leurs rages et leurs émerveillements.
Si tel est le cas, qu'ils se rassurent : l'histoire est loin d'être à son terme, elle n'en est même encore qu'à ses balbutiements.
Il y a désormais une newsletter sur Mabulle -colonne de gauche- grâce à laquelle vous pourrez être tenus au courant en temps réel de l'actualité de ce blog.
Salut à vous, camarades vivants !
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 15 Mar 2007 à 02:42 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Peuples de l'écrit sédentarisés
Les vergers de vos amnésies
Ont recouvert les collines
Bonzaïfiés dans vos murs en béton
L'histoire, la politique, l'art, le flux du langage
Dans les grand charniers de l'oubli
La mémoire est numérisée
À portée d'une main amputée de ses doigts
Plus l'essentiel se dérobe à nos sens
Et plus nous glorifions le pouvoir des machines
Plus nos neurones se multimédiatisent
Plus nos pensées deviennent mémoire morte
Quand l'érosion gagnera nos émotions vitales
Comme un virus qui fait bugger nos cœurs
On inventera l'outil susceptible de les archiver
Qui s'empoussiérera dans les pièces du fond
Et nous ne saurons plus à quel élan de vie
À quelle force brusque correspond tout cela
L'amour ? Ca a l'air beau … mais c'était quoi au juste ?
L'amitié ? Il me semble avoir vécu cela
Vive est la mémoire des nomades
Et gravée à même la peau
La hisser haut est un combat
Au péril des chairs et du sang
On a voulu briser la mémoire de leurs chants
En tranchant les mains du poète
Mais le poème a jailli par la bouche
Plus puissant encore et plus beau
Non comme une tiède fumée paresseuse
Mais en cataracte, en cascade
En irrépressible torrent
Pour que leur histoire se transmette
Des peuples meurent, mais jamais ne supplient
Magnétophones, CD Rom et chapelets numériques
Nous virtualisons tous nos souvenirs
Mais les vrais, qui empoignent,
Soulèvent et retournent nos cœurs chiffonnés
Qu'en avons-nous fait ? Qu'en avons-nous fait ?
Souvenez-vous, souvenez-vous toujours
Que les cartes à puce n'ont pas d'âme
Et que nos amnésies justifieront le pire
Avant que les ordinateurs en aient
Seulement envisagé la possibilité …
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 15 Mar 2007 à 01:06 GMT+2 dans ÉVÉNEMENTS
Un jour un ami webmaster, pour qui l'informatique n'a que peu de secrets, souleva à mon intention la problématique suivante :
- Ca ne te gêne pas, toi, ce pararadoxe : plus un blog est populaire, plus son auteur est prolifique et plus le dit auteur est pauvre ?
(mine ahurie du poète)
Ben oui … Consacrant une bonne partie de son temps à sa littérature bloguesque, il en a naturellement moins pour ses travaux alimentaires, des choses aussi passionnantes qu'écrire des plaquettes publicitaires ou des livres signés par d'autres. Sa misère devient de plus en plus patente … plus on clame son génie, plus il est dans la dèche.
Il me laissa sur ces mots à d'infructueuses cogitations. Puis quelques jours plus tard, me proposa une idée qui sur le coup m'apparut monstrueuse. À la seconde approche je me dis "et basta ! Allons-y nous verrons bien". En fait, plus j'y réfléchissais, plus j'en arrivais à la conclusion qu'il avait fichtrement raison, le bougre !
Ainsi naquit l'idée de www.slampoesie.com.
Le principe en est des plus simples : placer mes plus anciennes archives sur un site où elles seront accessibles aux lecteurs et lectrices pour le prix d'un sms légèrement surtaxé (80 centimes d'euros) pendant trois mois. Or donc, "les archives de Pascal Perrot" (liens) vous mèneront directement sur www.slampoesie.com où figurent les textes de "décembre 1999", juillet et août, c'est à dire au total pas moins de 57 poèmes. En fait, une forme peu coûteuse de mécénat, à la mesure de chacun, dans laquelle nombre de créateurs me rejoindront par la suite.
Mais pourquoi ce terme de "slampoesie" ? interrogé-je mon ami webmaster. Il me fit valoir que 1) cet intitulé permettait un référencement multiple 2) même si c'était parfois ceux dont on parlait le moins, il y avait, même dans le slam, quelques personnes qui bossaient pour de vrai. Force me fut de reconnaître qu'il n'avait pas tout à fait tort.
