insurrectionpoetique !

DES PORTES, DES YEUX, DES FENÊTRES ...

Des portes, des yeux, des fenêtres

Des cœurs que les flux monétaires

Amenuisent en un tas de sable

Amas d'étoiles chiffonnées

 

C'est cela qu'il nous faut ouvrir

Sans jamais en forcer les gonds

Sans imposer LA vérité

De nos friables certitudes

 

Qui ne demeurera jamais

Que le  peu que nous avons cru

Comprendre de l'Inconcevable

Un angle parmi des millions

 

Nos catéchismes à venir

Sont déjà aussi obsolètes

Que ceux que nous avons chassés

Nous devrons nous en affranchir

 

L'éveil et l'émerveillement

Sans la fadeur que l'on attache

À ces mots de vive étincelle

Allumant les brasiers du don

 

Seront et le guide et la voie …

Il conviendra de nous ouvrir

De puiser les soleils en nous

De les semer à tous les vents

 

Si à tes lèvres fût-ce l'ombre

D'un "pourquoi?" inopinément

Surgit, alors referme tout

Tes portes, tes yeux, tes fenêtres

 

Ton cœur délavé par les larmes

C'est que tu as encore besoin

Des réponses et des illusions

Qui me seraient défaite et chute 

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ARTISAN DES FIÈVRES BLANCHES

Quelquefois la mort écrit

À l'intérieur de mes peurs

Et d'autres fois c'est mon rire

Qui vient grapher les nuages

 

Je n'en suis en quelque sorte

Qu'un médiateur éclairé ;

Dans la salle de montage

Je démultiplie les angles

 

Je retranche de leurs rêves

Toute graphie superflue

Ne garder que l'essentiel

En condensant leurs oracles

 

Retoucheur de l'infini

Humble artisan de leurs fièvres

Dans les ruines du silence

Chercher le trésor caché 

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LA FOISONNANTE OPACITÉ DU MONDE

J'aime la foisonnante opacité du monde

Que certaines questions demeurent sans réponse

L'aléatoire grippant les mécanismes froids

L'inoui déjouant l'ordre mathématique

 

L'enchevêtrement chaotique de l'imprévu,

Plus proche du vivant que la trame ordonnée,

Laisse à travers ses brèches entrevoir l'inconnu

D'un sang plus tumultueux déferlant dans nos veines

 

Parfois des charlatans prétendent détenir

Des réponses évidentes aux densités complexes

À tous nos "pourquoi" opposant leurs certitudes

Vendent à prix coûtant des edens de pacotille

 

Parfois, nous leur prêtons une oreille distraite

Lassés de hanter les points d'interrogation

Et happés dans leur  tourbillon incantatoire

Il ne nous reste plus qu'à trouver l'ENNEMI

Celui-là qui sera responsable de TOUT

 

Vivre dans l'incertain et le destructuré

Sans rien abdiquer de sa puissance intérieure

Se risquer dans les brumes le soleil au plexus

Et ne déserter ni nos peurs, ni nos courages

 

Est un travail constant pour lequel il importe

De se redéfinir à chaque instant du monde

Avant de s'évader de toute définition

Pour reconstruire patiemment notre visage 

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LE COEUR EN ÉQUILIBRE

Ne pas tenter de résoudre

Ses propres contradictions

En extraire le terreau

D'où naîtra la plante rare

 

D'une compréhension accrue

Des paradoxes d'autrui

Ne pas se préoccuper

De savoir s'il s'agit là

 

D'une voie de déraison

Ou d'un chemin de sagesse

Ne passer notre attitude

Qu'au crible de la justesse

 

Des multiples forces en nous

Qui apparemment s'opposent

Nait l'équilibre du cœur

L'humanité déployée 

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ÊTRE REFUGE, PUR ILÔT

Être refuge, pur ilôt
De rire et de sérénité
Comme un berceau de la lumière
L'évasion d'un chaos d'écumes

Un lieu où la Vie enfin soit
Fécondatrice des possibles
Et où l'imagination dicte
Sa loi aux réels oppressants

C'est ce que pour toi je veux être
Aussi qu'importe que je fus
L'unique amant ou l'un de ceux
Que ton corps embrase et délivre

Que je ne fusse pas celui
Qui invariablement t'immerge
Dans la spirale du plaisir
Vers les grands fonds voluptueux

