insurrectionpoetique !

BIENVENUE À L'ASEPTIQUE BAR !

Bienvenue à l'Aseptique Bar …
C'est le coup de feu au comptoir ;
"Une révolution sans olives
Un peu du genre punk attitude
Avec un brin de branchitude
Exsangue d'idées subversives"

- Et pour ce monsieur, ce sera ?
- Un soupçon de Che Guevara
Assaisonné de Bakounine
Du Ravachol, mais en  plus soft
Mélangé aux idées du loft
Corrosif ultra-light ensorte

- Dites moi, je voudrais savoir
Si la salade "hippie pop-art"
N'a pas les idées chevelues
Du genre mettre un point final
Au pouvoir du Grand Capital
Changer le monde ou vivre nu ?

- Votre ragoût situationniste
C'est pas un peu trop utopiste ?
- Monsieur, comme l'indique notre nom
Ici, seul l'aseptisé trône
Nos révolutions sont des clones
D'innocentes duplications

Non subversif et c'est pourquoi
Notre bar ne désemplit pas
Des saveurs rebelles à foison
Sans les idées qui vont avec
C'est le grand nettoyage à sec
Le pressing de la rebellion

Ce qui dérange, déstabilise,
Demande réflexion, analyse
Est soigneusement dénoyauté
De tout potentiel libertaire
C'est ce que notre bar est fier
D'offrir aux clients attitrés


       

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LA FACE CACHÉE DU SOLEIL

Le soleil éclaire des monceaux d'ordure, des gestes assassins, des joutes de pouvoir, les combats hérissés de ceux qui furent frères, dents de fauves en avant, prêtes à déchiqueter.

Et nous en concluons à l'abomination, à la froide détermination de l'existence à nous détruire, nous désarticuler, nous broyer, nous ensevelir. Le Monde, horreur irrémédiable où nous ne saurions que nous dissoudre.

Le soleil éclaire l'infinie promesse des élans, des actes et des mots d'amour, l'éclair fulgurant d'un rire déboulonnant les tyrans, l'ascension sans merci des pensées en éveil, et l'écume vivace des tendresses sans enjeu, l'inconnu sacrifiant sa vie ou son honneur pour mieux sauver ceux d'un autre dont il ne connaît rien que l'âme droite, peu propice aux compromissions ; l'enfant qui s'émerveille d'un monde encore à naître ;

l'homme qui rature les courbes de son sang, de ses muscles, our tenter d'offrir des joyaux à ceux dont il ignore tout ; des brasiers de silence où l'être s'accomplit, la ciselure d'un mot éblouissant la nuit, et le regard qui s'ouvre, s'offre en partage aux hommes

et des portes entrouvertes qui mènent aux paradis mille fois perdus, mille fois retrouvés ; la terrifiante splendeur des beautés en effervescence.

Et nous en déduisons le Monde comme une ferveur miraculeuse, un Livre des Merveilles en constant mouvement, dont chaque ligne décille nos yeux opaques, sources de troubles, de bouleversements enchantés.

N'est-il, dans le magma fumant de nos entrailles, nul soleil éclairant l'ensemble des versants, afin que nous puissions appréhender l'intimité paradoxale de l'Horreur et de la Splendeur, et percevoir le monde en sa totalité, en chaque minute du Souffle ?

Chaque pièce, si apparemment étrangère, si apparemment ennemie de celle qui l'a précédée s'emboîte si parfaitement à elle qu'elle en épouse chaque pouce, et leur complémentarité alors ne laisse dans notre esprit aucun doute.

Tel est le monde et tel nous sommes que nous en cherchons les reflets et non sa cinglante évidence, avide de fracas ou d'ébahissement, sans avoir le courage de les envisager comme deux puissances qui s'équilibrent un forment un Tout infragmentable.

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ÉCOUTE !

Ecoute ce cri comme une lame
Tranchant dans la peau du silence
Comme une vague dont l'écume
Est faite du poids des absences

Il déchire le cœur et les yeux
L'ouvre à des lumières inédites
Des feux féroces et vivifiants
Anges à l'assaut des ténèbres

Vois tu leur lame scintiller
Dans ma main qui tremble toujours
De ne jamais oser toucher
L'âme déliquescente du monde

Entends ce cri qui me dévore
Fait de chemins que clôt l'impasse
De rêves étouffés, d'amours mortes
Qu'on ne parvient pas à donner

Entends ce cri qui te cisaille
Qui fait déborder les rivières
Dont la trame est tissée de foudre
Ecoute ce cri qui te fait peur

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PETITE FÉE AMÈRE

Petite fée amère,
Comme nos messes de ouates et de pillages
Manquent à mon corps ancré aux souples cartilages
De ton herbe de chair

Toi, mon si doux poison
Qui strie d'un désir âcre mes veines et mes nerfs
Ne suis-je donc pour toi qu'une statue de verre,
Un contour sans prénom ?

