LABYRINTHES VORACES
Même au cœur de ma solitude
La ventilation est parfaite
L'air de l'extérieur y pénètre
Tant qu'il paraitrait outrancier
De me définir solitaire
Si n'était si profondément
En moi l'exigence vitale
D'arpenter l'aride étendue
De mes paysages intérieurs
De voir un à un mes visages
Se désarrimer de mon être
Sans repaires affronter ma peur
Pour la sèche et froide beauté
Qui émergera du combat
Faire face et sans indulgence
Observer mes propres mensonges
Démystifier le spectacle
Du Moi et de ses complaisances
Mais c'est privé d'observateur
Que le silence m'enseignera
À déjouer mes impostures
Dans ces arènes où le pire
Des ennemis aura mes yeux
Ma voix et mon sang dans ses veines
Savoir que la Haine et le Mal
Et la destruction sont en moi
N'en ressentir nulle affliction
Elles ne sont pas ce qui jugule
L'expansion de la vérité
Mais conditions sine qua non
À son éclosion dans nos ventres
Non malgré, mais en raison de …
La violence et l'infâmie
Ne sauraient être anéanties
Mais domptées car rien ne peut être,
Privé de leur flux nourrissant,
Accompli d'intense et de vrai ;
Qui ne s'égare dans les plis
Des plus putrides meurtrissures
De ses labyrinthes voraces
Ignore à jamais tout cela
Et ne peut extraire de soi
Qu'un fatras de gestes et de mots
Proches de la putréfaction,
Rêves avares et infertiles
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 10 Aout 2007 à 15:12 GMT+2 dans UN PEU DE MOI … (article, RSS)





