insurrectionpoetique !

LOIN DES AMOURS KAMIKAZES

Te demander si tu m'aimes

M'apparaitrait une offense

Quand chaque mot, chaque geste

Le confirme et le souligne

 

Lorsque ta présence même

En est l'aveu permanent

Et quand nos cœurs s'insinuent

Dans des nuits infalsifiables

 

Quand l'offrande d'un "je t'aime"

Ne se saurait quémander

Est don de soi, abandon

Mais jamais supplication

 

Oui, j'ai porté le cilice

De ces amours kamikazes

D'enfant réclamant en vain

Dans l'angoisse et dans le doute

 

D'émotions invérifiables

Et je n'imaginais pas`

Qu'il suffisait de quitter

Leurs terres ivres de carnages

 

Et buvant le sang des songes

Pour voir le monde autrement …

À l'équation des supplices

J'ai substitué tes aurores

 

                              18/10/2007
 

Vos commentaires

1 Le Jeudi 8 Novembre 2007 à 16:22 GMT+2, par Rimmel

Très joli, très vrai, qui n'a jamais demandé... au moins par le regard?

2 Le Jeudi 8 Novembre 2007 à 20:10 GMT+2, par superk

j'adore le dernier quatrain, me l'as-tu volé :)

j'ai l'impression que j'aurais pu l'écrire :)

3 Le Vendredi 9 Novembre 2007 à 13:06 GMT+2, par Pascal Perrot

Le temps et l'expérience apportent une distance. C'est le genre de choses qu'on ne comprend qu'avec le recul et l'expérience, c'est à dire en prenant le risque de se tromper. Heureux de te rendre jaloux, Superk, toi qui possède une solide plume.

4 Le Vendredi 9 Novembre 2007 à 19:11 GMT+2, par Chris

Oh que c'est vrai. Mais comme vous le dites, il faut atteindre une certaine mâturité je crois (je crois seulement) pour parvenir à un état qui est comme une plage de paix que l'on s'offre à soi-même. Ce n'est même pas une question de confiance à l'autre, c'est une totale ouverture, un regard de véritable amour. Par contre Pascal, voulez-vous parler du "cilice" cet affreux objet de mortification? Il prends un "c". A moins que je n'ai pas compris ce passage de votre texte.

Bien amicalement Chris

5 Le Lundi 12 Novembre 2007 à 12:58 GMT+2, par Pascal Perrot

Merci, Chris, pour votre regard affûté. Effectivement, le silice se réfère au silex. Il s'agit donc bel et bien de cet instrument de mortification qu'est le cilice. Je m'en vais donc corriger.

6 Le Lundi 12 Novembre 2007 à 15:31 GMT+2, par Lili

Nous sommes tellement complexes...et complexés.
Plus prosaïquement, à partir de quel âge accédons-nous à "la maturité" nécessaire ? 20 ans ? 40 , 60, 80...?
On imagine pas...c'est vrai que souvent, la réalité dépasse la fiction.
Vos poèmes et textes sont touchants de vérité. Ils coulent de source...laquelle ?
Encore merci.

7 Le Jeudi 15 Novembre 2007 à 19:02 GMT+2, par Pascal Perrot

Cette maturité n'est pas une question d'âge, mais bel et bien de l'intensité et de la profondeur des expériences. Chacune d'entre elles, paradoxalement, nous blesse mais nous enrichit.

Autres publications sur le sujet

Aucune référence pour le moment.

Vous pouvez faire référence à votre publication en utilisant ce rétrolien

Commenter cet article

*


Pour être sûr... combien font 2 + 6 ? *

Se souvenir de moi


Les champs marqués d'un * sont obligatoires
Votre commentaire sera affiché en texte brut à l'exception des liens

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://margot.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Lecture, poésie et littérature érotique