Mercredi 27 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fév 2008 à 13:35 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
La Mort
Fut-elle la plus surprenante
La plus inconvenante des morts
Est froide, rugueuse et mathématique
Le bordel foisonnant, généreux, hérétique
De la Vie, même en ses recoins les plus obscurs
Jusque dans sa si nécessaire absurdité
Jusqu'en ses rendez-vous manqués avec la chance
Nous y semble préférable, quitte à nous embourber
Dans des mélancolies tonitruantes et complexes
Il est salutaire d'aller puiser dans
Les excès du vivant la preuve du mot vivre
Et le sceau des régénérations intérieures
Il est douteux et névrotique de s'y complaire
Mais il faut du temps pour la mesure des choses
Pour l'art de la nuance et des désinvoltures
Davantage encore pour en déjouer les pièges
Ces fausses sérénités achetées au rabais
Qui visent à confondre raison et raisonnable
Et voie de sagesse avec assagissement
Longtemps pour saisir que vif et dispersion
Ne sont pas des mots proches, pas plus que l'immobile
Et l'inerte ne sont frères. Et la mort vient si vite …
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fév 2008 à 13:28 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Naviguant avec aisance
Dans les brasiers de l'enfer
Engoncés et maladroits
Quand il s'agit d'arpenter
L'antichambre d'un eden
Il s'en faudrait de si peu
Pour basculer dans ce vide
Où nous avions cru trouver
Le reflet d'une origine
Dans un passé révolu
Mais le révolu s'attarde
Enlace ses mauvaises herbes
Aux terrasses éblouissantes
Et le dieu de mort encore
Exige sacrifices, offrandes
Et le lierre de son souffle
Putride ensorcellement
Comblera la moindre faille
La plus infime lézarde
Si nous n'y prenons pas garde
Sarcler, faucher l'abcès vivace
Des colères et crucifixions
Dès qu'il amorce sa croissance
C'est chaque jour qu'il nous faut
Entreprendre l'œuvre salubre
Le passé est un chiendent
Un furoncle de mémoire
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fév 2008 à 13:19 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Un pont, je ne cherche qu'un pont
Qui me mène vers la vraie vie
Et l'authenticité de soi
Ce que vous appelez raison
Que vous portez comme une croix
Ne suscite en moi que l'ennui
Tant de merveilles entassées
Dans mes greniers imaginaires
Et nulle issue pour les donner
Litanie des réalités
Qui vous clouent à vos vérités
Rentrées dans leurs fourreaux d'éther
Est-il impossible d'exister
D'extraire des mondes de son âme
Pour pouvoir respirer un peu
Mes poumons, mon cœur sont broyés
Écrire est, au delà du jeu,
Tenter de se sauver des flammes
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fév 2008 à 13:18 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Je t'enfouis profond, mais tu resurgis
Tu es mon supplice et tu es ma joie,
Tu t'étoiles en moi et chaque astre m'est
La lanière d'un fouet, bouts cloutés de cris
Qui, dans mon labyrinthe, jaillissent en croix
Ah ! Modifier le cours de ce qui est !
Combien d'années dois-je arracher de moi
Pour entrer dans la splendeur de l'amour,
Ton amour charnel, de sainte matière ?
Dis, quel est le prix pour être ta proie ?
Je le paie sans hésiter, sans discours
Car c'est mon unique voie vers la lumière
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fév 2008 à 13:16 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
J'écris d'un territoire abreuvé de tempêtes
Le sol toujours mouvant des amours condamnées ;
A chaque instant, je crains m'ensevelir entier
Dans ces terres sans nom où la douleur inquiète …
Nous sommes proies de chair d'un soleil intérieur,
Et c'est pour ce soleil que l'on nous eût tués.
Pour que chaque rayon ressemble à une épée,
Faisons naître en nos joies l'enfant de la douleur ;
O masques impénétrables posés sur les visages,
Pourrons-nous donc un jour ne plus croire en vos charmes ?
Nous tenir à l'aguet et dégainer nos armes,
Lorsque le mot amour nous éblouit d'images ?
