Jeudi 27 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 27 Mar 2008 à 19:36 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Il n'y a plus suffisamment
En moi de salive et de larmes
Salive pour articuler
Les mots qui forment la parole
Larmes afin de conjurer
Tout les désirs à jamais tus
Des océans se forment en moi
Et demandent à déferler
Passant l'écluse de mes yeux
Qui vacillent de vos absences
Et leur brusque éclat vous fait peur
Et vous rejetez cette force
Et l'océan me noie, me broie
Et brise mes digues intérieures
De ne me mêler à vos eaux
Je meurs et coule lentement
Comme un naufrage au ralenti
Que vous ne pouvez percevoir
Mais qui m'arrache à chaque instant
Des cris qui restent dans mon cœur
Une douleur intolérable
Que vous ne pourriez supporter
Et vous n'avez à me donner
Que les paroles de vos bouches
Qu'avez-vous de mieux à offrir
Que le labyrinthe des mots
Où je m'efface, où je me perds
Pour ne pas pouvoir vous connaître ?
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 27 Mar 2008 à 19:33 GMT+2 dans POÉSIES HARDCORE
Quelle différence existe-t-il
Entre celui qui a conscience
Des rouages de la machine
Et celui qui les ignore
Si la conscience ne nous sert
Qu'à informer ceux qui savent ?
Nos parents proclamaient "nucléaire, non merci !"
Et nous nous éclairons à la poussière d'atome
Quelle importance que demeurent
Toujours sous les pavés la plage
Puisque nous sommes impuissants
À soulever les pavés ?
Quelle différence existe-t-il
Entre nous et le silence
Entre nous et le néant ?
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 27 Mar 2008 à 19:25 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Tristesse des chevaliers souffrant de n'être pas
Reconnus comme princes, seigneurs, êtres humains,
Vergers éblouissants aux fruits de lumière pure ;
Écorchés par le feu incessant des combats
- Dragon après dragon- laissant des traces au sein
De leur âme meurtrie qui aspire à l'azur ,
Leurs blasons ne sont que les soleils qui en eux
Croissent au milieu des tempêtes et des ouragans
Et nul signe ne demeure de leur accomplissement !
Jamais ils ne se sont crus les égaux des dieux ,
Mais ils leur ont volé le feu d'être vivant,
Vivant quoiqu'il advienne, terriblement vivants !
Ils se sont tenus droits dans les remous du monde,
A la proue, défiant ce monstre redoutable
Et triste, qui vous mange : la médiocrité ;
Pour vous sont des mendiants ces âmes vagabondes !
Qui lutte pour être vrai en garde un grain de sable
Qui grippe la machine et la fait dérailler
Car l'authenticité se paie d'un prix de chair …
Qui s'est tenu debout en gardera les traces,
En rien ne semblera le chevalier qu'il est
Mais la dignité d'âme ne saurait plus se taire,
Mais la dignité d'humain prendra son espace
Quans l'homme comprendra ce qu'en son essence il est !
Demain, pas dans mille ans, là est notre survie
L'expérience de l'homme mènera vers l'humain
Ou la race bipède en consummant ses rêves
Retournera au cœur de l'éternelle nuit,
Néant originel d'où l'ensemble des destins
A jailli. Il devient urgent qu'il s'élève !!!
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 27 Mar 2008 à 19:23 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
C'est le premier matin du monde
Y en aura-t-il un second ?
Tandis qu'autour de nous deux gronde
Le torrent des êtres et des faits
Une lumière nait en secret
Dans la chambre de nos deux noms
Lumière fragile et frêle encore
Et qui se tient comme en retrait
Mais qui allumée dans nos corps
Maintient la douleur à distance
Un espace entre deux silences
Qui nous emporte dans son or
Cet espace on peut le souffler
Comme une plume, une poussière
Mais quand j'épousai ta beauté
Il était doux d'être ta fièvre
Et de sussurer sur tes lèvres
Le secret de l'éternité
C'est le premier matin du monde
Y en aura-t-il un second ?
