LE GARDIEN DES SONGES
J'ai graissé la patte au Gardien des Songes
Qu'il ne dise pas le mal qui me ronge ,
Qu'il laisse entrer la cohorte des rêves
Jusques au plus intime de nos pièges
Abdiquer, nous renier, tel est notre fardeau,
Séparés sans la consolation des mots
Nous errons, solitaires, dans des cages de verre …
Derrière nous, hermétique, la porte des Mystères …
Ouvrez la, nous avons aussi droit à l'élan,
A l'infini dont le corps fini est tremplin
Nous avons aussi droit d'exprimer notre chant
Qui se consume en nous réprimé, pantelant
J'ai graissé la patte au Gardien des Songes
Qu'il ne dise pas le mal qui me ronge ,
Qu'il laisse entrer la cohorte des rêves
Jusques au plus intime de nos pièges
J'attends que le Gardien aie rempli son office
Tiendra-t-il sa parole ? Deviendra-t-il complice
De la vague en jachère des marées intérieures
Qui seule peut nous porter plus haut que la douleur ?
Je ne sais et j'attends, dans la nuit que constellent
Les étoiles irritées de nos peurs irréelles.
Ah ! Que cesse ce vide ! Ah ! Que cesse ce rien
Où emprisonnés nous attendons un destin
J'ai graissé la patte au Gardien des Songes
Qu'il ne dise pas le mal qui me ronge ,
Qu'il laisse entrer la cohorte des rêves
Jusques au plus intime de nos pièges
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 19 Mai 2007 à 22:44 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR (article, RSS)