Mais il n'est d'autre issue vers le bonheur pour nous
Qu'une issue condamnée, un soupirail éteint,
Qui ne peut plus donner la chaleur de l'humain
Et nous nouons nos destins à ces mains qui nous clouent
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Mardi 19 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 19 Fév 2008 à 19:44 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Par ton amour, j'exsude mes tristesses
Et recycle mes précipices
Ta main trace ses signes à l'envers de ma peau
Et ta dense tendresse trame son canevas
Comble les interstices par où la mort s'immisce
Pour ne plus faire qu'un bloc de vie insécable
Un murmure que nul ne peut briser
Fragile mais indestructible
J'ai exilé les rêves putréfiés
Vers des pays invérifiables
Et la Joie précipite en moi ses cataractes
Ton baiser me décloue des portes du destin
8 février 2008
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 19 Fév 2008 à 19:34 GMT+2 dans HOMMAGE AUX VIVANTS !
By Jove ! Il y a quelques temps, je pris conscience d'un oubli considérable : de tous les membres d'Insurrection Poétique ! un seul (ou plutôt une seule puisqu'il s'agit d'une femme) n'avait encore jamais fait l'objet d'une publication sur mon blog. Une impardonnable lacune, puisqu'il ne s'agit de rien de moins que la flamboyante Nina Louve, ange dodécaphénique dont chaque poème me semble une incandescente prière chamanique à fleur de peau. Oubli que je m'emploie ci-dessous à réparer, à travers deux textes de cette poétesse québécoise, que je ne désespère pas de rencontrer un jour en chair et en os.
Mise à quia
J’ai abusé de l’abuseur
En martelant son nom dans ma poitrine
Tous les contre-pas sous le vent
Font glisser les mots de chagrin
Comme sur une pelure de peau usée par le leurre
Voilà le saut de page
La marge effritée
La poète prise au piège de son propre volcan
La descente est rapide, vers et rimes
Se comparent en fichiers joints, font les fiers à la brasse
Sèchent assemblés sur une plage blanche
Le censeur passe vers mi-dit, avant que la trêve
Ne serine sa promesse de prouesses
Mise à quia
Le mutisme se fait héros pour la prose
Ligne par ligne une pointe d’exclamation suffoque
Les virgules sortent de leurs gonds
Pas d’excuse semblable ne vaut la grande embuscade
De la muse muselée
Friser les Racines
Tu sais que quand
Tu souffles sur la braise
Tu allumes et attises le feu
Alors
Pourquoi
Souffles-tu sur mon cou
Sur mon ventre
Dans mes yeux
Pour taire nos volcans intérieurs
Pour friser nos racines
Pour partir en outre
Hors amer
Je mords tes non-énergies
Dévore tes saboteurs
Par les pieds, par l’entête
Jusqu’à défriper les échines
Jusqu’à qu’à l’où est-ce
Parce ce que tant toi
In petto
Je te souffle des vents discrets
Venus de pays aux mirages improvisés
Volés sur tes lèvres, un vers, un son, une image
Qui courtisent tes inédits fougueux
Tu es milles mots dans ma soif
Moult poésies dans chacune de mes fins
Tu es trois décennies d’histoire
L’avant, l’après et le maintenant
Le parfait parcourt Carpe Diem
Beaucoup de pures merveilles à découvrir d'urgence sur l'un de ses deux blogs :
http://louvainlaneuve.blogspot.com/
http://teouteki.blogspot.com/
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 19 Fév 2008 à 19:22 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Nous n'avons trahi, ni menti, ni retourné
Nos alliances, nous n'avons fait battre les montagnes
Comme il nous serait doux, gratifiant de prétendre
- Il arrive d'ailleurs que nous le prétendions-
Que c'est par dignité, honneur, humain respect
Que nous avons agi ainsi … Il n'en est rien
La vérité ? La seule et unique raison
De tout cela : nos placides paresses
Mentir, trahir, intriguer sont des tâches
Trop compliquées. À quoi bon s'épuiser
En ce sordide et laminant labeur
Alors que s'en abstenir est si simple ?
