LA MÉMOIRE OCÉANE
La mémoire océane
Déverse sa rumeur dans mon corps fatigué,
Titubant, affamé d'étoiles déjà mortes
Emportées par l'écume
Aucune blessure n'est exempte de sel ;
Mains déchirées, lambeaux de peau
Traînant, queues de comètes, voiles de mariée
Sur le sable des défaites, répétant leurs reflux
Et pourtant, continuant à marcher
Encore, toujours, n'y croyant plus
Mais guidé par l'écho d'une voix très lointaine
Au fonds de mon silence, dont déjà je ne sais
Si elle vit ou habite des cités dévastées
Il y a si longtemps que la mémoire en vain
Chercherait à atteindre ce temps
Je vais, cherchant l'amour, comme on quête l'eau d'un puits
Parce que même le néant en moi est desséché
Et qu'en eût-on perdu l'espérance de boire,
Il n'y a rien d'autre à faire qu'aller à sa rencontre
Je vais
Déverse sa rumeur dans mon corps fatigué,
Titubant, affamé d'étoiles déjà mortes
Emportées par l'écume
Aucune blessure n'est exempte de sel ;
Mains déchirées, lambeaux de peau
Traînant, queues de comètes, voiles de mariée
Sur le sable des défaites, répétant leurs reflux
Et pourtant, continuant à marcher
Encore, toujours, n'y croyant plus
Mais guidé par l'écho d'une voix très lointaine
Au fonds de mon silence, dont déjà je ne sais
Si elle vit ou habite des cités dévastées
Il y a si longtemps que la mémoire en vain
Chercherait à atteindre ce temps
Je vais, cherchant l'amour, comme on quête l'eau d'un puits
Parce que même le néant en moi est desséché
Et qu'en eût-on perdu l'espérance de boire,
Il n'y a rien d'autre à faire qu'aller à sa rencontre
Je vais
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 2 Avr 2008 à 14:01 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI … (article, RSS)





