insurrectionpoetique !

BIENVENUE À L'ASEPTIQUE BAR !

Bienvenue à l'Aseptique Bar …
C'est le coup de feu au comptoir ;
"Une révolution sans olives
Un peu du genre punk attitude
Avec un brin de branchitude
Exsangue d'idées subversives"

- Et pour ce monsieur, ce sera ?
- Un soupçon de Che Guevara
Assaisonné de Bakounine
Du Ravachol, mais en  plus soft
Mélangé aux idées du loft
Corrosif ultra-light ensorte

- Dites moi, je voudrais savoir
Si la salade "hippie pop-art"
N'a pas les idées chevelues
Du genre mettre un point final
Au pouvoir du Grand Capital
Changer le monde ou vivre nu ?

- Votre ragoût situationniste
C'est pas un peu trop utopiste ?
- Monsieur, comme l'indique notre nom
Ici, seul l'aseptisé trône
Nos révolutions sont des clones
D'innocentes duplications

Non subversif et c'est pourquoi
Notre bar ne désemplit pas
Des saveurs rebelles à foison
Sans les idées qui vont avec
C'est le grand nettoyage à sec
Le pressing de la rebellion

Ce qui dérange, déstabilise,
Demande réflexion, analyse
Est soigneusement dénoyauté
De tout potentiel libertaire
C'est ce que notre bar est fier
D'offrir aux clients attitrés


       

3 commentaires - aucun rétrolien

MARCHAND D'ÂMES

Voyez-vous, les jeunes aujourd'hui

Ne savent plus vraiment apprécier

Le poids et la valeur d'une âme ;

Une tragédie spirituelle

 

Qu'on n'évoque qu'à mots couverts …

Soyez certains qu'ils la vendront

Comme une quelconque breloque

Au premier camelot venu

 

Et ce, pour un prix dérisoire !

Aussi suis-je heureux d'exercer

Un métier qui, convenez-en,

N'est pas dénué de noblesse

 

La frêle et naïve jeunesse

Ne saurait faire aussi peu cas

De son plus précieux trésor

C'est pourquoi j'éclaire ses choix

 

Et optimise ses placements …

La plus stupide absurdité

Consiste à vendre son ame au Diable :

Outre sa localisation

 

Qui reste très aléatoire

- Il est partout et nulle part-

C'est le prince de l'entourloupe

L'empereur du marché de dupes

 

Avant de signer vos contrats

- Avec du sang … A-t-on idée ?-

Assurez-vous, en bas de page,

Des clauses en petits caractères

 

Un placement à 5%

Auprès d'une banque autorisée

Me semble d'un meilleur rapport

Et allège automatiquement

L'ampleur de votre dette karmique

 

Il est des mondes parallèles

Où l'on vit des milliers d'années

Aussi votre âme en viager

Peut aisément trouver preneur

 

À semblable échelle, la durée

D'une vie, c'est peu à attendre

N'oubliez pas de préciser

Cependant "loyer occupé"

 

Tellement de possibilités

Auxquelles un jeune sans expérience

Ne pense pas de prime abord …

Venez me voir à mon bureau

 

Nous parlerons de tout cela

Je conseille des gens de tous ahes

Et de tous milieux sociaux

En toute confidentialité

 

Mais si la vôtre n'est pas à vendre

Je vous donnerai des tuyaux

Pour investir, car croyez-moi

Marchand d'âmes, c'est l'avenir ! 