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 19 Fév 2008 à 19:12 GMT+2 dans UN PEU DE MOI …
Bancs d'angoisses minérales
Héritées de passés comme en apnée ;
Elles veulent manger leur part du soleil,
À travers la morsure de leurs mâchoires
Y injecter le poison
De leurs salives vénéneuses, corrosives
Disent que tout bonheur est illégitime
Portes fracturées des douleurs anciennes
Combat pour ne pas sombrer
Dans ces nuits fraternellement écorchées
Qui brûlent la peau par le revers de l'âme
Prennent le cœur à rebours de l'absence
Bavent des pulsions de mort
Entrent en émulsion, léprosent les murs
Nécrose la parole et les sentiments
Entraînent vers le fond les rêves à bâtir
Doigts d'acier des autrefois
Résister aux tentations de la chute
Aux séductions des décompositions
Est plus complexe que je ne l'aurais cru
Demande constants éveil et vigilance
Demande constant amour et confiance
Pour effacer les réflexes incongrus
De qui a trop vécu au seuil des gouffres
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Dimanche 10 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 10 Fév 2008 à 20:15 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Retrouver notre dignité
D'étoiles libres dans l'espace
Partir en quête de notre essence
A travers l'esprit et les sens
Étroitement conjugués
Trouver notre axe, notre place
Et désarmer le quotidien
D'un élan de pure magie
Jeté à la face des faits
Faire de nos rêves des chants concrets
Imposant aux ombres meurtries
La lumière d'un but atteint
Que politique et religion
S'en retournent dans leurs musées ;
Et que leurs armures rouillées
S'écroulent en notre humanité
Dans sa puissance révélée …
L'innocence consume nos poisons
Il est bout du labyrinthe
Cette lumière de nous mêmes
Dans son expression la plus forte
Il suffirait d'ouvrir la porte,
Récolter ce que l'amour sème
Rallumer les flammes éteintes
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 10 Fév 2008 à 20:12 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Jusqu'à l'os écorché, comme bête à l'abattoir,
Grenouille disséquée dans un laboratoire …
Masquer nos muscles à vif et la tapisserie
Compliquée de nos nerfs est question de survie !
Poignée de confettis et de perlimpinpin,
On jette devant soi des mots déjà éteints,
Brouillard confus où protéger nos nudités,
L'absolu dénuement de nos âmes brisées
Nos rêves à l'intérieur se tiennent droit encore
Mais le sang, le silence brouillent l'ordre des corps
Et nous ne pouvons plus projeter en avant
Leur lumière sans en être exténués et saignants !
Dehors, la vie s'écoule, mais elle n'est pas pour nous,
Dans ses maisons étroites, nous deviendrions fous ;
Tant de constellations déchirent notre paix,
Que nous devons garder au plus ferme secret …
Déverrouiller les portes, c'est ouvrir nos viscères,
Car le monde a percé de ses coups notre chair ;
Lutter pour vivre comme si de rien n'était,
Comme si le moindre souffle n'écartait notre plaie !
Revêtir nos souffrances de rires faux et sonores,
Et, pour quelques instants, donner le change encore,
Pour marcher vers un but perdu depuis longtemps
Dans nos rêves blessés et nos renoncements
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 10 Fév 2008 à 20:10 GMT+2 dans ANTIQUITÉS
Il y a longtemps déjà
Mais pour moi, c'est encore l'aujourd'hui, l'immédiat ;
Le grelot de tes pas
Egrené dans le vent et l'oiseau de tes bras
Qui couronne le toit
Je ne sais plus déjà
Si cette vie ressemble à un conte de fée
Ou un crochet au foie
Je ne sais plus mentir - mais savais-je cela
Avant de trouver ?-
Je suis prêt à partir
A déserter les choses où n'est pas ta hauteur ;
La douleur du désir
Et l'ivresse absolue de ne pas revenir
Rouvre les portes de mon cœur !
Mais non ! Les gants du froid
Continuent à frapper au hasard de mon corps
Il était autrefois …
Et comme je voudrais que ce "longtemps déjà"
Soit aujourd'hui encore !
(23 ans)
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 10 Fév 2008 à 20:08 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Rêveurs cadavériques, ô rêveurs parallèles
Que l'absence d'amour chaque jour a pâlis,
Qui rêvent l'un de l'autre … et l'ignorent à jamais !
Quand leurs chemins se croisent, à l'envers du soleil,
Ils ne reconnaissant pas les notes de leur cri
Dans l'étranger qui vient et connait leurs secrets !