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 15 Mar 2007 à 00:19 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Programmés pour surtout ne jamais devenir
Demeurer dans la staticité fonctionnelle
Qui nous rendra manipulables à merci
Gavés d'images et de mots, privés de clés
Pour comprendre et de souffle pour soulever le monde
Nous errons parmi de voraces labyrinthes
Retrouver le chemin du silence intérieur
Qui seul peut nous conduire à la parole vraie
Dépouillés de ces mots qui cisaillent nos rêves
Est acte fondateur de notre identité
Alors pourra enfin venir le Temps de l'Etre
Ce temps inmonnayable qu'en vain nous recherchons
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 15 Mar 2007 à 00:12 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL …
Des pas constellent ma peau
Des mondes marchent en moi
C'est leur trace qui s'inscrit
Au verso des solitudes
Des mots coulent dans mes veines
Subrepticement dessinent
Des géographies nouvelles
À l'intérieur de mon souffle
Des poèmes infâmants naissent
Au repli de mes entrailles
L'échographie du silence
En révélerait les formes
Mais par delà ce que dit
Ou tente de dire l'ombre
Qui s'exprime par ma bouche
Que de souffles inachevés
Que de songes inexprimables
Enfouis, à jamais célés
Dans ces cryptes où mort et vie
Harmonieusement s'assemblent
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Mercredi 14 Mar 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 14 Mar 2007 à 23:39 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
C'est du perpétuel frottement
Des silex de vie et de mort
Que quelquefois jaillit le feu
À chaque instant frôlant l'un l'autre
Mais ne les atteignant jamais
Dans leur plénitude première
La gestion quotidienne
De nos précipices mineurs
Occuppe tout notre pensée
Que notre souffle est impuissant
À susciter l'immensité
Juste ses encombrants reflets
Mais sans l'éphémère du feu
Que nous reste-t-il à sauver ?
Tout chant dérive de sa flamme
Tout se déroule comme si
Nous ne percevions pas qu'ici
Seul peut s'articuler l'Essence
Sauvegarder le provisoire
Tel paraît être le mot d'ordre
De nos consciences plombées
Alors pourquoi ce manque en nous ?
Comme une écharde sous la peau
Plantée l'idée de l'infini …
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Samedi 10 Mar 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 10 Mar 2007 à 01:02 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Écho de quelle vie ancienne
Lovée aux coquilles d'ombre
Ouvrant tant de portes en moi
Dis le moi, es-tu princesse ?
Inventant chaque minute
En pagaille d'autres magies
Simplement t'entendre rire
Incanter ton verbe-roi
M'imaginer tout le reste
À l'apic de l'infini
Rosace des précipices
Dardant son soleil en moi
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 10 Mar 2007 à 00:55 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
L'étoile et le mirador
Les extases et le degoût
L'éclat chaud de la féerie
Le miroir froid de l'enfer
Si proches se déversant
Perpétuellement l'un en l'autre
Si bien que nous ignorons
De l'obscur ou de l'eden
Quel est le lieu où vraiment
Nous nous trouvons mais devons
Agir comme si nous le savions
Et parfois perdre à en mourir
Ce qui nous est le plus cher
Ce qui nous est le plus vrai
Et fonde notre mémoire
Quel est l'angle spécifique
Sous lequel mort et beauté
Se justifient pour s'unir
En un tout indissociable
Si nous le savions peut-être
Pourrions-nous enfin connaître
Quelque chose qui ressemble
Même de loin au bonheur ?
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 10 Mar 2007 à 00:49 GMT+2 dans UN PEU DE MOI …
Je vis dans l'instabilité
La révolution permanente
Ne suis qu'un petit bout de ciel
Un accroc à l'immensité
Je dois déménager sans cesse
Mon cœur, mon âme, ma tripaille
Remettre en question, en danger
Ce que je croyais être vrai
Sans doute ma nature exige
-T-elle semblables sacrifices
Mais pourtant, strié de ratures,
Je m'épuise à m'écarteler
Ah ! Me poser dans la matière
Et connaître le doux repos
Ne plus penser, ne plus rêver
S'inscrire dans le végétal
Mais non, l'esprit qui s'anémie
Me pousse à de nouveaux combats
Et m'installer dans le silence
M'est à tout jamais refusé
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