insurrectionpoetique !

JEUNESSE ÉTERNELLE, NON MERCI !

Gommez rides et boursouflures

Gommez éraflures et plis

Soyez jeunes éternellement !

 

Cynisme d'une involution

Autoproclaméee paradigme

Devenir est un mot tabou

 

Qui a vécu porte une trace

Qui a vécu porte des morts

Sur les épaules et dans le cœur

 

Cauchemar d'état immuable

Qui n'est plus traversé par rien

Scarification interdite

 

Je porte haut comme un blason

Les stigmates de mon voyage

J'aime à les lire sur mon corps

 

Sur la peau de la femme aimée

Sur le visage de l'ami ;

Quand le lisse et l'aseptisé

 

Deviennent modèles uniques

Et reconquête d'un bonheur

Sonnant désespérément creux

 

Nous ne sommes plus loin de la chute …

Chaque ride est étendard planté

Au sommet âprement conquis

 

D'une expérience, d'un apic

Dans chaque visage froissé

Mille horizons qui se déploient

 

Faces muettes, sans accrocs

Que nulle mâchoire n'érafla

Sans innocence, impardonnables

 

De ne vous être pas risqués

Dans la rugosité de vivre,

Vous demeurez sans fruits, sans dons 

Vos commentaires

1 Le Lundi 9 Juillet 2007 à 09:54 GMT+2, par arthémisia

Ce texte me fait penser que les visages et les corps les plus difficlies à dessiner sont ceux qui n'ont pas de rides, de rnarques, donc ceux qu'on a tendance bêtement à dire "beaux", ceux des enfants notamment...Ils sont difficiles à attraper car ils possèdent peu d'accroches possibles de l'oeil, ne s'offrent que peu car la vie semble ne les avoir qu'effleurer. Tout y est trop lisse, trop parfait, et cela atteint même parfois une perfection dérangeante pour l'artiste car cette Beauté est presque intouchable,si précieuse, qu'on hésite à y faire passer le crayon. Ces êtres sont déjà des images, des icônes; pourquoi les copier?
La Beauté artistique semble plus prégante, plus préhensible dans les corps griffés ou même meurtris par le temps, dans les corps qui parlent (dixit un de mes modèles préférés qui à 68 ans...), qui sont peut-être aussi plus proches d'une vérité qui ramène l'artiste à sa propre corporalité.
amitcalement
Arthémisia

2 Le Mardi 10 Juillet 2007 à 10:25 GMT+2, par ellesurlalune

les rides que je prèfère sont celles qui se dessinent au milieu des joues à force d'avoir ri, puis il y a celles du front les marques d'inquiétude nous rappellent que rien n'est jamais acquis .
et au début d'une vie , les plis sur la peau des bébés nous donnent envie de les manger avec des baisers , ce qui nous procure les petits plis au coin des yeux à force de se faire du mouron pour eux .
un visage bien repassé n'est finalement ,parait il, pour certains que beau

3 Le Jeudi 12 Juillet 2007 à 14:20 GMT+2, par Pascal Perrot

Les aspérités font tout le sel de la vie. Chaque ride est le visa d'un pays traversé. Je me méfie toujours des personnes qui font beaucoup moins que leur âge. C'est souvent le signe qu'ils n'ont pas vécu, qu'ils ne se sont pas investi, impliqué. Vivre, c'est toujours prendre des risques et il en demeure nécessairement trace, sur le visage et sur le corps … Rien n'est plus irritant que la dictature du lisse, du parfait, qui sévit même dans les arts. Rien ne doit dépasser, ni la sueur, ni le sang, ni les larmes, ni la merde … Mais un monde aseptisé, sans émotions, sans vertiges est-il vraiment gage de bonheur ? J'en doute !

4 Le Vendredi 13 Juillet 2007 à 12:31 GMT+2, par Cathy

pas tout à fait d'accord sur ceux qui font moins que leur âge et qui auraient moins vécu, parfois c'est le contraire, et on peut avoir l'air très "jeune" tout en ayant des rides et autres marques, mais là c'est le vivant qui s'exprime, ce qui reste en éveil, toujours...
mais moi qui porte les marques et les excès de la maternité, de la débauche de vivre, je ne peux être que profondément touchée par ce texte ô combien juste
souvent on se trompe sur mon âge, pas à cause d'un trop lisse, mais peut être à cause d'une étincelle qui illumine l'intérieur

5 Le Vendredi 13 Juillet 2007 à 13:01 GMT+2, par Pascal Perrot

Cathy, c'est pourquoi j'ai essayé d'aller au plus précis en disant "beaucoup moins que leur âge". Par là je n'entends pas quatre ou cinq ans mais entre dix et vingt ans. Les personnes que j'ai pu rencontrer étant dans ce cas de figure, avaient souvent le degré de maturité, c'est à dire de compréhension de la vie, relatif à leur âge apparent. Et puis, tu les portes si bien Cathy, et comme le disait Guitry "il vaut mieux bien faire son âge que mal l'âge d'un autre".

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 1 + 3 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://margot.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Lecture, poésie et littérature érotique