Homme, cathédrale inachevée
Dont les vitraux sont obscurcis
Par le goudron de la raison
Astreignant notre identité
À demeurer dans la prison
De ses rêves inaccomplis
L'hymne à l'être, aux orgues du cœur
N'est que trop rarement joué
Le désir est fresque pâlie
Grandit l'arbre de nos erreurs
Qui pousse ses branches dans la nuit
Mais dont nul fruit de liberté
Ne pourra jamais être issu
Sève stérile qui coule dans
Ce que nous appellons réel
Le fil d'Ariane est si ténu
Qui nous relie à l'éternel
De la lumière de notre chant …
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 11 Janvier 2008 à 17:37 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE (article, RSS)
Vos commentaires
Le Vendredi 11 Janvier 2008 à 21:39 GMT+2, par mikel
Rien que le titre déjà : homme, cathédrale inachevée, on pourrait (devrait ?) l'écrire sur le front des poètes, ça lui siérait à merveille mais j'aime aussi ce qui est pour moi (j'entends dans mon imaginaire) un renvoi à la dimension du conte dans votre poème : fil d'Ariane, lumière de notre chant et cette petite perle qui me rappelle l'enfance des nuits : l'arbre (...) qui pousse ses branches dans la nuit
Merci pour votre comm' flatteur un peu plus bas
Mikel
Le Lundi 14 Janvier 2008 à 10:41 GMT+2, par lutin
Homme cathédrale inachevée, belle image, le goudron est dans les yeux des hommes c'est certain si bien que le coeur en est de pierre.