Couturés par le silence
Quand on eût voulu crier ,
Eblouis par le vacarme
Lorsque nous voulions nier
Jusqu'au ressac de nos larmes
Sur les îles de l'absence
Quand nous voulions que la terre
Elle même devint muette,
Résorbés par le néant …
Oh ! Cette douleur inquiète
Dans nos ventres, comme un enfant,
Qui nous brusque dans nos chairs,
Quand cessera-t-elle enfin ?
Quand viendra la grande paix ,
La sérénité des astres ?
Tout est si lourd à porter …
Cette hargne qui nous castre,
A n'en pouvoir dire nos faims …
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 6 Octobre 2007 à 12:29 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI … (article, RSS)
Vos commentaires
Le Samedi 6 Octobre 2007 à 12:54 GMT+2, par Cathy
la paix est là
c'est nous qui n'y sommes pas
notre élastique est parfois su distendu
qu'il nous faut revenir par nos propres efforts
vers le centre
mais jamais nous ne pourrons couper le cordon
autant sans servir pour faire des contrebandes lumineuses
en automne il nous faut être l'automne
Le Lundi 8 Octobre 2007 à 10:10 GMT+2, par orchis-mauve
Très beau, ce poème, saurons trouver cette paix qui semble fuire dès que nous lui tendons la main
Le Mardi 9 Octobre 2007 à 11:59 GMT+2, par dom corriersa
... me plaît cette plainte comme prière, irrévocable invocation vers le néant.
Le Jeudi 11 Octobre 2007 à 18:19 GMT+2, par Pascal Perrot
Des états-limites (que j'ai parfois traversé, d'où le titre de cette rubrique) peuvent parfois surgir des éblouissements -beaucoup d'auto-apitoiement aussi, quelquefois-. Ce n'est en fait que lorsque cela "va mieux" (mais vers où ?) que le poète est en état de relever les textes qui méritent d'être sauvés de ceux qui relèvent uniquement d'une geignarde complaisance. Tendre la main ? Je crois plutôt qu'il faut laisser l'espace suffisant pour qu'elle prenne place en nous, ou que nous en décelions la trace.