4 commentaires - aucun rétrolien

UN TEMPS D'OISEAUX PHILOSOPHES

Un temps d'oiseaux philosophes

Et de fauteuils à bascule

D'orages à la vanile

Et de litanies poivrées

 

Un temps de cerceaux menteurs

Et de soleils aux enchères

Un temps de chairs mimosas

De bicyclettes endiablées

 

Dde mayonnaise aux orties

D'architectures vénéneuses

De connivences éblouies

Et de lézards miltants

 

C'est le temps qu'il fait monsieur

Un temps idéal je crois

Pour une révolytion

Pour construire l'amour peut-être

 

Mais amour, révolution

N'est-ce pas là même chose

D'autres en feraient des dogmes

Moi je dis ça pour causer

 

Et d'ailleurs, le temps qu'il fait

À dire vrai je m'en fous

Mais chacun cache comme il pàeut`

L'impudicité des plaies

2 commentaires - aucun rétrolien

AFFREUX, SALE ET MÉCHANT ...

Surtout, n'allez pas croire que c'est la pauvreté

Qui m'aie rendu méchant

Bien avant ça déjà, j'étais un sale type

J'irai même jusqu'à dire une abomination

 

Avant d'être SDF, j'étais maître du Monde

J'ai signé de mon nom quelques beaux génocides

J'ai dû laisser tomber … c'était trop de boulot !

Des remords ? Et puis quoi ? Juste un peu de fatigue …

 

Je n'étais pas encore prêt pour le quotidien

- certes, la vie des médiocres m'a toujours faciné

Mais quand même … de là à en devenir un !-

Je me suis engagé comme calibreur d'étoiles

 

Proportions, équilibre, harmonie de l'ensemble

Il fallait raboter parfois de ci, de là

Mais c'était déjà moins d'responsabilités

Bien sûr, de temps à autre on jouait au poker

 

Le sort de telle ou telle planète secondaire

Ca fit un peu jaser et l'on me reprocha

D'avoir mis de côté dans l'anti-univers

Quelques copies conformes d'accortes galaxies

 

Bon, c'était interdit, mais le pouvoir ça grise

Ils m'ont viré, ces ânes ! Avec quelques copains

On eut l'idée de vendre des mondes parallèles

ça marchait plutôt bien. Les services de contrôle

 

Interdimensionnels ont jugé illégal

Notre petit business. Aussi, pour éviter

Toute réincarnation hâtive, je crus bon

De m'éclipser un peu, le temps que ça se tasse

 

Voilà, c'est mon histoire … Vous ne me croyez pas ?

Bien entendu, je bois … mais quel est le rapport ?

Impertinents ! Vous avez vraiment de la chance

Que je ne sois plus rien qu'un vieillard édenté ! 

4 commentaires - aucun rétrolien

QUELQUES PETITS PROBLÈMES ...

Croyez-le, j'ai un faible pour les gens de votre
espèce, ces révolutionnaires confits de certitudes,
nappés d'un coulis de saine colère.
Mais … comment vous dire … Nous aussi, nous avons nos
petits problèmes …

Nous traversons actuellement une grave pénurie de
parenthèses et de points d'exclamation, ce qui rend
intrinsèquement toute rebellion un peu stable
impossible, ou du moins extrêmement complexe. Vous
comprendrez en l'occurrence qu'en de telles
circonstances, exiger une chose aussi incongrue que la
liberté de la presse se révélerait d'une grave
inconséquence.

En outre, sachez que notre président a subi une
mutation que nous sommes quelques uns à croire
irréversible. Son état présent se situe entre le
pitbull, la girafe, le perroquet à crête rouge,
l'alligator et la punaise des nbois. Et croyez bien,
monsieur, qu'il ne s'agit nullement d'une métaphore.
Vous avez ma parole, cela devrait suffire, toute
tentative de vérification pouvant s'avérer, comment
dire, dangereuse?

Vous n'êtes pas de plus sans savoir, bien que nous
eussions tenté d'étouffer le phénomène, qu'entre
certains de nos ministères ont éclaté des guérillas
armées. Après s'être combattus avec ferveur - ce qui
engendra de nombreuses victimes, essentiellement
comptées parmi les chargées de communication et les
sous-secrétaires- le Ministère de la Culture et celui
du Budget font désormais front commun contre le
ministère de l'Intérieur, qui lui même a contracté une
alliance contre-nature avec le Ministère de la
Jeunesse et des Sports et celui de la Désintégration
Programmée. À l'heure où je vous parle, ils
s'affrontent à coups de cocktails molotovs et de vieux
uzi rouillés, dans l'enceinte de l'Assemblée. Le
Sénat, n'est, quant à lui, plus qu'un petit tas de
cendres.

