Lundi 21 Avr 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 21 Avr 2008 à 13:45 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Nos alibis pour nous justifier de vivre
Sont si minces, oh oui, si minces
La cloison qui sépare notre souffle du givre
Est si mince, oh oui, si mince
Et le glas des douleurs en nous souvent résonne
Amours mortes et confetti
J'attends cet instant où le réveil enfin sonne
Me délivre de la nuit
Ni drame ni élan rien qu'un gruau malsain
Et qui colmate nos rêves
Ce manque d'épaisseur, intensité du rien
Sans que notre cœur s'élève
Faim, oui faim, pulsion de vie encore, malgré
Persistant en filigrane
Perpétuellement inassouvie, contrée
Asphyxiée par l'inane
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Mercredi 2 Avr 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 2 Avr 2008 à 14:01 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
La mémoire océane
Déverse sa rumeur dans mon corps fatigué,
Titubant, affamé d'étoiles déjà mortes
Emportées par l'écume
Aucune blessure n'est exempte de sel ;
Mains déchirées, lambeaux de peau
Traînant, queues de comètes, voiles de mariée
Sur le sable des défaites, répétant leurs reflux
Et pourtant, continuant à marcher
Encore, toujours, n'y croyant plus
Mais guidé par l'écho d'une voix très lointaine
Au fonds de mon silence, dont déjà je ne sais
Si elle vit ou habite des cités dévastées
Il y a si longtemps que la mémoire en vain
Chercherait à atteindre ce temps
Je vais, cherchant l'amour, comme on quête l'eau d'un puits
Parce que même le néant en moi est desséché
Et qu'en eût-on perdu l'espérance de boire,
Il n'y a rien d'autre à faire qu'aller à sa rencontre
Je vais
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Vendredi 21 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 21 Mar 2008 à 12:57 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Ce rire amer qui déchire les dents
Oh, comme j'aurais voulu l'éviter !
Mais tout l'espace nié crie en dedans
Pour vivre, pour être, se métamorphiser …
Les émotions, piétinées dans la boue
Du profond rêve que déchire l'absence,
Cet axe qui nous gardait droits et debout,
Purs comme les épées de l'innocence
Trop vastes sont les demeures de nos âmes
Et si étroit l'espace de la vie,
Ce que vous nommez vie, cette chose infâme
Que je ne souhaite pas au pire ennemi !
On voudrait, notre sens du don et du partage,
Le faire tenir plié dans une amphore ;
Qu'il entre en expansion dans nos visages,
Vous voyez le reflet de votre mort !
Cela vous insupporte et vous fait peur ;
La mort de l'être, la mort du devenir …
Où est votre âme, et où est votre cœur ?
Je suis glacé de tant me retenir !
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Dimanche 10 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 10 Fév 2008 à 20:12 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Jusqu'à l'os écorché, comme bête à l'abattoir,
Grenouille disséquée dans un laboratoire …
Masquer nos muscles à vif et la tapisserie
Compliquée de nos nerfs est question de survie !
Poignée de confettis et de perlimpinpin,
On jette devant soi des mots déjà éteints,
Brouillard confus où protéger nos nudités,
L'absolu dénuement de nos âmes brisées
Nos rêves à l'intérieur se tiennent droit encore
Mais le sang, le silence brouillent l'ordre des corps
Et nous ne pouvons plus projeter en avant
Leur lumière sans en être exténués et saignants !
Dehors, la vie s'écoule, mais elle n'est pas pour nous,
Dans ses maisons étroites, nous deviendrions fous ;
Tant de constellations déchirent notre paix,
Que nous devons garder au plus ferme secret …
Déverrouiller les portes, c'est ouvrir nos viscères,
Car le monde a percé de ses coups notre chair ;
Lutter pour vivre comme si de rien n'était,
Comme si le moindre souffle n'écartait notre plaie !
