Encore une fois, la vague nous ramène au néant
( Combien de fois déjà fîmes nous le voyage ?) ;
Parfois, parmi les masques, nous croisions un visage,
Un vrai visage d'être humain, un feu vivant …
Ce fut cela qui nous préserva du naufrage
Nous repoussons au loin cet instant redouté
Où les petites flammes aperçues au hasard
Ne suffiront plus à vaincre la densité
De l'opaque ténèbre qui cloue nos avatars
A cette arche glacée où dorment les idées
Combien de temps encore face aux armées du doute ?
Combien de temps encore crucifiés du soleil ?
Combien de temps encore à dormir dans les soutes,
Passagers clandestins, contrebandiers d'éveil ?
Combien de temps avant que le cœur ne se voûte ?
Nos armes sont si faibles face à la dérision
De ce monde dans lequel devenir être humain
Apparait secondaire, où les compromissions
Font suppurer les plaies de nos rêves incertains ?
Résister est la voie, vivre notre démission
Oh ! La mer n'est pas plus salée ni plus amère
Mais nos blessures sont multiples et douloureuses .
Les aiguillons du sel malmènent nos chimères,
Le réveil est plus âpre dans l'immensité creuse ,
Repartir est plus dur ; la mort nous marque au fer
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 12 Novembre 2007 à 13:39 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI … (article, RSS)
Vos commentaires
Le Dimanche 18 Novembre 2007 à 11:29 GMT+2, par lam
ça faisait longtemps que je n'étais pas venu , que de beaux textes , tu es dans une belle veine ! cette pensée et cette écriture me plaisent ! L
Le Lundi 19 Novembre 2007 à 13:33 GMT+2, par lam
extrait de mon blog "... fut elle gratuite, rien n'est plus dangereux qu'une insidieuse voix de poète, qui parle d'amour et de lune, de jasmin et de rosée dans le quartier des esclaves, et dont les inflexions nostalgiques ont le tremblement même des mains tendues par le désir. Désir d'aimer, désir d'étreindre, désir d'être libre et de s'ébattre, de manger à sa faim et de jouir de la vie, il n'est qu'un seul désir.... et l'essence même du désir est une menace pour la chiourme en soutane ou en uniforme ; et quiconque l'exalte ne peut être qu'un ennemi de l'ordre. Plus dangereuse encore est cette voix si elle n'emprunte ses accents qu'à ceux la même qu'elle veut bercer et nourrir et dont elle se veut la conscience. Le génie de Federico Garcia Lorca qui, dans ses manières, avait de l'ange pourtant, n'a jamais cessé d'employer le vocabulaire des hommes, des bêtes et des plantes."
( Jean Rousselot, Federico Garcia Lorca ou le rossignol assassiné, 1956)
Le Mardi 20 Novembre 2007 à 15:54 GMT+2, par Pascal Perrot
Ces textes sont issus de diverses veines, le plus dur étant de les assembler pour former un tout cohérent dans sa multiplicité. Heureux que tu les apprécies, Lam, rien n'étant plus vivifiant que les admirations mutuelles, ton blog recélant de véritables pépites.