Si nul autre homme ne t'apporte
Ce que tu ne trouves qu'en moi
Et que précieuse t'est l'offrande
Que le sang des rêves réclame

La nomenclature des coïts
Est trop rigide tu le sais
Et ce qui nous unit trop vaste
Et trop rare pour s'y enclore

Une tendresse sans visage
Une dérive hors des miroirs
Et la capacité d'à deux
Faire basculer l'instant qui passe

De l'autre côté des apparences …
L'étreinte : une des multiples portes
Par lesquelles nous entrons ailleurs
Ne dis rien, tu me mentirais

Dans ta rebelle insoumission
À dire que cela ne t'est
Pas si nécessaire qu'à moi
Et que ce que nous échangeons,

Cet or que tant d'autres piétinent,
Nous en avons besoin l'un l'autre ;
Nous ne l'avons pas pu trouver
Ailleurs, nous lancine le manque

Et la soif et la faim tenaillent
Nos âmes de ce joyau-là
Dont nous n'avons pas pu encore
Définir l'exacte nature

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INDÉSIRABLES REFLETS

Qui a vécu ne saurait

Se prétendre immaculé

A menti, triché, souillé

S'est vautré dans des boues noires

 

De fétides trahisons

A cautionné l'hérésie

Affronté dans les miroirs

D'indésirables reflets

 

A incisé dans le vif

De chairs autrefois amies

A écorché sans merci

Et commis l'impardonnable

 

S'est vu quelquefois rampant

Veule et nu et s'avortant

De sa propre identité

 

Sans plaisir et sans abus

Les doigts perclus de remords

D'avoir garrotté son frère

Dévasté par son absence

 

L'erreur est le prix du risque

Et vivre arque son péril

Au dessus du souffle bref

De notre multiple errance 

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QU'ON SE LE DISE !

L'interface de Mabulle a changé. En conséquence de quoi, il existe à présent une newsletter sur ce blog, pour tous ceux et toutes celles qui désirent être tenus au courant en temps réel des nouvelles publications. Qu'on se le dise !

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OTTO GANZ (2)

 

Une fausse écriture sèche traversée d'éclats baroques. Une plume lyrique qui sait se faire extrêmement précise et pointue. Otto Ganz c'est tout cela et bien d'autres choses encore … Qu'il écrive poèmes ou romans, le style de ce jeune écrivain belge demeure inoubliable. En voici un nouvel exemple avec ce poème inédit, qui part en guerre contre les disséqueurs de la rime. Vous trouverez d'autres textes sur 

 http://amatheu.canalblog.com/

 

 

Note didactique
à l’usage de ceux qui nous apprennent à entendre les mots

Pour Cassiel, qu’il se souvienne…


Il se peut que le poème
soit la transmutation
d’une rencontre
entre l’âme et la parole

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*
Il se peut que le poème
soit source de hasard
sans innocence
préméditée

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit une inconnue
logique
mise au service de la pensée

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit une des issues
de cette curiosité sans objet
ni curieux

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit fait de l’incompréhension
des mécanismes du monde
par le discours

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit une ombre portée
au sol en mesure
du gradué dans l’invisible

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*
Il se peut que le poème
soit dénué de sensiblerie
devant la sonorité
des images

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit un souffle glissant
à la margelle
des mots

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit une subsistance des temps
où dire organisait les douves
contre nos peurs

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit à rechercher toujours
où personne n’a regardé
avant

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit cet éclairage de la liberté
tant comme acte d’intelligence
que de soumission

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit une histoire si intime
que son histoire
s’évapore dans les paroles

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit un élagage si fort
que l’essentiel des voix
subsiste

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit une façon maladroite
de reconnaître qu’en chaque dieu
est un poème


Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit composé de quelques mots
dont s’extraient des vérités
inutiles

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*
Il se peut que le poème
soit cet intervalle
entre la connaissance et
la certitude de l’ignorance

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*


Il se peut que le poème
soit une construction
de l’espoir
contre la conscience

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit une pose que l’air prend
au rythme brassé
des poumons

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit une répétition
dont le contenu
est toujours unique

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit avant tout un rythme
tel que la mer frappe
la pommette des galets

Et ce n’est pas ici qu’est le sens
*

Il se peut que le poème
soit une borne
qu’autrui ramasse
et dépose plus loin

Et ce n’est pas ici qu’est le sens
*

Il se peut que le poème
soit un choix volontaire
de ne rien révéler
qui soit congelé