Revêtir nos souffrances de rires faux et sonores,
Et, pour quelques instants, donner le change encore,
Pour marcher vers un but perdu depuis longtemps
Dans nos rêves blessés et nos renoncements
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Samedi 2 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 2 Fév 2008 à 00:06 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Tellement lutter pour si peu de lumière
Tellement lutter pour si peu de chaleur
Avec au fond de nos ventres la peur
De voir nos dons piétinés en poussière
Si morcellés qu'on se demande encore
Comment tenir debout et exister ,
Comment faire croire qu'on est encore entier
Et pas déjà à moitié dans la mort
Si fatigués de mendier encore
La goutte d'eau qui redonnait à peine
A nos lèvres asséchées forme humaine
Mais qui nous est plus précieuse que l'or
Nous avons tant à donner en partage
Mais les miracles en nous sont momifiés
Si peu d'amour pour calmer ce brasier
Nous dévorant d'incandescentes vagues
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Dimanche 20 Janv 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 20 Janv 2008 à 17:55 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Tout ce ragoût de vieilles impasses
Et d'amourettes surannées
Qui vous remontent à la surface …
Sonne le glas des condamnés
Quand le silence aux âmes lasses
Est la seule réponse accordée
Tous ces désirs enfouis, masqués,
Ces rêves pour lesquels nos larmes
Ont dans un autrefois coulé
Ravivent le venin de leurs charmes
Et nos cœurs désarticulés
Agitent en vain leurs alarmes
Les corps noyés des rendez vous
Manqués, rencontres inachevées
Une pierre d'ombre à leur cou
Ressurgissent, en rêve, du passé
Quand de telles laves nous secouent
Que l'âme est puzzle éparpillé
La lassitude nous dévie
Des géométries imparables
De l'amour, ce hérault impie
Qui crie dans nos chairs périssables …
Fermez les rideaux de la nuit,
Éteignez lampes et mystères
Le courage m'a délaissé
Tant d'obscur, si peu de lumière
Dans l'équation de la beauté
Déchiré par trop d'éphémère
Je ne cherche plus que la paix
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Vendredi 11 Janv 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 11 Janv 2008 à 17:04 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Combien de mots devrons-nous d'ici
La fin des mensonges rayer
De notre vocabulaire ?
Combien d'étoiles devrons-nous d'ici
La fin de nos mandats sur terre
De notre ciel effacer ?
Chaque jour rognant sur nos ambitions
Cette dégradante érosion
De l'amplitude première
Nous a mués en spectres sans illusions
En quête d'une rédemption
Exilés de la lumière
Nous ne sommes plus dignes des reflets
Qui cascadent dans nos miroirs
De tenir nos rêves à bout
De bras et d'âme, à peine, et le regret
De ce que nous avions pu croire
Avant que la vie ne dénoue
En nous ses serpents aux anneaux voraces
Les efforts de notre mémoire
Pour que le goût du bonheur
Reviennent à nos lèvres où les destins s'enlacent
Usent le fil de notre histoire
Et fragmentent notre cœur
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Mardi 20 Nov 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 20 Nov 2007 à 15:04 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Comme des joueurs de poker par la vie décavés,
Les cartes étaient truquées et les chemins de fer
Ne menaient nulle part qu'à des routes amères
Que nos inquiétudes avaient déjà défrichées
Nous avons tout misé sur le rouge de la vie
Mais c'est le noir, impair, impasse qui est sorti
Que faire que les gestes qui imitent la vie
Qu'un peu de mouvement, d'illusion et de bruit ?
Que dire que des mots ordinaires et vains,
Tourner comme un manège dans les cirques humains,
Nier le vide en nous comme si de rien n'était ?
Pourquoi pas, après tout, puisque seul le Rien est
L'enjeu était nos âmes, nous les avons perdues …
Qui s'en apercevra ? Au néant s'habituent
Tant de ceux qui osent se proclamer vivants
Et dont les ailes se sont brisées depuis longtemps !
Et c'est nous que l'on ose traiter de tricheurs
Quand notre peau toute entière n'est qu'un nid de douleurs
Nous avons tout perdu, jusqu'à notre couleur
Pariant sur une étoile au delà de nos peurs
Nous avons tout perdu jusqu'au dernier sou
D'espérance et d'azur … Tout, vous comprenez, tout !
Et nous tentons de vivre bien qu'à moitié morts
Conscients d'un vide entre notre âme et notre corps
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Lundi 12 Nov 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 12 Nov 2007 à 13:39 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Encore une fois, la vague nous ramène au néant
( Combien de fois déjà fîmes nous le voyage ?) ;
Parfois, parmi les masques, nous croisions un visage,
Un vrai visage d'être humain, un feu vivant …
Ce fut cela qui nous préserva du naufrage
Nous repoussons au loin cet instant redouté
Où les petites flammes aperçues au hasard
Ne suffiront plus à vaincre la densité
De l'opaque ténèbre qui cloue nos avatars
A cette arche glacée où dorment les idées
Combien de temps encore face aux armées du doute ?
Combien de temps encore crucifiés du soleil ?
Combien de temps encore à dormir dans les soutes,
Passagers clandestins, contrebandiers d'éveil ?
Combien de temps avant que le cœur ne se voûte ?
