Lundi 19 Mai 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Lundi 19 Mai 2008 à 15:24 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Immense joie d’être vivant
Immenses croix, marais salants
Qui firent de nos plaies un langage
Et de nos secrets un carnage
Tant de faims à combler, repaître
Tant d’images à brûler pour être
De mots, de coups, de solitudes
Rêves de loups, incomplétudes
Avant de vivre, à bras le cœur
L’ivresse libre du bonheur
Plénitude des sensations
Du côté sud des émotions
Savoir sans éprouver encore
L’épée fichée dans notre corps
Aiguille d’une horloge funeste
Retourne encore nos cœurs, nos vestes
Mais bat déjà plus faiblement
À moitié digérée, dissoute
Duel à mort des sentiments
Contre les diables de nos soutes
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Mercredi 2 Avril 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 2 Avril 2008 à 14:06 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Entre l'être et le non-être, nous oublions de choisir ;
Nous disons que "c'est la vie", quand nous expérimentons
Précisément son contraire
Etre, combat de chaque instant dans la jungle de nos peurs,
Qui nous laissera dans l'âme quelques plaies, peu de répit,
Mais l'ivresse d'être libre
Non-être, refus de l'agir, du geste, de la parole ;
Demeurer au bord du monde, assis en lisière des choses …
Surtout, ne rien regretter
Et nous voici dans le flou, sans oser nous prononcer ;
Devenir ou s'absenter du grand vacarme du monde
Dans la fadeur de nos jours
Tantôt nous allons vers l'être
Mais bifurquons en chemin,
Par angoisse de nous même dans toutes ses dimensions,
Et le non-être nous rattrappe
Celui ci n'est pas choisi, la crainte l'enrobe de glace
Et le non choix nous dissout
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Jeudi 27 Mars 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 27 Mars 2008 à 19:36 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Il n'y a plus suffisamment
En moi de salive et de larmes
Salive pour articuler
Les mots qui forment la parole
Larmes afin de conjurer
Tout les désirs à jamais tus
Des océans se forment en moi
Et demandent à déferler
Passant l'écluse de mes yeux
Qui vacillent de vos absences
Et leur brusque éclat vous fait peur
Et vous rejetez cette force
Et l'océan me noie, me broie
Et brise mes digues intérieures
De ne me mêler à vos eaux
Je meurs et coule lentement
Comme un naufrage au ralenti
Que vous ne pouvez percevoir
Mais qui m'arrache à chaque instant
Des cris qui restent dans mon cœur
Une douleur intolérable
Que vous ne pourriez supporter
Et vous n'avez à me donner
Que les paroles de vos bouches
Qu'avez-vous de mieux à offrir
Que le labyrinthe des mots
Où je m'efface, où je me perds
Pour ne pas pouvoir vous connaître ?
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 27 Mars 2008 à 19:25 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Tristesse des chevaliers souffrant de n'être pas
Reconnus comme princes, seigneurs, êtres humains,
Vergers éblouissants aux fruits de lumière pure ;
Écorchés par le feu incessant des combats
- Dragon après dragon- laissant des traces au sein
De leur âme meurtrie qui aspire à l'azur ,
Leurs blasons ne sont que les soleils qui en eux
Croissent au milieu des tempêtes et des ouragans
Et nul signe ne demeure de leur accomplissement !
Jamais ils ne se sont crus les égaux des dieux ,
Mais ils leur ont volé le feu d'être vivant,
Vivant quoiqu'il advienne, terriblement vivants !
Ils se sont tenus droits dans les remous du monde,
A la proue, défiant ce monstre redoutable
Et triste, qui vous mange : la médiocrité ;
Pour vous sont des mendiants ces âmes vagabondes !
Qui lutte pour être vrai en garde un grain de sable
Qui grippe la machine et la fait dérailler
Car l'authenticité se paie d'un prix de chair …
Qui s'est tenu debout en gardera les traces,
En rien ne semblera le chevalier qu'il est
Mais la dignité d'âme ne saurait plus se taire,
Mais la dignité d'humain prendra son espace
Quans l'homme comprendra ce qu'en son essence il est !
Demain, pas dans mille ans, là est notre survie
L'expérience de l'homme mènera vers l'humain
Ou la race bipède en consummant ses rêves
Retournera au cœur de l'éternelle nuit,
Néant originel d'où l'ensemble des destins
A jailli. Il devient urgent qu'il s'élève !!!