Figés dans l'apparence et dans leurs idéaux,
Ils ne voient pas que l'Autre est celui qu'ils cherchaient,
Et qu'en prenant le risque d'aller vers l'inconnu,
Le bonheur ancrerait leurs rêves dans leur peau …
Mais non, ils fuient plus loin, vers un autre regret,
Vers qui ne peut comprendre leurs âmes écorchées, nues !
Et dans des galaxies de souffrance s'égarent,
Étoiles parallèles, si proches de s'unir,
Et qui vont leur chemin, comme honteux de la Joie !
Les portes se referment ; verrouillées, les histoires,
S'endorment, exilées de l'être et du devenir,
Dans le rêve des rêveurs parallèles en croix !
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Samedi 2 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 2 Fév 2008 à 00:18 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS
Que nos vices et nos vertus
S'exposent, s'exhibent, en strass, en paillettes
Que nos émotions caracolent et racolent
Et que le cœur lui-même se mette en scène
Que la fin de nos représentations
Nos agonies, nos chutes, nos échecs
Deviennent eux-mêmes spectacles à part entière
Tout cela ne revêtirait
Quoique l'on pût en dire
Pas la moindre importance
Si le spectacle n'était d'un affligeant ennui,
Fruit d'imaginaires atrophiés …
Remboursez !
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 2 Fév 2008 à 00:13 GMT+2 dans BRIC À BRAC
Nous avons noué aux cordages
Nos voilures de déraison
De désinvolture sagace
Nos barbares mélancolies
Nous avons lesté nos vaisseaux
De souvenirs infréquentables
Puis avons largué les amarres
Vers la transparence d'une île
Vers cet atome originel
Dont tout naquit par expansion
Scission de l'Un en multiples
Ramifications du probable
Y tendre sans pourtant l'atteindre
Grandit et fortifia nos âmes
Imprévisibles flibustiers
Nous écumons les mers des songes
Armés de sabres de flanelle
Nous pillons les mondes érigés
Sur des mensonges dialectiques
Dans nos cales, l'or des utopies
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 2 Fév 2008 à 00:06 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Tellement lutter pour si peu de lumière
Tellement lutter pour si peu de chaleur
Avec au fond de nos ventres la peur
De voir nos dons piétinés en poussière
Si morcellés qu'on se demande encore
Comment tenir debout et exister ,
Comment faire croire qu'on est encore entier
Et pas déjà à moitié dans la mort
Si fatigués de mendier encore
La goutte d'eau qui redonnait à peine
A nos lèvres asséchées forme humaine
Mais qui nous est plus précieuse que l'or
Nous avons tant à donner en partage
Mais les miracles en nous sont momifiés
Si peu d'amour pour calmer ce brasier
Nous dévorant d'incandescentes vagues
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Vendredi 1 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 1 Fév 2008 à 23:57 GMT+2 dans UN PEU DE MOI …
Je n'entre véritablement
Ni dans le cadre structuré
Du licite ni dans l'imposture
Chaotique de l'illicite
Mais un fragment de mon visage
Demeure dans l'un et l'autre espace
La plupart hantent l'entre-deux
De no man's lands indéfinis
Je ne me reconnais vraiment
Ni dans la lisière des marges
Ni dans l'ornière de la norme
Et pourtant quelque chose oscille
Virevolte entre les territoires
Ne m'enracinant dans aucun
Mais dans chaque trouvant l'écho
D'une parcelle de mes chants
Ma voie, il me faut l'inventer
À chaque pas, à chaque mot
Créer mes gites, mes repères
Et l'ossature de mon destin
Désarticuler les pays
Pour fonder mes propres frontières
Frontières mouvantes au gré
Des migrations de mes fantômes
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 1 Fév 2008 à 23:50 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
J'implose de joie retenue
De ce rendez-vous différé
Où nos plus secrètes tendresses
Pourront s'éveiller à l'immense
Mon cœur en bat plus vite que
La lumière et devient lumière
Pour se mêler à ta splendeur
Sommes-nous l'un de l'autre échos
Cette part manquante du puzzle
Ce fragment de soi exilé
Quie st l'objet de toute quête ?
Je veux ta peau contre ma peau
Et le soleil entre tes cuisses
Je veux mes mains sur ta poitrine
Et mon souffle dans ton regard
Nos corps dans la paix sans limites
Je veux être ta nourriture
Petite ogresse, mon diamant
Scintillant dans la déchéance
D'un univers à la dérive
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