Me tuer, vous le savez, ne ferait qu'aggraver
davantage les choses.

Le révolutionnaire fit taire cet incorrigible bavard
de premier ministre d'une balle entre les deux yeux.
Quasi- simultanément, on entendit un bruit de chaînes
rompues. Avant qu'il eût loisir de mesurer la tournure
que prenaient les événements, il entendit un aboiement
un mètre au dessus de sa tête et, tandis qu'un bec
féroce venait crever ses tympans, des dents acérées
dévoraient ce qui jusqu'à cet instant lui avait servi
de tête.

S'attribuant mutuellement la responsabilité des faits,
le Ministère des Affaires Étrangères et celui des
Affaires sociales devinrent spontanément
d'irréductibles ennemis, alors que rien auparavant ne
le laissait présager. Les membres du premier cabinet
s'armèrent de pistolets flashballs et de sévères
matraques, égarées par quelque compagnie de policiers
en goguette. Ceux du second optèrent pour des
machettes, stock officieux non écoulé des précédents
génocides africains.

Aux dernières nouvelles, la guerre dure encore …







 


aucun commentaire - aucun rétrolien

DE GRANDS SUJETS NÉGLIGÉS

La ménopause chez les oiseaux des grands lacs
Et la prophylaxie des araignées mutantes
L'usage - imparfait certes, mais toujours en progrès-
Du nombre d'or dans la construction des miroirs

L'effet de la magie noire sur les sondages
Les hobbies de nos joyeux lurons rmistes
L'art de dompter un percepteur ou un huissier
- L'exercice demeure, il est vrai, périlleux-

L'obtention de visions d'anges ou de démons
- Au bout de six vodkas, vous n'en êtes pas loin-
Les mœurs inouvouées (inavouables ?) des logiciels
La création d'un permis de chasse aux poètes

Tout cela - et tant d'autres sujets essentiels-
Nos politiques osent à peine l'évoquer
Tout juste s'ils ne les traitent pas avec dédain
Comment dès lors pourrait-on les prendre au sérieux ?

1 commentaire - aucun rétrolien

ÉLECTRONS REBELLES

Nous sommes désolés … l'accès à vos neurones
Est provisoirement suspendu. Leur degré
De domestication demeure insuffisant
Nous avons détecté des électrons rebelles

Certes, vous en faisiez un usage modéré
- Ce ne sera donc pas un manque intolérable-
Mais vous n'ignorez pas que pour être acceptable
Notre imagination doit savoir se plier

Aux normes et critères établis par l'État
Nous ne tolérons pas les pensées illicites
Ce serait l'anarchie, peut-être pire encore …
La liberté ? Vraiment ? Ce sera pour plus tard …

Nous en connaissons les conséquences secondaires
Et le prix … Désolé, mais nos caisses sont vides
Et nous ne pouvons nous permettre d'investir
À fond perdu. D'ailleurs, ceci me fait penser

Que vous êtes sous le seuil de rentabilité
Vous n'êtes même pas un pauvre recyclable
Médiatiquement exploitable, ou utile
À rassurer les riches et contraindre les autres

Un pauvre non manipulable est un danger
Mais nous sommes humains … Votre mort sera douce
Nul ne se souviendra de vous, et c'est tant mieux
Cruels ? Mais non monsieur, tout juste pragmatiques !

