LE VRAI VISAGE DE L'ENNEMI
L'acidulé, le doucereux
Aux cataclysmes nuancés
Et aux névralgies subreptices
Sapent bien plus nos fondations
Par leur lent travail d'érosion
Que les grands combats inutiles
Et par imperceptibles accrocs
Déchirent l'étoffe de nos rêves
Mais nous ne souhaitons affronter
Que des titans mythologiques
Dignes de nos fièvres guerrières
À tel point que nous déguisons
Des nains de jardin en géants
Pour satisfaire nos exigences
Que nous ne percevons jamais
Le vrai visage de l'Ennemi
Nous sommes encore à croire
Que le pouvoir et qui en porte
Et le masque et les attributs
Constituent l'unique péril
Quand le véritable danger
Réside dans la multitude
Qu'attire et fascine le pouvoir
Ses représentations foutraques
Qui hisse sur des piédestals
De pauvres pantins solitaires
Qui sans ces bras tentaculaires
Qui le portent ne seraient rien
Et à peine avons-nous le temps
De voir et d'atteindre l'Ennemi
Qu'il a déjà notre visage
Glissement du sens et des signes
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 12 Avr 2008 à 16:11 GMT+2 dans POÈMES POLITIQUEMENT INCORRECTS (article, RSS)