Nos armes sont si faibles face à la dérision
De ce monde dans lequel devenir être humain
Apparait secondaire, où les compromissions
Font suppurer les plaies de nos rêves incertains ?
Résister est la voie, vivre notre démission
Oh ! La mer n'est pas plus salée ni plus amère
Mais nos blessures sont multiples et douloureuses .
Les aiguillons du sel malmènent nos chimères,
Le réveil est plus âpre dans l'immensité creuse ,
Repartir est plus dur ; la mort nous marque au fer
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Samedi 6 Oct 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 6 Oct 2007 à 12:29 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Couturés par le silence
Quand on eût voulu crier ,
Eblouis par le vacarme
Lorsque nous voulions nier
Jusqu'au ressac de nos larmes
Sur les îles de l'absence
Quand nous voulions que la terre
Elle même devint muette,
Résorbés par le néant …
Oh ! Cette douleur inquiète
Dans nos ventres, comme un enfant,
Qui nous brusque dans nos chairs,
Quand cessera-t-elle enfin ?
Quand viendra la grande paix ,
La sérénité des astres ?
Tout est si lourd à porter …
Cette hargne qui nous castre,
A n'en pouvoir dire nos faims …
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Lundi 24 Sept 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 24 Sept 2007 à 13:25 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Je ne suis qu'un silence égaré dans la neige,
Une page de plus au livre des saisons ;
Je passe dans la nuit étrangère du cœur
Et je blesse mon âme aux apics de la peur …
L'au delà, l'au dessus : de tous temps ma maison
Se trouve en ces lieux là, visibles sortilèges
Le passage du vent me rouvre à la beauté
Puis mon chemin reprend en quête d'un plus pur
Élan vers l'absolu dans le feu du voyage
Des hommes sans mémoire useront mon sillage ,
Il n'y aura plus rien que ce qui me perdure :
Le feu dans un regard que j'aurai traversé
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Samedi 15 Sept 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 15 Sept 2007 à 18:32 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
J'ai découpé dans un miroir
Mon image avec un rasoir
Car lent, si lent est le hasard
Qui mène de l'une à l'autre gare
Recroquevillés en fœtus
Nos rêves ne peuvent éclore ;
L'âme est au fond des poupées russes …
L'en extraire c'est trop d'efforts !
L'art de mourir à petit feu
La vie y est passée maîtresse
Et nul n'écoute notre aveu
De solitude et de détresse !
J'ai découpé dans un miroir
Mon image avec un rasoir
Et je m'enfonce dans le noir
Trop d'absences dans mon histoire
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Dimanche 9 Sept 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 9 Sept 2007 à 15:11 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Dire qu'il y a encore tant à apprendre
Tant à découvrir mais le poids du monde
Qui pèse sur nos envies, harcelant
Jusqu'à en être incertains de nous mêmes
Quand nous avions tous les envols au cœur
Ne plus compter que sur des moignons d'ailes
Calcinés par de sombres solitudes
Nous élever quand même mais sans joie
Tourner dans des labyrinthes de cendres
Jungles des souvenirs empoisonnés
Pour ne trouver au bout que peu de choses
Un accessit de la vie véritable
Ne continuer que pour et dans l'attente
De l'improbable et du miraculeux
N'avoir plus le courage de se taire
Et pas encore celui d'exister
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Lundi 3 Sept 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 3 Sept 2007 à 12:34 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Cris d'oiseaux, cris d'homme ou rien …
Quelle main serre l'étau,
Jugule notre futur ?
La nuit inscrit sur les murs
Des hiéroglyphes de peau
Pour déchiffrer le chemin
Traduire l'immensité
Avec nos si petits gestes
Relève de la douleur
La cosmogonie du cœur
Et le prisme du non-être
Deviennent réalités
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Samedi 25 Août 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Samedi 25 Août 2007 à 21:20 GMT+2 dans CA VA MIEUX, MERCI …
Des eldorados, ne demeurent
Que des reliques de mémoire
Qui nous évitent de chuter
Au fond des puits de diamant noir
Où scintille notre reniement
Nous les avons frôlés sans doute
Et leur fugitive vision
Nous fut un émerveillement
Mais où trouver courage et force
Pour reprendre encore et encore
Notre voyage interrompu
Nous avons perdu le secret
D'élever des temples d'amour
Où la prière se fait acte
Et la parole mouvement
Nous le connaissions autrefois
Quand la rédemption nous fut proche
Mais la vague nous éloigna
Son écume a dissous nos rêves
Ne persiste que le silence
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