LA CHAIR FIÉVREUSE DU POÈME
Nouer à des verbes rugueux
Des métaphores en apic
Vers d'inavouables émotions
Descendre vers des fleuves de boue
Laissant leurs empreintes visqueuses
Sur l'âme la plus imperméable
Installer dans des mots instables
Dans des phrases inconfortables
Notre fièvre d'être vivants
Et de cette chute en apnée
Dans des ténèbres infréquentables
Faire surgir l'or et le diamant
Maculés de terre et de sang
De chair et de mucosités
Glaire de souffrances inconvenantes
Naître, et de nos sales douleurs
Dans l'alambic de l'écriture
Extraire le visage de l'ange
Ce n'est qu'après avoir baisé
La bouche putride des enfers
Que la poésie peut prétendre
Etre, quand chaque lettre posée
Sur le papier porte le sceau
De nos voyages outre-silence
Des métaphores en apic
Vers d'inavouables émotions
Descendre vers des fleuves de boue
Laissant leurs empreintes visqueuses
Sur l'âme la plus imperméable
Installer dans des mots instables
Dans des phrases inconfortables
Notre fièvre d'être vivants
Et de cette chute en apnée
Dans des ténèbres infréquentables
Faire surgir l'or et le diamant
Maculés de terre et de sang
De chair et de mucosités
Glaire de souffrances inconvenantes
Naître, et de nos sales douleurs
Dans l'alambic de l'écriture
Extraire le visage de l'ange
Ce n'est qu'après avoir baisé
La bouche putride des enfers
Que la poésie peut prétendre
Etre, quand chaque lettre posée
Sur le papier porte le sceau
De nos voyages outre-silence
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 3 Avril 2007 à 16:47 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL … (article, RSS)





