LE CANEVAS DES LETTRES MORTES
J'étais passé par ton miroir
Plein de la faim d'être vivant
Ton aiguille coud mon destin
À l'étoffe de la mémoire
Sous la toison d'or de l'instant
Ciboire où les mirages naissent
Ton chant offrait un archipel
Traversant l'eau de la caresse
Sous l'accomplissement du ciel
Debout, au centre de l'espace,
Le cœur blême et les bras tendus
Vers ta plus haute certitude
Tant d'infranchissables impasses
Formaient l'énigme de ta venue
Voici les mirages défaits
Creusant étangs de larmes noires
Dans l'oracle de ma solitude
Où s'ouvrent des déserts de craie
Couvrant les eaux de notre histoire
27 février 1985 (21 ANS)
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 14 Juin 2007 à 10:29 GMT+2 dans ANTIQUITÉS (article, RSS)