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit pris entre deux instants
éloignés d’une paume
mise à plat

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit un levier
pour ouvrir ce
qui n’est que fermé

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit la plus courte ligne
pour atteindre
et la plus improbable

Et ce n’est pas ici qu’est le sens

*

Il se peut que le poème
soit en distorsion
une ellipse vers
le plus simple

Et ce n’est pas ici qu’est le sens


(Otto Ganz, Inédit, 2007)

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LE JEU TRUQUÉ DE LA VIE

Comme des joueurs de poker par la vie décavés,
Les cartes étaient truquées et les chemins de fer
Ne menaient nulle part qu'à des routes amères
Que nos inquiétudes avaient déjà défrichées

Nous avons tout misé sur le rouge de la vie
Mais c'est le noir, impair, impasse qui est sorti
Que faire que les gestes qui imitent la vie
Qu'un peu de mouvement, d'illusion et de bruit ?

Que dire que des mots ordinaires et vains,
Tourner comme un manège dans les cirques humains,
Nier le vide en nous comme si de rien n'était ?
Pourquoi pas, après tout, puisque seul le Rien est

L'enjeu était nos âmes, nous les avons perdues …
Qui s'en apercevra ? Au néant s'habituent
Tant de ceux qui osent se proclamer vivants
Et dont les ailes se sont brisées depuis longtemps !

Et c'est nous que l'on ose traiter de tricheurs
Quand notre peau toute entière n'est qu'un nid de douleurs
Nous avons tout perdu, jusqu'à notre couleur
Pariant sur une étoile au delà de nos peurs

Nous avons tout perdu jusqu'au dernier sou
D'espérance et d'azur … Tout, vous comprenez, tout !
Et nous tentons de vivre bien qu'à moitié morts
Conscients d'un vide entre notre âme et notre corps

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UNE RITOURNELLE ALCHIMIQUE

             


Je veux être dans ton regard
Parallépipède ludique
Un dé de saphir argenté
Un océan non composté
Une ritournelle alchimique
Entre les lèvres d'une gare

Je veux battre ta bouche en neige
Relever d'épices algébriques
Les festins sans identité ;
En tes labyrinthes égarés
Mes ventricules hérétiques
Dansent au gré de tes solfèges

À Notre Dame de la Licorne
J'irai prier pour enserrer
Ma joie dans tes mains animales
Et te donner mon feu vital
Que ton  cœur fera valdinguer
Comme une poignée de popcorn

Soyons des étoiles de poche
Pour éclairer les papillons
Soyons des pavés goguenards
Soyons microcosmes hilares
Et je t'en prie, réinventons
Ce monde qui n'est qu'une ébauche

 

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ET S'IL N'EST PAS ENCORE INTERDIT DE RÊVER ...

" Certes, il n'est pas encore interdit de rêver

Certains esprits malins seraient enclins à croire

Qu'il s'agit d'une brèche, d'un oubli du système 

Mais, croyez-le, cela ne doit rien au hasard

 

Nous avons sérieusement étudié la question

Et envisagé tous les aspects du problème ;

Constituait-il un ferment de rebellion ?

Le proscrire serait-il la source de conflits ?

 

Un de nos ingénieurs trouva la solution :

Nous devions rendre ce paramètre inoffensif

Aseptisé, d'une totale inocuité

L'idée était lancée, et le reste suivit

 

En tout premier lieu, rendre les voies d'accès

Entre rêve et réel quasi impraticables

Les ériger au rang de mondes parallèles

Ne se frôlant jamais que par inadvertance

 

Puis substituer au rêves vibrants de l'idéal

Faits de constantes et douloureuses mutations

De l'effort, de la lutte avec les éléments

Le creuset incongru des songes consuméristes

 

Un monde privé d'âme, riche en mâts de cocagne

Dont notre humanité même n'est plus qu'un rouage

Parfois permettre à l'un ou l'autre de fafner

Pour que chacun persiste à croire qu'est possible 

 

La concrétisation des rêves et justifier

De resserrer la bride et verrouiller les cœurs

Aussi ne voyez pas la moindre étourderie

Dans le fait qu'il n'est pas interdit de rêver …" 

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COUVRE-FEU DES IDENTITÉS

Cette nuit, les miroirs fermeront de bonne heure

Couvre-feu des identités

Nulle boussole pour nous orienter

Parmi les labyrinthes barbelés de nos peurs

 

