insurrectionpoetique !

MÉDIOCRES AU POUVOIR

L'objectif premier d'un médiocre au pouvoir  :

L'extension sans frein de son indignité

Jusqu'à la dire mètre étalon du bon goût

Que cela choque ou étonne m'intrigue

 

Tout autant que ces petites armées dérisoires

Qui se ridiculisent, vociférant "Fascistes !"

Là où n'est qu'une démocratie tamisée

Au filtre d'une médiocrité redondante

 

De même, celui, celle qui jusqu'à présent

S'était affirmé libre - un état relatif-

Et qui se plie pour une miette de pouvoir

À peine savoureuse sans que rien l'y oblige

 

Ou qui tancent le mot, l'intention et non l'acte …

Les simili-tyrans que les voix justifient

Sont moins à craindre que nos capacités à

La somnolence génératrice d'amnésie

 

Sont moins à craindre que ceux qui les plébiscitent

Que notre inaptitude aux justes indignations

Lorsque la pesanteur du réel et des faits

Nous y contraint, sans jeux, sans fantômes insipides 

Vos commentaires

1 Le Jeudi 13 Septembre 2007 à 10:10 GMT+2, par André Chenet

"l'intime accomplissement est source de métamorphose" quelle beaté et quelle vérité
Quand je dis que Pascal Perrot est un poète philosophe, ces derniers textes le confirment
Ce présocratique des temps moderne transforme son regard et sa réflexion sur le monde en un poème continue alliant la geste chevaleresque à la transparencedes sources: j'aime au plus haut point cette humanité qui va au-delà des préjugés terre à terre qui salissent lesaffaires du monde, j'aime ce respect en toutes chose qui fait de lui une référence incontournable dans la poésie de langue française. Il sait mieux que personne jouer du classicisme et du grand style et quand il décoche la flèche de l'ironie, il tape toujours dans le mille. J'ajouterai enfin qu'il est un grand prolixe, prolixe par passion, ainsi ne cesse-t-il de combattre les injustices qui acculent les plus humbles des homme vers le desespoir et la mort. Si j'osais seulement, si cela ne faisait pas rididicule aujoiurd'hui je n'hésiterai pas à affirmer qu'il est notre Victor Hugo, à sa façon à lui.Pardonne cher Pascal cet élan dithyram quoi? crotte de bique.

2 Le Jeudi 13 Septembre 2007 à 22:03 GMT+2, par Pascal Perrot

Hé bé dis donc, tu n'y vas pas avec le dos de la cuiller dans le compliment. Heureusement que mes chevilles sont assurées contre l'enflement impromptu. Bon, le père Hugo s'est engagé politiquement sur le terrain, pas moi. Il savait également dessiner et construire des meubles, pas moi. Plus sérieusement, il y a heureusement, même parmi les vivants ( Cabral, Lambersy entre autres) des gens à côté desquels je me sens tout petit. Cela permet de travailler, afin de progresser sans cesse. Ceci dit, Hugo n'a pas écrit, loin de là que des chefs d'œuvre ( ceux à références mythologique me font un peu suer le burnou et "l'art d'être grand père" verse trop souvent dans la nunucherie) mais lorsqu'il déploie pleinement son envergure, personne, mort ou vivant, ne lui arrive à l'ongle de l'orteil. Écrire sur les temps présents, sur l'actualité immédiate sans sombrer dans la prose de quotidien, la démagogie ou le journal intime est certes un rude, travail, camarade … Toutefois, ton compliment me touche, en dépit de son excès, tant je sais ton enthousiasme sincère. De plus, venant d'un poète à la plume aussi vivace que la tienne, c'est une véritable vitamine pour l'esprit, un coup de soleil qui a illuminé ma journée.

3 Le Samedi 15 Septembre 2007 à 13:09 GMT+2, par André Chenet

Très d'accord avec toi. Je voulais parler d'un état d'esprit libérateur accecssible à tous, susceptible de percuter dans la conscience du plus grand nombre, que je considère comme un facteur décisif d'éclairage dans une période d'opacité et de confusion où chacun tente de sauver sa peau coûte que coûte, au détriment des autres. Tu n'es pas le Père Hugo, heureusement pour toi, quoique je te souhaite et sa vitalité époustouflante et sa longévité d'amant insatiable. Je faisais part hier soir de ce rapprochement insolite à qq amis portés sur la chose (la poésie) qui m'ont répondu que "c'était bien vu". A travers ta poésie, tu ne crains pas de t'exposer à la vindicte des ronds de cuir de la littérature , et tu as l'art de multiplier les pistes de l'écriture à l'écart des modes et des territoires balisés. Tu traverses avec une rapidité stupéfiante les champs de mines de la pensée moderne, où trop fréquemment le décor l'emporte sur la réalité vivante. Tu as des chevilles assez intelligentes, j'en suis certain, pour ne pas te laisser entraver par des éloges, aussi sincères soient-elles. Ton engagement, s'il n'a rien d'officiel, n'en reste pas moins salutaire et fécondant.
Je te salue à la croisée de tous les dangers, André

4 Le Lundi 17 Septembre 2007 à 00:10 GMT+2, par Pascal Perrot

Je comprends ton analogie, André. Pour moi, la colonne vertébrale m'importe davantage que les poèmes de pur muscle. Il y a longtemps, j'étais fasciné par la forme. Puis le fond a prédominé. Je tente à présent de concilier davantage la forme et le fond, de telle façon que l'un et l'autre soient en parfaite adéquation. J'essaie également de conserver une lucidité de tous les instants et de ne pas m'enfermer dans des codes, me méfiant même de ceux que j'aurais pu créer. Pour certains, la poésie ne doit pas être clamée -c'est obscène-, ne pas être trop claire ni trop directe - ça ne se fait pas, pour d'autres encore tout se vaut et il n'y a pas de niveaux en poésie. Je ne me reconnais dans aucun de ces clans. Ca ne plait évidemment pas à tout le monde …

5 Le Jeudi 27 Septembre 2007 à 16:28 GMT+2, par Cathy

sortir du clan pour être ce que nous sommes censés êtres : libre penseur, créateur qui tient entre ses doigs le smill facettes de la lumlière, sans jamais croire que l'une d'elle est la Vérité
nous sommes en chemin, tellement que nous nous confondons parfois avec lui, mais il suffit qu''un enfant passe et nous voilà arraché comme touffe d'herbe au terreau des certitudes... pascal, je ne commente pas tout, je ne lis pas tout mais je sais que le Tout est là, que tu as la grâce... et le don de la transfuser ! je t'embrasse, et André aussi ! cathy

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