Lundi 21 Avr 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 21 Avr 2008 à 17:58 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
J’ai suivi la trajectoire
De pluies noires sur ton visage
Qui eussent dissous plus d’une
Mais rien, à peine une trace …
En toi la féconde force
D’une vie inaliénable
D’un appétit de lumière
A converti en photons
Illuminant le cloaque
Des plus poisseux marécages
D’inébranlables clartés
Où les cœurs sombrent et s’enlisent
À cet instant mon amour
De toi qui électrisait
Mon cœur, ma raison, mon âme
Coula, coula dans mon sang
Mes atomes sa puissance
Je n’éprouvais plus d’amour
Car devenu l’Amour même
Identifié à mon être
J’étais chacune de ses vagues
J’investis à tout jamais
La tendresse irréversible
De ton corps, de ton regard
Enracinés dans ma chair
12 avril 2008
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Mercredi 2 Avr 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 2 Avr 2008 à 13:58 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Les oiseaux de la pluie tambourinent aux vitres
Tu es là, dans la nuit, les ailes repliées
Je ne peux pas dormir ; mes rêves font trop de bruit
J'écoute battre ton cœur contre le mien lové
En cascade, en torrent et le mystère invite
D'étranges épousailles à tes lèvres de fruit
J'observe les entrelacs de ton sang dans tes veines,
Les chevaux galopants de tes rêves étrangers
J'observe ta mémoire tournée sur elle même
J'accomplis mon chemin sous ta peau enlacée
A ce néant fertile où germe mon poème
Pierre de la maison obscure de ton règne
Ton obscure innocence dans le cours des histoires
Glisse la suavité dangereuse d'aimer
Je n'ai pas peur, je suis debout face à ta vague
J'observe tes vaisseaux dans la nuit dériver
Aux mains de ton sommeil glissant comme une bague
Mon émerveillement, je te regarde boire
A ces sources inconnues aux hasards des couloirs
Des labyrinthes hantés, enchantés du silence ;
Dis, que regardes tu, si proche et si lointaine ?
Ta peau, comme un sourire, veille sur ma présence,
Je regarde le courant des songes qui t'entraîne
Et ton corps nimbé d'une lumière de mémoire
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Jeudi 27 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 27 Mar 2008 à 19:23 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
C'est le premier matin du monde
Y en aura-t-il un second ?
Tandis qu'autour de nous deux gronde
Le torrent des êtres et des faits
Une lumière nait en secret
Dans la chambre de nos deux noms
Lumière fragile et frêle encore
Et qui se tient comme en retrait
Mais qui allumée dans nos corps
Maintient la douleur à distance
Un espace entre deux silences
Qui nous emporte dans son or
Cet espace on peut le souffler
Comme une plume, une poussière
Mais quand j'épousai ta beauté
Il était doux d'être ta fièvre
Et de sussurer sur tes lèvres
Le secret de l'éternité
C'est le premier matin du monde
Y en aura-t-il un second ?
Tandis qu'autour de nous deux gronde
Le torrent des êtres et des faits
Une lumière nait en secret
Dans la chambre de nos deux noms
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Vendredi 21 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 21 Mar 2008 à 12:54 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Femme d'une nuit, ou de mille et une
Peu importe si, si de l'un à l'une
Si de l'une à l'un, un peu de magie
Apaise nos faims
Faims de grands mystères, de caresses vives
Plis entre nos lèvres d’un pont de salive
Éphémère ou non, passage des rives
Fièvres des prénoms
Qu'importe, ce qui reste, c'est la porte ouverte
Et les fulgurances, cette étrange danse
Et la découverte de ce qu'il nous reste
Un peu d'espérance, qui nous est offerte
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Mercredi 12 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 12 Mar 2008 à 23:07 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Jamais je n'ai pu tout à fait anesthésier
Cette attirance envers le phrasé des orages
Conjugaison malsaine du chaos
Comme si me précipiter dans l'arène
Où les amours carnivores m'épient
Et résister à la dévoration
Était défi perpétuel à mes ombres
Dans le cercle des fièvres animales
Éveiller ma part de divinité
Je crache le sang des rêves à pleins secrets
Mais ne connais pas le KO final
Et le mépris de me savoir vaincu
Tant que je puis me relever encore
Me précipiterais-je encore, sans conscience
Dans le flux des tendresses anthropophages ?
