NASSE DE LUMIÈRE GARDÉE PAR DES OMBRES
Que de temps perdu à nous obstiner
À croire que nos plaies soient cicatrisables
À vouloir tenter de les refermer
Ignorant que d'elles, que de leur béance
Nous pourrions pétrir un souffle nouveau,
Que nous devrions les porter en nous
Jusqu'au foudroiement de l'ultime émoi
Quand le verbe en nous définitivement
A tari la source et forclos la nuit
Il faut de nos plaies bâtir une force
Et à partir d'elles prendre notre élan
Portes ensanglantées de la connaissance
Matériau de l'être en transmutation …
Sans jamais nous identifier à elles
Ni les prétendre notre signature
Sans jamais qu'elles nous servent d'alibi
Pour blesser, souiller et dénigrer l'autre
Le lester de nos erreurs, nos angoisses
Nos plaies sont nos richesses inaliénables
D'elles naîtront notre ouverture au monde
Et nos sensibilités avivées
Nasse de lumière gardée par des ombres,`
En lesquelles il est tentant de se perdre
Mais que l'homme vrai contourne et détourne
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 23 Octobre 2007 à 18:03 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE (article, RSS)





