LA MESURE DE TOUTES CHOSES
La Mort
Fut-elle la plus surprenante
La plus inconvenante des morts
Est froide, rugueuse et mathématique
Le bordel foisonnant, généreux, hérétique
De la Vie, même en ses recoins les plus obscurs
Jusque dans sa si nécessaire absurdité
Jusqu'en ses rendez-vous manqués avec la chance
Nous y semble préférable, quitte à nous embourber
Dans des mélancolies tonitruantes et complexes
Il est salutaire d'aller puiser dans
Les excès du vivant la preuve du mot vivre
Et le sceau des régénérations intérieures
Il est douteux et névrotique de s'y complaire
Mais il faut du temps pour la mesure des choses
Pour l'art de la nuance et des désinvoltures
Davantage encore pour en déjouer les pièges
Ces fausses sérénités achetées au rabais
Qui visent à confondre raison et raisonnable
Et voie de sagesse avec assagissement
Longtemps pour saisir que vif et dispersion
Ne sont pas des mots proches, pas plus que l'immobile
Et l'inerte ne sont frères. Et la mort vient si vite …
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fevrier 2008 à 13:35 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE (article, RSS)