2 commentaires - aucun rétrolien

DANS CE POÈME, UN BONUS …

Vous ne l'avez pas remarqué ?
L'homme se déminéralise
Rien qu'un biologiste amateur
Doté d'un microscope aphone
Puisse déceler du regard

Mais brume sournoise, anxyogène
Qui déstabilise les os
Colonne vertébrale qu'effilochent
Des couperets d'incertitude
Ou la langue de sel de la mer

Nos rêves, nos idées s'amollissent
Ce qui nous érigeait s'affaisse
La fatigue plus vite nous engouffre
- Impitoyable onirophage-
Nous semblons pourtant être entiers

-Beau mensonge des apparences-
Mais les particules nous désertent
Et nos verbes sonnent plus creux
Nous utopisons moins féroce
Notre flair nous met en alerte

Mais non … Rien … Et nous reprenons
Un quotidien dont le squelette
Perd à intervalles réguliers
Une vertèbre, un peu de moëlle
Ce que nous taisons nous effraie

Et nous naviguons en zigzags
De passéismes édulcorés
En futurs dévitalisés
Sans saisir qu'à chaque retour
Il manque un morceau du présent

Essayez, juste un peu, pour voir
De consolider vos assises
De refuser l'émiettement
De colmater les brèches d'âme
De marcher aussi droit qu'avant

On vous dira "trop radical"
On vous dira "trop utopiste"
On vous dira "tu prends la tête"
Lorsque vous cherchez simplement
À voir ce qu'il y a dedans

L'humain modulable, malléable
Et transformable à volonté
Est un projet de longue date
Mais est neuf, atrocement neuf
Le consentement des cobayes

La mode est à l'homme évidé
Tout rebelle est réactionnaire
Et le monde entier devient mode
Mais ce poème offre, en bonus
Une issue hors du labyrinthe

Cherchez, cherchez comme par jeu
Et alors clamez à tous ceux
Encore capables d'entendre

Que le désossement programmé
N'est pas une fatalité
Inscrite dans les gênes de l'homme !

7 commentaires - aucun rétrolien

IL SUFFISAIT D'Y PENSER …

Berner les maîtres du carcan
Qui vient enserrer nos vertèbres
- Tu seras rentable, mon fils …-
: Un véritable jeu d'enfant

Il suffit de déshydrater
Nos utopies les plus flagrantes
` De plier très soigneusement
Nos révolutions en attente

Et hop, ils n'y voient que du feu
Leur conscience est en libre accès
Passe permanent délivré
Voilà même qu'ils nous croient des leurs

Il ne reste plus qu'à sortir
Quelques sachets d'utopies sèches
Un litre de silence à peine
Et elles se déploient en cités

En arborescences urbaines
` Et emplissent implacablement
Les espaces administratifs

Et l'insurrection dépliée
Devient pays à part entière
Radicalement indépendant
C'est simple, mais il faut y penser …

aucun commentaire - aucun rétrolien

UN FOUTU MÉTIER !

Etes-vous certain d'être en état de vivre ?
C'est un métier excitant, dangereux
Ici on vit, on ne fait pas semblant
On se frotte à l'esprit, à la matière

Surtout n'y voyez rien de personnel
Mais savez-vous ce que ce mot veut dire ?
Oui oui, je sais, vous n'avez pas vécu
Vraiment depuis des temps immémoriaux

Votre expérience de la vie date un peu
Comme la plupart de ceux qui viennent ici
Vous tricherez un peu, mais sans excès
Comme les autres, vous avez acquis pour peu de souffle

Une contrefaçon sans intérêt
Vos rêves manquent un peu d'exercice
Je les sens flasquement consuméristes
Il va falloir me remuscler tout ça

Un jogging d'utopie à petites foulées
Tour vélocipédiste des encyclopédies
Les mots ce sont les vitamines du mental
Natation en eaux troubles, mise en péril de l'âme

Une dose quotidienne - deux, vous seriez perdu-
Les abdos cérébraux, voyez, ça se travaille
Oui, se réincarner, c'est un sacré défi
Vivre, voyez, ça demande exigence et panache

Y sont tous prêts à refaire un tour de manège
Qu'ils disent et, bien entendu, à peine arrivéS
Voilà qu'ils me salopent à tout coup le boulot

Je vous laisse un ticket parceque j'ai bon cœur
Mon successeur s'ra p'tet' bien moins accommodant
Dès la prochaine éternité, moi je me barre
Oui, je prends ma retraite dans un néant sympa
Archange, au bout du compte, c'est un foutu métier !