Quel est encore mon crédit de puissance
Et dois-je l'éprouver pour le savoir ?
Chaque élan du cœur est risque majeur
Qu'il ne me pousse vers l'orage de trop
Celui qui me désarticulerait
Pour demeurer inerte et crucifié
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Vendredi 7 Mar 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 7 Mar 2008 à 00:07 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Pourquoi ces amours assignées
Dans le palais de la destruction, des douleurs
Ou la prison de l'éphémère ?
Ces tendresses acides ? Expiation ? Égarement ?
Pourquoi ces amours assiégées
Par le dégoût, la nuit et le renoncement ?
N'ai-je donc pas assez payé
Les douleurs aux autres inconsciemment infligées ?
Et la douceur simple de celle
Qui vivrait ma rencontre au revers des saisons
Comme une chance m'est-elle interdite ?
Suis-je indigne d'un cœur inondé de lumière ?
J'ai sacrifié ma joie, mon souffle
Aux idylles maudites, aux caresses en impasses
Au flux des étoiles fugaces
Ce goût amer est-il celui de mon destin ?
Toujours avorter de moi-même
Et solder les soleils qui éclairent mes rêves
Au bout du compte, les mains vides
J'en viens à ne plus croire en ce qui fut ma vie
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Mercredi 27 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fév 2008 à 13:18 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Je t'enfouis profond, mais tu resurgis
Tu es mon supplice et tu es ma joie,
Tu t'étoiles en moi et chaque astre m'est
La lanière d'un fouet, bouts cloutés de cris
Qui, dans mon labyrinthe, jaillissent en croix
Ah ! Modifier le cours de ce qui est !
Combien d'années dois-je arracher de moi
Pour entrer dans la splendeur de l'amour,
Ton amour charnel, de sainte matière ?
Dis, quel est le prix pour être ta proie ?
Je le paie sans hésiter, sans discours
Car c'est mon unique voie vers la lumière
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Mardi 19 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 19 Fév 2008 à 19:44 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Par ton amour, j'exsude mes tristesses
Et recycle mes précipices
Ta main trace ses signes à l'envers de ma peau
Et ta dense tendresse trame son canevas
Comble les interstices par où la mort s'immisce
Pour ne plus faire qu'un bloc de vie insécable
Un murmure que nul ne peut briser
Fragile mais indestructible
J'ai exilé les rêves putréfiés
Vers des pays invérifiables
Et la Joie précipite en moi ses cataractes
Ton baiser me décloue des portes du destin
8 février 2008
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Vendredi 1 Fév 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 1 Fév 2008 à 23:50 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
J'implose de joie retenue
De ce rendez-vous différé
Où nos plus secrètes tendresses
Pourront s'éveiller à l'immense
Mon cœur en bat plus vite que
La lumière et devient lumière
Pour se mêler à ta splendeur
Sommes-nous l'un de l'autre échos
Cette part manquante du puzzle
Ce fragment de soi exilé
Quie st l'objet de toute quête ?
Je veux ta peau contre ma peau
Et le soleil entre tes cuisses
Je veux mes mains sur ta poitrine
Et mon souffle dans ton regard
Nos corps dans la paix sans limites
Je veux être ta nourriture
Petite ogresse, mon diamant
Scintillant dans la déchéance
D'un univers à la dérive
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Dimanche 20 Janv 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 20 Janv 2008 à 18:05 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Une onde paisible et douce
Parcourant mon ossature
S'incurvant au creux des muscles
Une voix d'outre-miroir
Ne pas chercher à comprendre
Le serpent de la chaleur
Sinuant dans mon épiderme
Juste te regarder être
Tu es là, cela suffit
Donne moi encore une fois
Les joyaux étincellants
De ton rire et de tes yeux
Somptueux trésors que j'amasse
Dans mon âme à double fond
Lorsque le froid me terrasse
J'en visite les merveilles
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Vendredi 11 Janv 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 11 Janv 2008 à 17:46 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Si tu habitais une autre planète
J'émigrerais sans hésiter
Sans jamais regretter la Terre
Si pour une étreinte de toi
Des prisons surgissaient du sol
Et m'enfermaient à tout jamais
Leurs barreaux acides et glacés
Ne me feraient pas renier
L'éclat de la félicité
Si tu étais désincarnée
Et qu'il faille pour te rejoindre
Soulever les murs de la mort
J'affronterais, hanté de toi,
La camarde et ses serviteurs
Pour habiter dans ton royaume
Mon souffle te ressusciterait
Et la bannière écarlate de mon sang
Battrait sous la peau de tes rêves
Tu es venue, je ne t'attendais pas
Mais vois, le feu est déjà prêt
Pour réchauffer tes solitudes
Tu peux te nourrir de mon corps
Car je veux que tout en moi
Puisse te procurer joie et paix
Tu inverses les courants
Efface les défaites
Et m'éveille triomphant
Mais je n'ai pas assez de mots
Pour tisser l'ombre de ton chant
Au centre de mon épiderme
Tu me brusques et bouleverses en moi
Jusqu'à l'ordre de mes cellules
Tu es venue et étends dans l'espace
De ma vie ton inouie liberté
Et je renais de t'avoir rencontrée
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Jeudi 3 Janv 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 3 Janv 2008 à 13:11 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Qu'y puis-je si mon avenir
A forme de tes lèvres closes,
Si, criblée de jardins, s'effondre
L'image d'une autre que toi ?