Tandis qu'autour de nous deux gronde
Le torrent des êtres et des faits
Une lumière nait en secret
Dans la chambre de nos deux noms
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 27 Mar 2008 à 19:21 GMT+2 dans ANTIQUITÉS
Une étoile danse au bout de nos rêves ;
Tant de route à faire pour qu'elle s'élève
A ce ciel qu'est le plus haut de nous !
Détours de la plaie et des déchirures,
Horizons fermés comme des morsures,
Tant de route à faire, et rien au bout !
Rien que cette étoile éclairant la nuit,
Rien que la beauté rejaillie du puits,
Rien que ce soleil au bout de nos cœurs,
Cette plénitude qui nous envahit,
La pure lumière qui perce nos cris,
Comme une étincelle au fond des douleurs !
12 mai 1986 (22 ans)
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Vendredi 21 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 21 Mar 2008 à 13:01 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
J'aime les beautés tristes et lézardées
Dans lesquelles la vie a, entre deux pages,
Placé le signet d'une ride
Portant le poids de leurs métamorphoses
Azur égratigné au fond des yeux défaits
Et qui patiemment reprennent
Le fil dévidé du voyage
En leurs yeux pourtant une issue
Vers l'émerveillement, la rage, la lumière
Malgré la trace de l'éclair, des blessures, des renoncements
Comme si l'écorchure avait
Par quelque étrange alchimie
Issu du poison l'essence de l'être
Rien n'est lisse, tout est rugueux
Mais c'est dans le mystère de ces aspirités
Qu'est sans doute la clé de nos aspirations
Le rideau n'est qu'entrebaillé
Sur des vérités essentielles
Et l'âme lézardée s'inonde d'un sourire
Avant de repartir, désinvolte et glacée
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 21 Mar 2008 à 12:59 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Ne connaître qu'un reflet, un écho, une esquisse
Et puis quitter l'auberge et reprendre la route
Après que la saveur eût épuisé nos lèvres
Et marcher sans répit vers l'étoile complice
L'âme et le cœur meurtris par le poinçon du doute
Car ce que nous cherchons est-il, hors de nos fièvres ?
Jadis, je fus le vent, l'aigle et l'ange peut-être
Mais le vent a tourné vers les terres arides
L'aigle s'est déchiré au feu des mains saignantes
Et l'Ange s'est dissous dans les flux du non-être
Me reste à oublier cette saveur acide
Dont a signé mes chants toute tendresse absente
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 21 Mar 2008 à 12:57 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Ce rire amer qui déchire les dents
Oh, comme j'aurais voulu l'éviter !
Mais tout l'espace nié crie en dedans
Pour vivre, pour être, se métamorphiser …
Les émotions, piétinées dans la boue
Du profond rêve que déchire l'absence,
Cet axe qui nous gardait droits et debout,
Purs comme les épées de l'innocence
Trop vastes sont les demeures de nos âmes
Et si étroit l'espace de la vie,
Ce que vous nommez vie, cette chose infâme
Que je ne souhaite pas au pire ennemi !
On voudrait, notre sens du don et du partage,
Le faire tenir plié dans une amphore ;
Qu'il entre en expansion dans nos visages,
Vous voyez le reflet de votre mort !
Cela vous insupporte et vous fait peur ;
La mort de l'être, la mort du devenir …
Où est votre âme, et où est votre cœur ?
Je suis glacé de tant me retenir !
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 21 Mar 2008 à 12:54 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Femme d'une nuit, ou de mille et une
Peu importe si, si de l'un à l'une
Si de l'une à l'un, un peu de magie
Apaise nos faims
Faims de grands mystères, de caresses vives
Plis entre nos lèvres d’un pont de salive
Éphémère ou non, passage des rives
Fièvres des prénoms
Qu'importe, ce qui reste, c'est la porte ouverte
Et les fulgurances, cette étrange danse
Et la découverte de ce qu'il nous reste
Un peu d'espérance, qui nous est offerte
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 21 Mar 2008 à 12:52 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
A la recherche d'un sens,
D'une transcendance peut-être,
Nous cherchons cette fenêtre
Qui ouvre sur l'innocence
Suivre sans un mot la foule
Sans se poser la question,
Voir ce film qui se déroule
D'une vie sans illusions …
Oh ! Nous en avons assez !