Évidence incertaine
J'ai passé l'âge noir où la douleur dépèce
Dans la gamelle d'ombre, je partage les restes
Avec des chiens sans chaînes

Mais tu es là, fixée,
Papillon d'ADN à la peau de l'espace
Sans honte, je descends les escaliers de glace
Et survis en apnée

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UN SILENCE



Je ne suis qu'un silence égaré dans la neige,
Une page de plus au livre des saisons ;
Je passe dans la nuit étrangère du cœur
Et je blesse mon âme aux apics de la peur …
L'au delà, l'au dessus : de tous temps ma maison
Se trouve en ces lieux là, visibles sortilèges

Le passage du vent me rouvre à la beauté
Puis mon chemin reprend en quête d'un plus pur
Élan vers l'absolu dans le feu du voyage

Des hommes sans mémoire useront mon sillage ,
Il n'y aura plus rien que ce qui me perdure :
Le feu dans un regard que j'aurai traversé

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COURANTS ASCENDANTS

Quand l'âme est prisonnière d'une étoile filante,
On s'épuise à vouloir tenter de la rejoindre
Et l'on feint d'expédier les affaires courantes ;
La prière qui vous brûle, rien ne pourra l'éteindre !

Un pied dans l'absolu, et l'autre dans la boue,
On cherche l'équilibre, le sens et la hauteur ,
Mais tous ces edens méprisés qui crient en nous
Comment en faire taire l'effroyable clameur ?

Et comment concilier les courants ascendants
Qui vous aspirent toujours plus loin dans l'espace ?
A chaque instant, l'écart se précise d'un cran
Et nous n'osons plus regarder nos rêves en face !

Traîtres à la lumière qui nous brusque et nous hisse,
Mimant la vie, l'amour, en un si parfait leurre
Que chacun se rassure de cette ombre trop lisse
Qui tente d'éteindre l'appel de l'astre à l'intérieur

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L'ÂME EST AU FOND DES POUPÉES RUSSES

J'ai découpé dans un miroir
Mon image avec un rasoir
Car lent, si lent est le hasard
Qui mène de l'une à l'autre gare

Recroquevillés en fœtus
Nos rêves ne peuvent éclore ;
L'âme est au fond des poupées russes …
L'en extraire c'est trop d'efforts !

L'art de mourir à petit feu
La vie y est passée maîtresse
Et nul n'écoute notre aveu
De solitude et de détresse !

J'ai découpé dans un miroir
Mon image avec un rasoir
Et je m'enfonce dans le noir
Trop d'absences dans mon histoire

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LE CORSET DE LA SOLITUDE

Le corset de la solitude
M'enserre un peu trop ô Seigneur
Broie mes poumons, je manque d'air
Les voies de la peau et du cœur
Se sont perdues dans les Enfers
Marécages d'incertitudes

Ne pourriez vous donc délacer
Un peu les fils qui me retiennent,
Enclosent tous ces feux en moi …
Si le poids des prières humaines
Pèse pour vous de quelque poids
Je m'humilie à les tenter

Alors viendra à moi la paix
Comme en d'autres époques lointaines
Alors je saurai m'élever
Enfin délivré de mes chaînes
Dans l'ouverture de donner
Et la grandeur de vos secrets

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L'ALPHABET DES RÊVES MAUDITS




Plus dépouillé que les mendiants
Jetant mes os aux chiens du vent
Mon cœur offert à l'arbitraire
Des rêves empoisonnés, maudits

Crevant ma chair pour qu'en jaillissent
Les plus exigeantes fontaines
Les plus acérés des supplices
Les plus rigoureuses des joies

Je ne peux vivre sans ton souffle
À l'angle droit de ma folie
Sans que ton cœur géométrique
Hante la poitrine des instants

Tant de portes aux poignées de glace
De feu, d'eau, de remords anciens
D'air en pénurie de paroles
Pas une n'ouvre au creux de toi

Quand le Dragon et la Princesse
Ont fusionné leurs ombres pour
Clore la cité de la grâce
Absolue des révélations

À vos yeux seuls et ne l'ouvrir
Qu'à ceux qui ne comprennent pas
Qu'ils viennent d'atteindre le Graal
Et s'évadent sans idéaux

Que faire, où marcher, quelle quête
Est encore digne d'être vécue
Et au détour de quelle errance
Retrouver la fièvre et le but ?

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MÉDIOCRES AU POUVOIR

L'objectif premier d'un médiocre au pouvoir  :

L'extension sans frein de son indignité

Jusqu'à la dire mètre étalon du bon goût

Que cela choque ou étonne m'intrigue

 

Tout autant que ces petites armées dérisoires

Qui se ridiculisent, vociférant "Fascistes !"

