LE RIRE DU VOLEUR DE FOUDRE
Si longtemps j'ai craint que mon rire
N'entre en un coma prolongé
Dont plus rien ne saurait l'extraire
Le règne de la cruauté
Et de ses anguleux mystères
Nourrit nos stratégies du pire
Et lorsqu'aveuglé titubant
Muré à la beauté du monde
J'asphyxiais mes immensités
Je versais des larmes infécondes
Sur les espérances avortées
Et quittais la voie du vivant
Mes lèvres étaient papillons morts
Cloués sur les portes des granges
Muette la vive cascade
Et garroté s'effondrait l'ange
Dans la brèche des barricades
Qu'un vent de soumission dévore
Et aspiré par le vortex
Je présageais tendresse éteinte
Le déracinement du feu
Mais une aube d'amour non feinte
Traçant son cercle dans mes yeux
Ouvrait des litanies complexes
Mais un poème en brasero
Une joie arcenciellant l'ami
Une douceur à peine esquissée
Mais une poignante utopie
Enserrant mon cœur dévasté
Mais un silence qui tenait chaud
Secouait les draps amidonnés
Des fatigues et du désespoir
Éveillant prêt à en découdre
Mon rire de voleur de foudre
En saccades jaculatoires
Il explosait dans les nuées
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 29 Juin 2007 à 12:07 GMT+2 dans UN PEU DE MOI … (article, RSS)