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Vendredi 21 Mars 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 21 Mars 2008 à 13:01 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
J'aime les beautés tristes et lézardées
Dans lesquelles la vie a, entre deux pages,
Placé le signet d'une ride
Portant le poids de leurs métamorphoses
Azur égratigné au fond des yeux défaits
Et qui patiemment reprennent
Le fil dévidé du voyage
En leurs yeux pourtant une issue
Vers l'émerveillement, la rage, la lumière
Malgré la trace de l'éclair, des blessures, des renoncements
Comme si l'écorchure avait
Par quelque étrange alchimie
Issu du poison l'essence de l'être
Rien n'est lisse, tout est rugueux
Mais c'est dans le mystère de ces aspirités
Qu'est sans doute la clé de nos aspirations
Le rideau n'est qu'entrebaillé
Sur des vérités essentielles
Et l'âme lézardée s'inonde d'un sourire
Avant de repartir, désinvolte et glacée
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Mercredi 12 Mars 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 12 Mars 2008 à 23:16 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Nos larmes en séchant sont devenues calcaires
Et sont autant d'écueils à nos navigations
Est-il encore un phare qui puisse nous guider ?
Nous portons sur le front l'aura des naufragés
L'amour est la colonne vertébrale des rêves
Mais nous ne rencontrons que charniers pourrissants
Avec de neaux moments de fièvres interdites
Mais tant et tant d'ordures autour de ces diamants
Nous sommes las d'abdiquer ; pourtant, que faire d'autre
Quand la dissolution est au bout du voyage ?
La marche suspendue un instant de la mort
Reprend, plus saccadée ; guetter ses avancées
Rassembler les fragments de notre être et partir …
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 12 Mars 2008 à 23:10 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Marcher, fouiller, fouiner, partager des secrets
Blesser, être blessé, sans avoir rien voulu
Que donner en dépit de ce cœur maladroit
Rater l'examen de passage de l'eden
Et partir essoré, sec de tout désespoir
Rien qu'une simple goutte de fatigue plombant
L'épuisement qu'on tente en vain de secouer
Mais marcher tout de même, mort-vivant titubant
Et puis creuser, trahir, vivre sa déchéance
Et se faire dévorer morceau après morceau
Mais ne pas renoncer tant qu'il demeure encore
Quelque chose de droit qui s'unirait au Souffle
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Vendredi 7 Mars 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 7 Mars 2008 à 00:09 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
L'indispensable déjà nous est dénié
Et l'impensable depuis longtemps nous broie
Et pourtant nous restons sur le pont du navire
Espérant qu'un miracle encore pût sauver
Notre âme fragmentée par le dénigrement
Que faire quand nous n'avons pour armes que paroles
Mots de chair et de sang fustigés d'un dédain
Et que tout acte ne nous mène qu'à nous mêmes
Nous n'avons plus accès qu'à des sources taries
Et le cœur n'est nomade que par nécessité
Avec des moignons d'ailes, nous tentons de voler
Vers cette forteresse qui surplombe la nuit
Nos rebellions ne sont que des chants anonnées
Leur essence est plus loin, il faut creuser encore
Peut-être y trouverons-nous sens à nos élans
Et l'enfantement des lumières avortées
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 7 Mars 2008 à 00:05 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Certaines douces, d'autres amères
Certaines violentes, acérées
Comme la spirale des torrents
Certaines, au travers d'un eden en ruines
Laissaient entrevoir ce que nous perdions
Changeait parfois le maquillage
Le visage était le même
Comme s'il n'était plus d'autre choix
Qu'errer d'une mélancolie l'autre
De la chute au suave démembrement
Tout complotait à nous mener
Vers l'inexorable implosion
De ce à quoi nous avions cru
Et pas un silence ne rachetait l'autre
Dans ce tas de cendre indifférencié
On s'accoutume même à tout perdre
En une élégante ironie
Pirouette des âmes bmessées
Même si revenir parmi les vivants
Devient tâche de plus en plus complexe
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Mercredi 27 Fevrier 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fevrier 2008 à 13:28 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Naviguant avec aisance
Dans les brasiers de l'enfer
Engoncés et maladroits
Quand il s'agit d'arpenter
L'antichambre d'un eden
Il s'en faudrait de si peu
Pour basculer dans ce vide
Où nous avions cru trouver
Le reflet d'une origine
Dans un passé révolu
Mais le révolu s'attarde
Enlace ses mauvaises herbes
Aux terrasses éblouissantes
Et le dieu de mort encore
Exige sacrifices, offrandes
Et le lierre de son souffle
Putride ensorcellement
Comblera la moindre faille
La plus infime lézarde
Si nous n'y prenons pas garde
Sarcler, faucher l'abcès vivace
Des colères et crucifixions
Dès qu'il amorce sa croissance
C'est chaque jour qu'il nous faut
Entreprendre l'œuvre salubre
Le passé est un chiendent
Un furoncle de mémoire
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Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Mercredi 27 Fevrier 2008 à 13:16 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
J'écris d'un territoire abreuvé de tempêtes
Le sol toujours mouvant des amours condamnées ;
A chaque instant, je crains m'ensevelir entier
Dans ces terres sans nom où la douleur inquiète …
Nous sommes proies de chair d'un soleil intérieur,
Et c'est pour ce soleil que l'on nous eût tués.
