J'AI SI FAIM D'UNE ISSUE ...
L'accès à la vie vraie ? Douloureux, impossible
Tant d'heures et de semaines, de mois hors du vivant
Qui connaît de cela la racine profonde
Je voudrais simplement qu'il me dise pourquoi
Qu'il ne craigne de me surprendre ou me blesser
J'ai si faim d'une issue à l'eau des simulacres
Où est la vie ? Un mort m'indique le chemin
Culs de sac, fausses pistes, paresses misérables
Cerné par le non-être, les non-actes, le rien
Informe pâte grise modelée à l'envi
Et que faute de mieux nous appelons la vie
Tant d'heures et tant de jours, tant de mois passés
sans
À vomir de manger aux gamelles du vide
À crier de jamais n'en être rassassié
Si le vivant, dit-on, se paie d'un prix de chair
Qu'on fixe le tarif, je paie rubis sur l'ongle
Tout plutôt que ce tiède ramassis de ténèbres
Et son fade remugle de tendresses écorchées !
La mort attend ? Déjà ? Qu'elle patiente à la porte !
Je voudrais juste n'avoir pas tant marché pour rien
Je ne veux que la vie libre, pleine et vibrante
Connaître sa saveur avant que de partir
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 18 Aout 2007 à 20:13 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI … (article, RSS)