Nos gestes, nos mots, nos départs
Doivent être habités,
Nos routes mener quelque part …
A chaque instant plus pressant,
Le besoin de cette paix,
De ce droit d'être vivant
Nous rapproche du Grand Secret
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Mercredi 12 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 12 Mar 2008 à 23:16 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Nos larmes en séchant sont devenues calcaires
Et sont autant d'écueils à nos navigations
Est-il encore un phare qui puisse nous guider ?
Nous portons sur le front l'aura des naufragés
L'amour est la colonne vertébrale des rêves
Mais nous ne rencontrons que charniers pourrissants
Avec de neaux moments de fièvres interdites
Mais tant et tant d'ordures autour de ces diamants
Nous sommes las d'abdiquer ; pourtant, que faire d'autre
Quand la dissolution est au bout du voyage ?
La marche suspendue un instant de la mort
Reprend, plus saccadée ; guetter ses avancées
Rassembler les fragments de notre être et partir …
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 12 Mar 2008 à 23:12 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Dans la matrice du vent
Naîtront d'autres souvenirs
Et d'autres révélations
Mais le centre déplacé
À chaque pas vers le vide
La faille béante et nue
S'enfonçant dans ce néant
Aux consistances élastiques
Où tout redevient silence
Et l'aube qui se fissure
Quand la mémoire densifie
Encore un peu sa substance
Tout est lourd et lent et vain
Pourtant quelquefois surgit
Le souffle de la merveille
Mais pour le trouver il faut
S'enfoncer dans la ténèbre
Tellement profondément
Que nous ignorons encore
Jusqu'où nous pouvons renaître
Après tout nouveau passage
Et le visage érodé
Nous redoutons tout ce temps
Écoulé entre les signes
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 12 Mar 2008 à 23:10 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Marcher, fouiller, fouiner, partager des secrets
Blesser, être blessé, sans avoir rien voulu
Que donner en dépit de ce cœur maladroit
Rater l'examen de passage de l'eden
Et partir essoré, sec de tout désespoir
Rien qu'une simple goutte de fatigue plombant
L'épuisement qu'on tente en vain de secouer
Mais marcher tout de même, mort-vivant titubant
Et puis creuser, trahir, vivre sa déchéance
Et se faire dévorer morceau après morceau
Mais ne pas renoncer tant qu'il demeure encore
Quelque chose de droit qui s'unirait au Souffle
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 12 Mar 2008 à 23:07 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Jamais je n'ai pu tout à fait anesthésier
Cette attirance envers le phrasé des orages
Conjugaison malsaine du chaos
Comme si me précipiter dans l'arène
Où les amours carnivores m'épient
Et résister à la dévoration
Était défi perpétuel à mes ombres
Dans le cercle des fièvres animales
Éveiller ma part de divinité
Je crache le sang des rêves à pleins secrets
Mais ne connais pas le KO final
Et le mépris de me savoir vaincu
Tant que je puis me relever encore
Me précipiterais-je encore, sans conscience
Dans le flux des tendresses anthropophages ?
Quel est encore mon crédit de puissance
Et dois-je l'éprouver pour le savoir ?
Chaque élan du cœur est risque majeur
Qu'il ne me pousse vers l'orage de trop
Celui qui me désarticulerait
Pour demeurer inerte et crucifié
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 12 Mar 2008 à 23:05 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Il est rare que nous puissions mesurer
Le degré de plaisir ou de détresse
Que nous semons au hasard des visages
Actes et paroles au creuset alchimique
Se transmutent en permanence dans l'âme
De l'Autre que notre route a croisé
Souvent le Bien ni le Mal ne nous sont
Accessibles dans leurs phases ultimes
Nos mots jettent désastres et merveilles
Pêle-mêle dans les plateaux de la balance
Et nous ignorons tout de leurs secrets
Chaque être humain est une clé de voûte
Pour un destin qu'il n'a pas reconnu
Et qui se prétend un être ordinaire
Ne sait de lui le Saint ni le Démon
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Vendredi 7 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 7 Mar 2008 à 00:12 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
Madone des amours bancales
Qui exaucez nos plus secrètes peurs
Quelle issue lorsqu'accablés de vos dons
Nous trébuchons au cœur des labyrinthes
Où nous épient, monstres intimes,
Les minotaures de nos renoncements ?
