LE DON PRÉCIEUX DE TON SILENCE
J'ai tant connu de ces voix tues
Derrière lesquelles les non-dits
Aux aguets rêvaient d'embuscades
Mutismes comme des poings fermés
Prêts à vous arracher le cœur
Dès que s'ouvrira la parole
Tant de ces anges de passage
Qui dans leur besace n'avaient
Qu'amertume et ressentiments
Aphasies meurtries, meurtrissantes
- Communications dangereuses
Et communions impossibles- ...
Ce que tu m'offres de plus rare
De plus précieux, c'est ton silence
Sa courbe ouverte et généreuse
Lumière sans aspérités
Qui contient sans l'emprisonner
L'Autre et l'Univers tout entier
Ce n'est pas par manque de mots
Mais par vanité de les dire
Que nous n'avons plus besoin d'eux
Pause dans le mouvement du monde
Dans un espace sans contours
Nos géométries se ressourcent
Et pleinement enracinés
Dans le vivant nos yeux, nos gestes
Redéfinissent toute langue
24 juin 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 12 Juillet 2007 à 18:35 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER (article, RSS)