6 commentaires - 1 rétrolien

LE CIRQUE PATHÉTIQUE

Es-tu amour ou tentation ?
Tant pis, j'y vais, je verrai bien !
Mais tu préfères te noyer
Dans ton magma d'incertitudes,
Ta sacro-sainte solitude,
Ta sacro- sainte liberté,
Tes amourettes sans liens, sans rien
Alors je me dis "à quoi bon ?"

A quoi bon vouloir te donner
Ce vers quoi tend ta longue attente
Puisque tu négliges mes dons,
Que tu voudrais prendre et surprendre
Sans avoir rien à comprendre
De ces éternels jeux de cons
Que nos désespérances inventent
Pour nous sentir encore entiers ?

Entiers parce que nous choisissons
Notre malheur et refusons
Le bonheur qui nous est offert ?
Mais on va pas se lamenter …
On encaisse les coups sans broncher,
On se torture à ciel ouvert
A coups de fausses désillusions
Et d'amertumes en promotion

Femmes, hommes, dégénérés tragiques ,
Le moindre prétexte vous est bon
Pour vous fuir et pour vous blesser
- Oh ! La jouissance de souffrir plus !-
On gratte nos plaies et nos puces
Histoire de faire un peu saigner
Les cicatrices mal refermées …
Clowns cosmiques, piètres bouffons,
Bienvenue au cirque pathétique ! 2 juin1996

1 commentaire - aucun rétrolien

DÉRISOIRES IRONIES

Pour elle, vous iriez franchir les océans …
Elle vous reproche de n'avoir pas mis les patins !
Pour elle, vous iriez construire de vos mains,
En une nuit un château, et vos mains sont en sang …

Elle aurait préféré le chauffage central !
Pour elle, vous iriez décrocher les étoiles …
La poussière d'astres, sur le tapis, ça fait sale !
Pour elle, vous donneriez votre sang, votre moëlle …

"Que veux-tu que j'en fasse ? Mets ça dans le frigo !"
Comment exprimer ce qu'on sent si grand en soi
Quand le monde réduit à sa mesquine loi
Tout ce qui en nous tend vers l'ampleur et le beau ?

Petites dérisions, petites ironies,
Dont rire nous écorche, mais nous rions quand même !
Vouloir être déchire ; c'est presque un théorème
Qui fracture nos âmes, sans noblesse et sans bruit

1 commentaire - aucun rétrolien

L'ANGE N'EST PAS SOLUBLE DANS LA RÉALITÉ

L'homme, et tous ces objets que vous croyez solides,
Ne sont que paquets d'ondes, inutile d'y mettre
Un ruban rose ou bleu, et de vouloir l'offrir :
Nul dieu, fût-il une entité de millième ordre

De catégorie Z n'en voudrait pour présent …
Car nos réalités n'ont pas de consistance.
Pour qui est affamé d'âme, rien à manger ;
Pour décorer une pièce, ça manque de cachet

Et d'imagination. Prenez la sous le bras,
Jetez la discrètement dans la benne céleste,
Priant que le gardien ne vous surprenne pas …

Il vous amènerait au tribunal des rêves,
Qui, constatant le peu d'importance accordée
Par vous à l'expression de votre être essentiel
Vous condamnerait à vivre, à être, à exister !

Vous pourriez même - ô inclémence des jurés !-
Vous voir prescrire des doses massives de poésie,
Et copier ad vitam la phrase consacrée
"L'ange n'est pas soluble dans la réalité"

aucun commentaire - aucun rétrolien

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://margot.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Lecture, poésie et littérature érotique