insurrectionpoetique !

JADIS JE FUS LE VENT

Ne connaître qu'un reflet, un écho, une esquisse
Et puis quitter l'auberge et reprendre la route
Après que la saveur eût épuisé nos lèvres

Et marcher sans répit vers l'étoile complice
L'âme et le cœur meurtris par le poinçon du doute
Car ce que nous cherchons est-il, hors de nos fièvres ?

Jadis, je fus le vent, l'aigle et l'ange peut-être
Mais le vent a tourné vers les terres arides
L'aigle s'est déchiré au feu des mains saignantes

Et l'Ange s'est dissous dans les flux du non-être
Me reste à oublier cette saveur acide
Dont a signé mes chants toute tendresse absente

Vos commentaires

1 Le Dimanche 23 Mars 2008 à 19:05 GMT+2, par orchis-mauve

j'aime beaucoup les deux dernières strophes... je les aurais bien écrites

Amitiés

2 Le Jeudi 27 Mars 2008 à 14:45 GMT+2, par Pascal Perrot

Beau compliment, qui me touche …

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