L'omniprésente lassitude
Comme un noyau au centre de nos actes
Mène à de prévisibles déchéances
Nul besoin de bêtes voraces
Pour dévorer la chair de nos désirs
Puisque nous sommes nos propres prédateurs
Scruter nos âmes en un miroir
Notre paresse rend caduque cet acte
Là est pourtant le gouffre qui nous broie
Nous avons perdu le levier
Qui nous élève au plus haut de nous mêmes
Là où peut-être on peut se dire Humain
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 7 Mar 2008 à 00:09 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
L'indispensable déjà nous est dénié
Et l'impensable depuis longtemps nous broie
Et pourtant nous restons sur le pont du navire
Espérant qu'un miracle encore pût sauver
Notre âme fragmentée par le dénigrement
Que faire quand nous n'avons pour armes que paroles
Mots de chair et de sang fustigés d'un dédain
Et que tout acte ne nous mène qu'à nous mêmes
Nous n'avons plus accès qu'à des sources taries
Et le cœur n'est nomade que par nécessité
Avec des moignons d'ailes, nous tentons de voler
Vers cette forteresse qui surplombe la nuit
Nos rebellions ne sont que des chants anonnées
Leur essence est plus loin, il faut creuser encore
Peut-être y trouverons-nous sens à nos élans
Et l'enfantement des lumières avortées
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 7 Mar 2008 à 00:07 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Pourquoi ces amours assignées
Dans le palais de la destruction, des douleurs
Ou la prison de l'éphémère ?
Ces tendresses acides ? Expiation ? Égarement ?
Pourquoi ces amours assiégées
Par le dégoût, la nuit et le renoncement ?
N'ai-je donc pas assez payé
Les douleurs aux autres inconsciemment infligées ?
Et la douceur simple de celle
Qui vivrait ma rencontre au revers des saisons
Comme une chance m'est-elle interdite ?
Suis-je indigne d'un cœur inondé de lumière ?
J'ai sacrifié ma joie, mon souffle
Aux idylles maudites, aux caresses en impasses
Au flux des étoiles fugaces
Ce goût amer est-il celui de mon destin ?
Toujours avorter de moi-même
Et solder les soleils qui éclairent mes rêves
Au bout du compte, les mains vides
J'en viens à ne plus croire en ce qui fut ma vie
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 7 Mar 2008 à 00:05 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Certaines douces, d'autres amères
Certaines violentes, acérées
Comme la spirale des torrents
Certaines, au travers d'un eden en ruines
Laissaient entrevoir ce que nous perdions
Changeait parfois le maquillage
Le visage était le même
Comme s'il n'était plus d'autre choix
Qu'errer d'une mélancolie l'autre
De la chute au suave démembrement
Tout complotait à nous mener
Vers l'inexorable implosion
De ce à quoi nous avions cru
Et pas un silence ne rachetait l'autre
Dans ce tas de cendre indifférencié
On s'accoutume même à tout perdre
En une élégante ironie
Pirouette des âmes bmessées
Même si revenir parmi les vivants
Devient tâche de plus en plus complexe
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Jeudi 6 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 6 Mar 2008 à 23:50 GMT+2 dans POUR UNE TRANSCENDANCE ATHÉE ET LAÏQUE
En dépit de cette foutue fatigue
Qui lime et rogne la jouissance de vivre
Quel émerveillement de constater qu'encore
Il peut suffire d'un geste, d'un rire, d'un regard
Ou du mot lumineux de qui vous a compris
Pour regagner l'espace dans toute son ampleur
Même si l'éblouissement éphémère
Et l'inouie délivrance qu'il ouvre
Ne peut s'assembler pour former un tout
À d'autres enspiralés dans nos mémoires vives
Même si le noyau de tristesse demeure
Que de tels instants soient et persistent demeure
La preuve qu'en dépit des apparences
De la forme de ce que nous sentons
Et de la lente montée du poison
Nous sommes encore indéniablement vivants
Et que l'élévation demeure un choix possible
Au delà de nos émotions codifiées
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