L'ALPHABET DES RÊVES MAUDITS
Plus dépouillé que les mendiants
Jetant mes os aux chiens du vent
Mon cœur offert à l'arbitraire
Des rêves empoisonnés, maudits
Crevant ma chair pour qu'en jaillissent
Les plus exigeantes fontaines
Les plus acérés des supplices
Les plus rigoureuses des joies
Je ne peux vivre sans ton souffle
À l'angle droit de ma folie
Sans que ton cœur géométrique
Hante la poitrine des instants
Tant de portes aux poignées de glace
De feu, d'eau, de remords anciens
D'air en pénurie de paroles
Pas une n'ouvre au creux de toi
Quand le Dragon et la Princesse
Ont fusionné leurs ombres pour
Clore la cité de la grâce
Absolue des révélations
À vos yeux seuls et ne l'ouvrir
Qu'à ceux qui ne comprennent pas
Qu'ils viennent d'atteindre le Graal
Et s'évadent sans idéaux
Que faire, où marcher, quelle quête
Est encore digne d'être vécue
Et au détour de quelle errance
Retrouver la fièvre et le but ?
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 15 Septembre 2007 à 16:26 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER (article, RSS)





