ÉTRANGES OSSEMENTS
De nos amours il ne reste
Que d'étranges ossements
Mais ces encombrants squelettes
Nul acide ne les dissout
Je les jette dans la rivière
Honorablement lestés
Par une voie inconnue
Ils reviennent dès le matin
Je les brise et les dévore
Ils s'évadent de ma bouche
Reconstitués à l'identique
Dès lors il me faut reconstruire
Sur un terreau de meurtrissures
Tâche ingrate et aléatoire
Que l'échec si souvent couronne
Les ossements s'accumulent
Avec les désillusions
Et le cœur se met à battre
Un peu moins fort, un peu moins
Qu'entravent les amours mortes
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 19 Mai 2007 à 23:07 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI … (article, RSS)





