insurrectionpoetique !

L'ATLAS DES GÉOGRAPHIES IMPATIENTES

L'espace entre les nervures des feuilles
Ou entre les atomes qui se cherchent
Dans le souterrain labyrinthe
D'un corps en éveil en attente ?

L'espace entre les dents des galaxies
Elles dont un claquement de mâchoires
Engendre le déchirement des novas
Sous la pression vorace des trous noirs ?

Quelle distance me sépare encore de ton amour ?
De la douceur invertébrée
De tes embrasements fertiles
Des déliés animaux de ta peau révélée ?

L'ultime carte, l'atlas
Des géographies impatientes
Je l'ai jetée dans le puits de ta chair

Et mon regard dévale ses parois
Toujours plus profond, tentant
D'en apercevoir le reflet

Mais chaque mot de toi abolit les repères
Que chaque baiser ressoude en un ordre complexe
Chaque fois différent
Incessantes métamorphoses

Quelle distance me sépare encore de ton amour ?
Un souffle ou une cosmogonie ?
Et auras-tu la patience d'attendre

Que ton amour et le mien se rejoignent
En ce point incertain de l'espace et du temps
Vers où lents et sûrs s'avancent mes pas ?

Vos commentaires

1 Le Samedi 14 Avril 2007 à 17:53 GMT+2, par orchis-mauve

je ne peux répondre pour elle, mais à sa place, je serais déjà là, dans tes rimes, dans tes poèmes
Amitiés

Merci de tes passages

2 Le Dimanche 15 Avril 2007 à 17:01 GMT+2, par Pascal Perrot

En ces temps troublés, le poème demeure maigre appât pour séduire … Mais j'obtins les "faveurs" de la dédicataire. Brèves mais fulgurantes épousailles sensuelles qui se sont déclinées en une longue amitié, qui dure encore. C'est, somme toutes, un "blian" plus qu'honorable.

3 Le Dimanche 15 Avril 2007 à 19:34 GMT+2, par aloredelam

ah oui moi aussi l'amour m'inspire , le poème reste , lui ... très beau poème d'ailleurs !

4 Le Lundi 16 Avril 2007 à 07:18 GMT+2, par Chris

"le poème demeure maigre appât pour séduire"..ah diable Pascal, c'est tout le contraire! Je connais des hommes bien moins brillants poètes que vous qui ont des cours de femmes pour quelques mots mal torchés. La différence c'est que vous n'êtes pas dans la culture de vous-même, vous n'avez que faire des courtisan(e)s et de leurs graissages réguleirs pour tourner haut et clair. Ce poème est très beau, on y sent une interrogation inquiète, humaine, émouvante parce que dépouillée, avouée dans le poème.

5 Le Lundi 16 Avril 2007 à 22:09 GMT+2, par Pascal Perrot

Quel bonheur d'être apprécié de personnes dont j'estime fortement le travail -mes liens ne sont jamais là "par hasard" ni par complaisance-. Chris, si mes souvenirs sont bons, non seulement vous habitez en province, mais de plus dans une petite ville. Ces deux éléments changent sérieusement la donne. Les grandes cités urbaines voient éclore des personnes bien plus matérialistes. De plus, j'ajouterai qu'il est tout à fait normal - en tous les cas compréhensible- qu'un mirlitonneur séduise d'avantage qu'un poète. "Tes yeux sont bleus comme le ciel/ et ta bouche a un goût de miel" fonctionne encore, alors que la poésie part en quête d'émotions plus profondes, d'images plus percutantes et plus originales. Le poème est nécessairement, de manière presqu'intrinsèque, en décalage avec la réalité qu'il décrit, puisqu'il ne tente rien moins que d'en extraire l'essence, de mettre en avant le non-dit. Il dégage une puissance qui souvent peut effrayer. Mais la question ne se pose pas,puisque je suis follement amoureux d'une femme qui m'aime … Une rencontre pour laquelle ma poésie joua d'ailleurs un rôle déterminant. Vous trouverez, Chris, dans cette rubrique, peu de poèmes inspirés par elle - ce sont ceux qui sont datés- car je préfère vivre pleinement notre histoire que de l'écrire. Par ailleurs sa vie ou des propos que nous avons échangé m'ont inspiré des textes qui ne figurent pas dans "De l'eden à l'enfer" mais dans des rubriques qui en sont apparemment très éloignées.

6 Le Mercredi 18 Avril 2007 à 11:23 GMT+2, par florenska

vivre un grand amour est-ce encore possible? le vivre pour survivre ou pour se rassurer,car au fond c'est seul que nous franchirons la rive .personne ne sera la ,alors a quoi bon toutes ces chiméres flatteuse d'égo?

7 Le Vendredi 20 Avril 2007 à 22:37 GMT+2, par Pascal Perrot

Le grand amour n'est pas davantage une chimère que certains poisseux commentaires typiques de la psychose maniaco-dépressive (familièrement PMD). Ca se soigne, tu sais, Florenska, difficilement mais ça se soigne. Du moins, cela peut-il être stabilisé. Renseignes-toi.

8 Le Samedi 21 Avril 2007 à 14:42 GMT+2, par florenska

LES PSY NONT JAMAIS EVITE LES NEVROSESOU RESOLU CELLES CI ALORS PÖURQUOI CE COMMENTAIRE STERILE,AMICALEMENT FLORENSKA

9 Le Vendredi 27 Avril 2007 à 09:52 GMT+2, par Pascal Perrot

J'eus osé espérer pourtant que ce commentaire fût fertile. Mais avoues que laisser des commentaires sombres et dépressifs sur un poème d'amour n'est pas la meilleure chose à faire et incite à émettre des doutes sur la personne qui les formule. Le but d'un Psy n'est pas d'éliminer les névroses, mais de nous amener à les gérer intelligemment, sans que celles-ci entravent notre vie. Et en ce sens, oui, psychanalyse comme psychothérapie sont bigrement efficaces, la psychiatrie ne traitant que les cas les plus graves. Elles permettent en tous cas de ne pas encombrer les autres avec ses névroses, voire d'en faire des outils de travail.

10 Le Mercredi 2 Mai 2007 à 09:38 GMT+2, par florenska

ma reponse tient en deux phrases certains utilise les mots pour ce guerir d'autres comptent plus sur "LES EMOTIONS" source de reconfort et quand celles-cies sont traduitent en actes de creations, source de reconfort. SEUL L'ART console, et heureusement que les artistes preferent cette voie plutot que d'aller chez le psy CAR A MON SENS LA CREATION NOUS AIDENT PLUS

11 Le Vendredi 4 Mai 2007 à 11:35 GMT+2, par Pascal Perrot

Un tel raisonnement ne tient pas la route … En premier lieu, une psychothérapie ou une psychanalyse qui ne passerait que par les mots et l'intellect, et non essentiellement par les émotions serait fondamentalement ratée. En second lieu, tu occultes savamment nombre de créateurs d'importance auxquels la psychanalyse a donné un second souffle et des champs d'exploration nouveaux. Citons, entre autres Raymond Queneau, Rachmaninov, Woody Allen, Philippe Roth. Chez certains créateurs, elle a même débloqué l'acte créatif, verrouillé par trop de névroses accumulées et mal gérées.

12 Le Lundi 7 Mai 2007 à 11:37 GMT+2, par florenska

tu pourra toujours trouver des exemple qui vont dans ton sens mais je ne croit pas que PICASSO a eu besoin d e tout ceux ci et sans doute il n'aurait pas etait le createur que l'on connait si la psy serait passer par la . tout est affaire de point de vue amicalement

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