Pour que chaque rayon ressemble à une épée,
Faisons naître en nos joies l'enfant de la douleur ;
O masques impénétrables posés sur les visages,
Pourrons-nous donc un jour ne plus croire en vos charmes ?
Nous tenir à l'aguet et dégainer nos armes,
Lorsque le mot amour nous éblouit d'images ?
Mais il n'est d'autre issue vers le bonheur pour nous
Qu'une issue condamnée, un soupirail éteint,
Qui ne peut plus donner la chaleur de l'humain
Et nous nouons nos destins à ces mains qui nous clouent
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Dimanche 10 Fevrier 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 10 Fevrier 2008 à 20:08 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Rêveurs cadavériques, ô rêveurs parallèles
Que l'absence d'amour chaque jour a pâlis,
Qui rêvent l'un de l'autre … et l'ignorent à jamais !
Quand leurs chemins se croisent, à l'envers du soleil,
Ils ne reconnaissant pas les notes de leur cri
Dans l'étranger qui vient et connait leurs secrets !
Figés dans l'apparence et dans leurs idéaux,
Ils ne voient pas que l'Autre est celui qu'ils cherchaient,
Et qu'en prenant le risque d'aller vers l'inconnu,
Le bonheur ancrerait leurs rêves dans leur peau …
Mais non, ils fuient plus loin, vers un autre regret,
Vers qui ne peut comprendre leurs âmes écorchées, nues !
Et dans des galaxies de souffrance s'égarent,
Étoiles parallèles, si proches de s'unir,
Et qui vont leur chemin, comme honteux de la Joie !
Les portes se referment ; verrouillées, les histoires,
S'endorment, exilées de l'être et du devenir,
Dans le rêve des rêveurs parallèles en croix !
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Dimanche 20 Janvier 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Dimanche 20 Janvier 2008 à 17:53 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Notre Dame des Écorchures
Ne nous envoyez plus vos anges !
Nous n'apprenons plus des blessures
Leurs leçons nous trouvent étanches
Nos oreilles ont trop entendu
Nos yeux trop vu, nos cœurs battu
Pour de démoniaques manèges
Qui ont tourné nos âmes en neige
Notre Dame des Écorchures
Nos genoux s'écorchent aux parvis
De vos églises et à vos murs
Nos lamentations sont sans fruits
Et vos musiques nous épuisent,
Orgues maladifs et pompeux
Annonciateurs d'apocalypse
Laissez nous respirer un peu !
Notre Dame des Écorchures
Nous sommes accablés de vos dons,
Las de porter leur poids d'ordure ;
Nous nous annihilons, rampons
Nos cicatrices ont trop saigné
Cessez donc de nourrir nos peurs
Nous sommes tellement fatigués
De l'offrande de vos douleurs
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Vendredi 11 Janvier 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Vendredi 11 Janvier 2008 à 17:01 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Silhouettes ambigues dont on ignore encore
Si elles apportent la vie ou la mort
Pour le saisir, il faut risquer son âme
Sans savoir si ce geste la sauve ou la damne
Il faut ouvrir la porte sans savoir qui ou quoi
Surgira derrière le rideau de chair
Que le non-advenu nous élève ou nous broie
D'un pur élan franchissons la frontière
Et parfois vient la tentation de s'asseoir
Rêve perdu dans une chambre noire
Et de vider de soi l'ardente lassitude
Un tissu de larmes et de solitude
Mais toujours chercher plus loin jusqu'à quand
Croire résoudre le néant
Par l'amour insensé d'une vie dans laquelle
Nous ne sommes que traces sans séquelles
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Jeudi 3 Janvier 2008
Par PASCAL PERROT insurrectionpoetique, Jeudi 3 Janvier 2008 à 13:22 GMT+2 dans ETRE ET DEVENIR
Qu'importent les ecchymoses
Et les échos douloureux
De planètes égarées
Puisqu'aux écorces du vivant
Nous avons mêlé nos sèves
Dans la terre semé nos fruits
Puisque nous avons grandi
Mué nos points de départ en
Flèches érigées, verticales
Portant souffle de fournaise
D'où naîtront des univers
Et la puissance absolue
Du rire détissant l'ordre
Figé de nos quotidiens
Puisque certains de nos mots
Portèrent en germe des mondes
Qu'importe que nous ignorions
Le moment de leurs naissances
Puisque la fatigue n'a su
Ruiner toutes nos moissons
Qu'importe que nos émotions
Ne soient pas sorties indemnes
Des tourbillons fréquentés
Puisque ce qu'il en demeure
A acquis en densité
Résiste immodérément
À la pression des oracles
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