Les cartographes dressant les cartes de la Joie

Ont oublié de mentionner

Ces sombres gouffres où chuter

Est devenu notre ordinaire, notre loi

 

Etre brisé en vérité est peu de chose

Continuer, tel est le défi

Sans que nous servent d'alibis

Nos dislocations, nos crucifixions moroses

 

Demeurer fier et droit, mais sans muscles et sans os

Etre amas de songes érodés

Cependant sans répit lutter

Et brandir haut la bannière de notre peau

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ABORDER LE MYSTÈRE




Aborder le mystère avec des yeux d'enfant
Susciter les miracles à chacun de ses pas ;
Deviner sous l'ordure de la lumière l'éclat
Et tourner ses silences vers la question du temps

Le temps qu'il reste encore à brûler, la distance
Qu'il nous reste en la vie pour prendre notre élan
Vers l'intense clarté par delà les offenses
Cet arc-en ciel en nous oscillant, hésitant

A se pleinement donner dans le monde réel ;
Cette attente de nous inexprimée nous tue
De ne pas oser être, donner à plein soleil
L'étoile incandescente des mystères en crue

Vivre, vivre, combien sont réellement vivants
De ceux que nous croisons, sans feu, sans innocence ;
Combien laissent l'espace contracté dans leur sang
Entrer en expansion et en effervescence ?

Exprimer ses magies, ne plus en avoir peur
Donner à nos routines profondeur de destin
Faire jaillir sa clarté, sa force, sa couleur
Pour transformer le monde en éternel festin             

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CRUCIFIÉS DU SOLEIL

Encore une fois, la vague nous ramène au néant
( Combien de fois déjà fîmes nous le voyage ?) ;
Parfois, parmi les masques, nous croisions un visage,
Un vrai visage d'être humain, un feu vivant …
Ce fut cela qui nous préserva du naufrage

Nous repoussons au loin cet instant redouté
Où les petites flammes aperçues au hasard
Ne suffiront plus à vaincre la densité
De l'opaque ténèbre qui cloue nos avatars
A cette arche glacée où dorment les idées

Combien de temps encore face aux armées du doute ?
Combien de temps encore crucifiés du soleil ?
Combien de temps encore à dormir dans les soutes,
Passagers clandestins, contrebandiers d'éveil ?
Combien de temps avant que le cœur ne se voûte ?
Nos armes sont si faibles face à la dérision

De ce monde dans lequel devenir être humain
Apparait secondaire, où les compromissions
Font suppurer les plaies de nos rêves incertains ?
Résister est la voie, vivre notre démission

Oh ! La mer n'est pas plus salée ni plus amère
Mais nos blessures sont multiples et douloureuses .
Les aiguillons du sel malmènent nos chimères,
Le réveil est plus âpre dans l'immensité creuse ,
Repartir est plus dur ; la mort nous marque au fer

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FINS DU MONDE EN STOCK !

La fin du monde peut venir

Elle nous trouvera sans angoisses  …

Nous en avons connu bien d'autres !

 

L'univers qui meurt et renait

-Ascension, déclin des cités

Et des civilisations-  :

 

C'est l'ordre naturel des choses

Nous ne craignons pas de TOUT perdre

- Nous l'avons mille fois perdu-

 

Ce qui importe tient à peine

Dans l'espace d'un électron

D'un rai conjugué de photons

 

Voyage plus vite que ce vent

Qui bouscule les galaxies

Survivra à ce qui s'achève

 

Et de la nudité de l'os

Viendront émerger d'autres muscles

Reconstruisant le corps du monde

 

Organisant sa différence

La fin du monde ? La belle affaire,

Quand tout demeure à espérer ! 

