SANGLES DE CENDRE DU SOIR
Bien que "classé" dans la catégorie "ça va mieux, merci …", ce texte est en quelque sorte "hors rubrique". Certes, la tonalité générale en est relativement sombre, mais la forme adoptée est celle d'un jeu, d'un exercice de style et je me suis beaucoup amusé à l'écrire. Il s'agit en l'occurrence de jongler avec la sonorité du "sss" déclinée sous toutes ses formes.
Des ambitions affaissées
Des fossés qui nous séparent
De nos rêves désossés
Qui s'enracinent ou s'égarent
Des gares sans train c'est
Le silence de la mémoire
Le sas ouvert du passé
Ou le sens de notre histoire
Quand par le milieu sciés
Nos âmes s'arquent sans gloire
Démesurément courbées
Sangles de cendre du soir
Aux sortilèges nouées
Cécité d'un sang avare
Qui s'abstiendrait de couler
Dans le songe ; cœur hagard
Sous la nuit, cisaillant dard
Nous singeons la vie, vrillés
Par les sarments du brouillard
À des idéaux sevrés
De leur sève, sans cette part
De mensonge qui nous guidait
Vers les oiseaux du hasard
Yeux ensevelis, figés
À l'envers … s'il est trop tard
Que l'on me dise où aller
Qu'un asile provisoire
Accueille mon souffle ensablé
Des ambitions affaissées
Des fossés qui nous séparent
De nos rêves désossés
Qui s'enracinent ou s'égarent
Des gares sans train c'est
Le silence de la mémoire
Le sas ouvert du passé
Ou le sens de notre histoire
Quand par le milieu sciés
Nos âmes s'arquent sans gloire
Démesurément courbées
Sangles de cendre du soir
Aux sortilèges nouées
Cécité d'un sang avare
Qui s'abstiendrait de couler
Dans le songe ; cœur hagard
Sous la nuit, cisaillant dard
Nous singeons la vie, vrillés
Par les sarments du brouillard
À des idéaux sevrés
De leur sève, sans cette part
De mensonge qui nous guidait
Vers les oiseaux du hasard
Yeux ensevelis, figés
À l'envers … s'il est trop tard
Que l'on me dise où aller
Qu'un asile provisoire
Accueille mon souffle ensablé
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 20 Mars 2007 à 15:18 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI … (article, RSS)





