ORPHELINES DE MILLE EXILS
Les mains de l'horticulteur
Et celles du boulanger
Les mains du compositeur
Et celles de l'horloger
J'aime voir à l'œuvre ces mains
Sculptant la glaise du Temps
En horizons, en festins
Bâtisseuses du vivant
Mains puissantes ou crevassées
Articulant la matière
Dans lesquelles l'acte et l'idée
Émergent d'un même cratère
Forgerons des avenirs
Paumes vivificatrices
Qui laissent en souvenir
Le chant de leurs édifices
Fondatrices du certain
Du solide identifiable
Que le pas vérifie. Mains
Infiniment fréquentables
Qu'à côté d'elles mes doigts
Voltigeant sur le papier
Qui brassent tristesses et joies
Semblent de peu d'utilité
Orphelines de mille exils
Mains d'enfant, mains de palabres
De cabanes dans les abres
Indispensables et futiles
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 5 Aout 2007 à 22:29 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL … (article, RSS)





