LES TRIBUS NOMADES DES MOTS
J'avoue ne m'être reconnu
Dans aucun des visages que l'on me proposait
Chacun m'apparut blasphématoire, hérétique
En regard des destins amples à l'orée du vent
Et j'ai désassemblé le monde
Qu'on donnait en partage à mes faims carnassières
Pour tenter de créer un autre paysage
Où ma démesure même aurait sa raison d'être
Et je creusais sous le réel
De mes mains affamées de mortelles tendresses
Un boyau de chair vive en direction du sang
Qui balafrait mes rêves, excavait mes désirs
Un jour, mes peuples grandiront
Sous l'ossature même des paradis concrets
Sous votre peau, sous vos pensées, en extension
Sous la chair desquamée de vos univers morts
Les tribus nomades de mots
Décodent, déverrouillent les brouillards hermétiques
Où nous sommes enclos sans le moindre recours
Elles feront croître en silence
La déraison des fleuves, la sagesse des arbres
Et les fleurs incendiaires de nos métamorphoses
D'où jaillira le feu de nos identités
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 11 Decembre 2007 à 13:44 GMT+2 dans ÉCRIRE, DIT-IL … (article, RSS)