Si nulle n'a pu franchir ce cap
Où ta houle saline dresse
Un écran d'ondes magnétiques ?
Si ton silence me contient ?
Qu'y puis-je si loin des cités
Où ton rire impose sa loi
Je me sens faible et fatigué
Et si les courbes de ton corps
Définissent les frontières
De l'univers en son entier ?
Qu'y puis-je si je suis vaincu
Ma violente féminité ?
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Mercredi 26 Déc 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 26 Déc 2007 à 15:19 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Je ne suis qu'une puce sur le dos d'une sphère
Rien qu'un vieux cordon ombilical déglingué
Et pourtant je dis "tu es le sel de la terre,
La seule qui pour moi fût digne d'être aimée"
Les rêves s'entrechoquent en fracas de silex
Le nôtre fut mille fois détruit et resemé
Et chaque fois griffa le noyau des vortex
Croissant jusqu'aux novas, sa sève déployée
L'horloge des futurs fixa son rendez-vous
Entre nos ADN place des lumières mortes
Nous y avons dansé jusqu'à l'aube des fous
Mais des soleils masqués nous avaient fait escorte
J'ai ton nom talisman encré dans ma mémoire
Avec la plume d'une étoile métaphore
Il est comme un blason qui signe notre histoire
Comme un nageur mythique qui nage à contre-mort
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Mardi 18 Déc 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mardi 18 Déc 2007 à 12:55 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
La liberté enfin, voici la liberté ,
Avec ses fenêtres de feu
Taillées à même la poitrine !
Femme, fleuve des origine,
Si son don n'ouvre pas mes vœux
Son don n'est rien, rien qui vaille d'être gardé,
Car, sur la terre sèche, sans l'eau vive d'aimer
Que m'est l'absence de mesures ?
Que m'est l'absence de prison ?
C'est au centre de son prénom
Que je me veux libre de murs
Pour me mouvoir en cet espace de clarté.
La vérité enfin, voici la vérité !
Avec ses fenêtres ouvertes
Dans la beauté qui nous enclôt ;
Ta chair a ma chair pour manteau
Et je vais à ta découverte
Non conquérant, mais simple enfant émerveillé
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Mercredi 5 Déc 2007
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 5 Déc 2007 à 15:16 GMT+2 dans DE L'EDEN À L'ENFER
Je remonte le long de ton sang
Comme une petite fourmi …
Vivant ! Vivant ! Je suis vivant !
C'est la fontaine de mon cri
Qui coule sur ton cœur dansant
Rien ne pourra plus m'arrêter,
Ni tes veines, ni tes artères,
Ni cet amant qui fait le gué
Face à ma folie roturière …
Chaque poème est mon guerrier
Je vais, bizarre et chaotique,
Je parcours tes terres écarlates,
Gagnant, par cercles concentriques,
Ton cœur qui doucement se dilate
À mes sonorités magiques
J'instaure, impérieux souverain,
Un cantique dans tes veinules
Et une épopée sous tes seins,
Pris dans l'étoile-tarentule
Et de ma bouche, et de mes mains
Plus tu me pousses, gestes brusques,
Plus je m'enfonce en tes entrailles,
Plus tu crois que tu me débusques
Plus je pénètre dans tes failles
Mais ne veux que tu t'en offusques
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