Là où n'est qu'une démocratie tamisée

Au filtre d'une médiocrité redondante

 

De même, celui, celle qui jusqu'à présent

S'était affirmé libre - un état relatif-

Et qui se plie pour une miette de pouvoir

À peine savoureuse sans que rien l'y oblige

 

Ou qui tancent le mot, l'intention et non l'acte …

Les simili-tyrans que les voix justifient

Sont moins à craindre que nos capacités à

La somnolence génératrice d'amnésie

 

Sont moins à craindre que ceux qui les plébiscitent

Que notre inaptitude aux justes indignations

Lorsque la pesanteur du réel et des faits

Nous y contraint, sans jeux, sans fantômes insipides 

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L'OBSCÈNE, C'EST TOUJOURS L'AUTRE !

Se venger sur l'innocent

Quasi vierge de toute offense

Trop faible pour réagir

Trop doux pour rendre les coups

 

De la souffrance que d'autres

Jadis vous ont infligée

Est une expérience unique

Délictueuse jouissance

 

Humilier, soumettre autrui

D'un geste pouvoir détruire

Une vie, se sentir dieu

Pour peu que l'on possédât

 

Quelques grammes de pouvoir

Est une idée séduisante

Que voluptueusement

J'aime à caresser sans honte

 

Pouvoir dénigrer autrui

Le moucher d'un coup de fouet

Imparable et implacable

Sur ce qu'il ne peut changer

 

- Son physique, son origine,

Sa couleur ou son accent-

Un véritable délice

À la portée de chacun !

 

Parangons de la morale

À vos mines révulsées

Je vois que je vous répugne

Vous, si généreux, si nobles

 

Votre bon droit vous rassure

C'est si facile de dire

Le mal extérieur à  nous

L'obscène, c'est toujours l'autre

 

Ce n'est qu'en prenant conscience

De cet autre  méprisable

Qui ne cherche qu'à déployer

Ses vils anneaux reptiliens

Que pourtant nous pouvons prendre

 

Le nécessaire recul

L'indispensable distance

Face au monstre en nous présent

Et maîtriser ses ardeurs

 

Éviter son émergence

Et ne plus juger autrui

Plus sévèrement que nous ;

En rejeter l'existence

 

C'est se condamner à ne

Ni comprendre ni aimer

Ceux qui n'ont su entraver

Ce diable qui dort en nous 

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EXTENSION DES MIROIRS

Il nous faudrait pouvoir aimer

Ce que nous ne comprenons pas

Et ficeler en petits tas

Les fagots de nos préjugés

Partout là où l'Amour n'est pas

 

Il est urgent de concevoir

Que cette vérité première

Que nous prétendons détenir

 

N'en est qu'un aspect éphémère

Et que nous n'avons pu saisir

Que l'extension de nos miroirs

 

Surtout ne jamais oublier

Que si nous sommes, c'est à peine

Etre : une œuvre de longue haleine

Que l'on ne saurait qu'ébaucher …

Une vie y suffit à peine !

 

Et nos jugements péremptoires

Le gruau de nos certitudes

Sont orgueil incommensurable

 

Lorsqu'au cœur de la solitude

La Vie s'installe à notre table

Et vient éclairer nos mémoires 

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L'INTERSECTION DE NOS RÊVES

Effigie lunaire, je m'immole
Sur ton autel fluorescent
Toi qui glisses dans l'eau des choses
Et modifies ton apparence
Au gré des caprices de l'instant

Ton nom, comme une incantation
À des déesses d'outre-silence
Icône d'ombres en mouvement
Funambule de mes miroirs
En moi comme lame de lys

D'un simple rire naît l'eden
Jailli de tes lèvres vermeilles
Laisse moi caresser ton âme
Épeler l'alphabet des corps
Dans le miracle de ta peau

À l'intersection de nos rêves
Un silence efface nos larmes
Et nous dit que tout est possible
Que l'intime accomplissement
Est source des métamorphoses

Musique égrénée note à note
Le chemin du trouble à l'amour
N'est pas si long que tu le penses
Au secret de ton cœur d'enfant
J'inventerai l'illimité

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LABYRINTHES DE CENDRES

Dire qu'il y a encore tant à apprendre
Tant à découvrir mais le poids du monde
Qui pèse sur nos envies, harcelant
Jusqu'à en être incertains de nous mêmes

Quand nous avions tous les envols au cœur
Ne plus compter que sur des moignons d'ailes
Calcinés par de sombres solitudes
Nous élever quand même mais sans joie

Tourner dans des labyrinthes de cendres
Jungles des souvenirs empoisonnés
Pour ne trouver au bout que peu de choses
Un accessit de la vie véritable

Ne continuer que pour et dans l'attente
De l'improbable et du miraculeux
N'avoir plus le courage de se taire
Et pas encore celui d'exister

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MARCHAND D'ÂMES

Voyez-vous, les jeunes aujourd'hui

Ne savent plus vraiment apprécier

Le poids et la valeur d'une âme ;

Une tragédie spirituelle

 

Qu'on n'évoque qu'à mots couverts …

Soyez certains qu'ils la vendront

Comme une quelconque breloque

Au premier camelot venu

 

Et ce, pour un prix dérisoire !

