JEUNESSE ÉTERNELLE, NON MERCI !
Gommez rides et boursouflures
Gommez éraflures et plis
Soyez jeunes éternellement !
Cynisme d'une involution
Autoproclaméee paradigme
Devenir est un mot tabou
Qui a vécu porte une trace
Qui a vécu porte des morts
Sur les épaules et dans le cœur
Cauchemar d'état immuable
Qui n'est plus traversé par rien
Scarification interdite
Je porte haut comme un blason
Les stigmates de mon voyage
J'aime à les lire sur mon corps
Sur la peau de la femme aimée
Sur le visage de l'ami ;
Quand le lisse et l'aseptisé
Deviennent modèles uniques
Et reconquête d'un bonheur
Sonnant désespérément creux
Nous ne sommes plus loin de la chute …
Chaque ride est étendard planté
Au sommet âprement conquis
D'une expérience, d'un apic
Dans chaque visage froissé
Mille horizons qui se déploient
Faces muettes, sans accrocs
Que nulle mâchoire n'érafla
Sans innocence, impardonnables
De ne vous être pas risqués
Dans la rugosité de vivre,
Vous demeurez sans fruits, sans dons
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 6 Juillet 2007 à 18:45 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS (article, RSS)