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LOIN DES AMOURS KAMIKAZES

Te demander si tu m'aimes

M'apparaitrait une offense

Quand chaque mot, chaque geste

Le confirme et le souligne

 

Lorsque ta présence même

En est l'aveu permanent

Et quand nos cœurs s'insinuent

Dans des nuits infalsifiables

 

Quand l'offrande d'un "je t'aime"

Ne se saurait quémander

Est don de soi, abandon

Mais jamais supplication

 

Oui, j'ai porté le cilice

De ces amours kamikazes

D'enfant réclamant en vain

Dans l'angoisse et dans le doute

 

D'émotions invérifiables

Et je n'imaginais pas`

Qu'il suffisait de quitter

Leurs terres ivres de carnages

 

Et buvant le sang des songes

Pour voir le monde autrement …

À l'équation des supplices

J'ai substitué tes aurores

 

                              18/10/2007
 

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MARC-HENRI LAMANDE EN APOTHÉOSE

 
Marc-Henri Lamande est un poète de génie. Marc-Henri Lamande est un comédien de génie, 
qui sait se mettre au service des auteurs d'aujourd'hui. Il est donc logique de conclure que Marc-Henri 
Lamande est un poète-interprète de génie. Tel est effectivement le cas. Or donc, allez de toute urgence
sur l'un des deux sites ci-dessous. Car le dit Marc-Henri Lamande vient de sortir en CD ses 
indispensables "textes tunisiens". N'hésitez pas non plus à faire circuler l'information autour de vous.  
 
Le CD "Wild Shores - Optophonia"
est sorti chez "Optical Sound" [OS-25]

......................................................
http://www.optical-sound.com/
......................................................

TOTAL TIME 57'28

1- / Optophonia / 28¹05.
"Les textes Tunisiens" écrits et dits par Marc - Henri Lamande
Enregistrement live - Limoges 2007 - Def
instrument génératif - SEMUTA © Servovalve
(écouter une version live / listen to a live version)
......................................................
http://wisho.free.fr/OPTO_PHONIA/opto_phonia_01/textes_tunisiens.html
......................................................

2- /Drop-Circle / 08¹18
Fontbonne / Paris 2007

3- / Sonic Corridor 01 / 08'17
Instrument génératif - LE MARTELEUR © Servovalve
Lyrics : Richard Alpert
Paris 2006

4- /Matangi / 04¹18
Composition pour "Game Alone Synthesis"- Sigmoon / FCER.net

5- /Sonic Corridor 04 / 08¹07
Improvisation granulaire - Paris 2006
----
+Bonus CD-Rom Audiorama - Drop Circle
Deep in Slide ©Servovalve (MAC OS X - PC)


Wildshores / Evelyne Hebey ~ Fred Nouveau ~ Marc Roques
----
Mastering Norscq
Design l wisho

............................................................................
http://wild.shores.free.fr
............................................................................

DISTRIBUTION : OPTICAL [web site] _ FNAC _ AMAZON

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NOUS, FANTÔMES OBSOLÈTES AÉRODYNAMIQUES ...

Nos âmes sont damnées, nos vélos sont rouillés

Nos possessions déjà parlent une langue morte

J'avais un paradis à portée de l'aorte

Plus rien, que des ressorts brisés, amoncellés

 

Nos stratégies en poche, le nez dans le guidon

Nous fonçons vers des buts à nous même inconnus

Les flammes corrosives et les fleuves en crue

Nos roues s'en affranchissent et bravent les démons

 

Nos oreillers défient les nuits cyclothymiques

Nos muscles ont avalé le mutisme des heures

La fièvre de hanter absorbe nos sueurs

Nous, fantômes obsolètes, aérodynamiques 

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TOUJOURS CE TUMULTE ÉCORCHÉ

Il est ce moment où l'on sait

Que la réponse à nos questions

Ne nous sera d'aucun repos

Ne nous sera d'aucun secours

 

Ne fera que drainer vers nous

Tout un flot d'interrogations

Bien plus âprement insolubles …

Nous aussi, nous avons clamé

 

"Je saurai, et la Connaissance

M'offrira la paix que je cherche"

Mais l'achèvement du chaos

S'ouvrait sur un autre chaos

 

Toujours ce tumulte écorché

Ces vérités contradictoires

Ces paradoxes irréversibles

Versant dans nos mémoires truquées

 

Masques et visages pêle-mêle

Manège dérisoire et sublime ;

S'affranchir des mensonges usuels

Ne nous conduit pas vers l'essence

 

Mais vers des mensonges plus complexes

Absorbant la lumière en nous ;

Hors du risque, le néant domine

Et vivre ne tend qu'à le fuit

 

Mais possédons-nous d'autre choix

Que d'être violemment brisé

Quand l'autre chemin c'est le rien

Dévorateur et sans mystère

 

Mille fois les séismes insensés

À cette extinction su moi

Si irréversiblement lente

Patiente gangrène de l'être ! 

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