Aussi suis-je heureux d'exercer

Un métier qui, convenez-en,

N'est pas dénué de noblesse

 

La frêle et naïve jeunesse

Ne saurait faire aussi peu cas

De son plus précieux trésor

C'est pourquoi j'éclaire ses choix

 

Et optimise ses placements …

La plus stupide absurdité

Consiste à vendre son ame au Diable :

Outre sa localisation

 

Qui reste très aléatoire

- Il est partout et nulle part-

C'est le prince de l'entourloupe

L'empereur du marché de dupes

 

Avant de signer vos contrats

- Avec du sang … A-t-on idée ?-

Assurez-vous, en bas de page,

Des clauses en petits caractères

 

Un placement à 5%

Auprès d'une banque autorisée

Me semble d'un meilleur rapport

Et allège automatiquement

L'ampleur de votre dette karmique

 

Il est des mondes parallèles

Où l'on vit des milliers d'années

Aussi votre âme en viager

Peut aisément trouver preneur

 

À semblable échelle, la durée

D'une vie, c'est peu à attendre

N'oubliez pas de préciser

Cependant "loyer occupé"

 

Tellement de possibilités

Auxquelles un jeune sans expérience

Ne pense pas de prime abord …

Venez me voir à mon bureau

 

Nous parlerons de tout cela

Je conseille des gens de tous ahes

Et de tous milieux sociaux

En toute confidentialité

 

Mais si la vôtre n'est pas à vendre

Je vous donnerai des tuyaux

Pour investir, car croyez-moi

Marchand d'âmes, c'est l'avenir ! 

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LES LIBRES FLUX DE LA CONSCIENCE

Déserter les chemins de l'objectivité

Se laisser doucement hisser

Vers ces routes qui ne mènent nulle part

Et qui n'exigent rien de vous

Que l'effleurement d'un regard

 

Laisser éclater en bulles mousseuses

Pensées, émotions, sensations

N'être plus qu'un vide infini

Apte à être investi, rempli

Par la magie de l'Univers

 

Ne pas la restreindre à son cœur

Ne pas l'emprisonner dans sa mémoire

Ne pas tenter de la nommer

La laisser s'écouler comme un fleuve serein

Car la vouloir retenir c'est la perdre

 

N'en conserver que la marque

Un poinçon de lumière au coin de l'âme

Que le regard le plus aigu

N'est en mesure de percevoir

Mais qui est le fief de l'esprit

 

S'abandonner sans se corrompre

Au libre flux de la conscience

Et confier l'ensemble de ce que nous sommes

Au dangereux roulis de l'incertain

 

Paradoxalement enrichis

De cet intime dépouillement

De cette extase matérielle

Qui s'évide de tout repère

Devenir plus et autrement 

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LA COSMOGONIE DU COEUR

Cris d'oiseaux, cris d'homme ou rien …
Quelle main serre l'étau,
Jugule notre futur ?

La nuit inscrit sur les murs
Des hiéroglyphes de peau
Pour déchiffrer le chemin

Traduire l'immensité
Avec nos si petits gestes
Relève de la douleur

La cosmogonie du cœur
Et le prisme du non-être
Deviennent réalités

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DÉTECTIVE DE LA LUMIÈRE

Détective de la lumière,
J'ai l'intuition d'un grand amour
Comme un embrasement de l'espace,
La fusion intime de nos acides nucléiques …
Ne reste qu'à trouver les preuves !

Ton nom déchiffré pas à pas
Dont les deux gigantesques ailes
S'enroulent à moi comme une mer
Et la conspiration des vagues
Me mêle à ta disparité

Tout pas, tout reflet, tout vertige
Tout mot, tout élan, toute route
Imperceptiblement me ramène à ton ombre
Qui tisse au creux de moi ses secrets corridors ;

Dans le sac, que j'avais rempli de métaphores,
J'ai beau puiser sans cesse, nulle étoffe oratoire
Qui puisse convenir à ta pâle beauté
Où viennent s'articuler des prophéties fortuites

L'amour, le sais-tu, est l'axe du monde
Sans lequel rien ne se pourrait bâtir
Et tu es l'axe de ma dignité d'homme …
Ne me reste qu'à le prouver !

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