MAIS LA TÉNÈBRE EST DÉSIRABLE ...
La douceur nous anesthésie
Et la douleur nous assomme
Et l'on voudrait bien faire un somme
Mais tout repos est tabou, interdit
Je n'ai trouvé ma vérité
Dans la joie ni dans la souffrance
Dans chacun de ces deux états
Seul un fragment du puzzle humain
Un aspect, une vue du monde
Un diaporama de l'éternité
Où manque le cliché décisif
Qui donnerait son sens aux autres
Et comme un funambule entre ces deux montagnes
Je danse sur le fil de la vie
Avec la crainte de chuter …
Mais la Ténèbre est désirable
Elle est là, comme une putain,
Avec ses charmes à bon marché
Elle nous vante son néant
Qui est à notre propre vide
Comme une améthyste aux galets
Nous jetons des dés dans l'espace
Pour conjurer ses maléfices
Mais la peur de perdre à ce jeu
De hasard qu'est notre existence
N'est jamais si puissante que la peur de gagner ;
Nos frustrations s'érigent en dogmes,
Nos impasses en propositions
Et nos limitations en lois
Dans ce corps, cet esprit entre souffrance et joie,
Nous cherchons l'équilibre et la porte d'entrée
Vers un monde plus vaste où la peur s'abolit
Mais dont il nous manque la clé
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 14 Juin 2007 à 10:21 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE (article, RSS)





