VIVE EST LA MÉMOIRE DES NOMADES
Peuples de l'écrit sédentarisés
Les vergers de vos amnésies
Ont recouvert les collines
Bonzaïfiés dans vos murs en béton
L'histoire, la politique, l'art, le flux du langage
Dans les grand charniers de l'oubli
La mémoire est numérisée
À portée d'une main amputée de ses doigts
Plus l'essentiel se dérobe à nos sens
Et plus nous glorifions le pouvoir des machines
Plus nos neurones se multimédiatisent
Plus nos pensées deviennent mémoire morte
Quand l'érosion gagnera nos émotions vitales
Comme un virus qui fait bugger nos cœurs
On inventera l'outil susceptible de les archiver
Qui s'empoussiérera dans les pièces du fond
Et nous ne saurons plus à quel élan de vie
À quelle force brusque correspond tout cela
L'amour ? Ca a l'air beau … mais c'était quoi au juste ?
L'amitié ? Il me semble avoir vécu cela
Vive est la mémoire des nomades
Et gravée à même la peau
La hisser haut est un combat
Au péril des chairs et du sang
On a voulu briser la mémoire de leurs chants
En tranchant les mains du poète
Mais le poème a jailli par la bouche
Plus puissant encore et plus beau
Non comme une tiède fumée paresseuse
Mais en cataracte, en cascade
En irrépressible torrent
Pour que leur histoire se transmette
Des peuples meurent, mais jamais ne supplient
Magnétophones, CD Rom et chapelets numériques
Nous virtualisons tous nos souvenirs
Mais les vrais, qui empoignent,
Soulèvent et retournent nos cœurs chiffonnés
Qu'en avons-nous fait ? Qu'en avons-nous fait ?
Souvenez-vous, souvenez-vous toujours
Que les cartes à puce n'ont pas d'âme
Et que nos amnésies justifieront le pire
Avant que les ordinateurs en aient
Seulement envisagé la possibilité …
Les vergers de vos amnésies
Ont recouvert les collines
Bonzaïfiés dans vos murs en béton
L'histoire, la politique, l'art, le flux du langage
Dans les grand charniers de l'oubli
La mémoire est numérisée
À portée d'une main amputée de ses doigts
Plus l'essentiel se dérobe à nos sens
Et plus nous glorifions le pouvoir des machines
Plus nos neurones se multimédiatisent
Plus nos pensées deviennent mémoire morte
Quand l'érosion gagnera nos émotions vitales
Comme un virus qui fait bugger nos cœurs
On inventera l'outil susceptible de les archiver
Qui s'empoussiérera dans les pièces du fond
Et nous ne saurons plus à quel élan de vie
À quelle force brusque correspond tout cela
L'amour ? Ca a l'air beau … mais c'était quoi au juste ?
L'amitié ? Il me semble avoir vécu cela
Vive est la mémoire des nomades
Et gravée à même la peau
La hisser haut est un combat
Au péril des chairs et du sang
On a voulu briser la mémoire de leurs chants
En tranchant les mains du poète
Mais le poème a jailli par la bouche
Plus puissant encore et plus beau
Non comme une tiède fumée paresseuse
Mais en cataracte, en cascade
En irrépressible torrent
Pour que leur histoire se transmette
Des peuples meurent, mais jamais ne supplient
Magnétophones, CD Rom et chapelets numériques
Nous virtualisons tous nos souvenirs
Mais les vrais, qui empoignent,
Soulèvent et retournent nos cœurs chiffonnés
Qu'en avons-nous fait ? Qu'en avons-nous fait ?
Souvenez-vous, souvenez-vous toujours
Que les cartes à puce n'ont pas d'âme
Et que nos amnésies justifieront le pire
Avant que les ordinateurs en aient
Seulement envisagé la possibilité …
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 15 Mars 2007 à 02:42 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS (article, RSS)





